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Buzz Burrell
  • Aventure
  • Trail Running

Buzz Burrell, le père du FKT, ne se considère même pas comme un traileur pur et dur

  • 3 février 2025
  • 11 minutes

La rédaction Outside.fr Brian Metzler

Aux yeux de Scott Jurek, Anton Krupicka, Jared Campbell ou encore Joe Grant, c’est une légende. Pour les amateurs de records, il est l’un des pères du FKT, Fastest Known Time, mais à 73 ans l’Américain Buzz Burrell est bien plus que ça. Un génial touche-à-tout courant surtout après son plaisir sur les sentiers, les routes ou les rivières. Un personnage hors normes qui défie les ans… et (toujours !) les records dans toutes les disciplines possibles et imaginables.

Le palmarès de Buzz Burrell, 73 ans, en matière d'aventures et d'exploits d'endurance fait de lui une figure mythique. Pour ceux qui le connaissent vraiment, il reste pourtant un personnage simple et très terre-à-terre, dont les actions sont en phase à son image publique. Voire la dépassent. Derrière lui, des décennies de projets « insensés ». On lui doit notamment l’invention du Fastest Known Time (FKT), imaginé en 2016 avec ses potes de Boulder ( Colorado), Peter Bakwin et Bill Wright. Incorrigible franc-tireur, ce sage a l’art de regarder la même chose que vous mais d'en ressortir avec une vision totalement différente. Il a influencé au moins deux générations de coureurs.

« Lorsque les gens voient de l'authenticité, en particulier lorsqu'elle est combinée à de la créativité, cela fait mouche», explique son ami Peter Bakwin. Prenons par exemple le défi R2R2R dans le Grand Canyon en 2014, qu’il a abordé sous un angle réellement nouveau. Burrell et ses deux compères, Bakwin et Corfield, optent alors pour un itinéraire totalement différent de celui pratiqué traditionnellement. Ils prennent les sentiers South Bass et North Bass, rarement utilisés, qui présentent des distances et des profils d'élévation très similaires à ceux des itinéraires populaires South Kaibab et North Kaibab. A une différence près : « cet itinéraire n'a pas de pont sur le fleuve Colorado !», explique Burrell. « Il faut donc nager. Et l'eau est à 12 degrés et si vous traînez ou si vous vous engagez dans un rapide, cela peut être mortel. C'est ce qui rend l'expérience passionnante. Une sacrée bonne raison de l'essayer ! ». Après avoir roulé jusqu'à un point de départ éloigné du parc national du Grand Canyon, le trio a donc couru 32 km depuis la rive sud, traversé la rivière en combinaison de plongée, puis a continué à pied en remontant le North Bass Trail. Bien que seul Bakwin ait atteint la rive nord - et soit revenu pour établir un nouveau FKT pour l'aller-retour de 70 km - tous les trois sont revenus à la rive sud, grisés par leur aventure. Burrell la baptisera « R2R2R.Alt ». Cette approche très particulière de l'aventure, il l'appliquera dans sa pratique du trail, mais aussi de l'escalade, du cyclisme, de l'alpinisme et de divers sports nautiques. Plus pour le plaisir que pour faire parler de lui.

"J'aime à penser que je suis créatif, inventif et bien informé"

A 73 ans aujourd’hui, Burrell continue, à son rythme, de repousser les limites du possible, tout en ayant conscience du temps qui passe. « A ce stade, je ne vais pas établir le record de vitesse sur le John Muir Trail. Ce n'est tout simplement pas possible », déclarait déjà Burrell en 2018. Il en avait pourtant établi le record (avec Bakwin) en 2004. « Mais je peux trouver des approches que d'autres n'ont pas encore remarquées. J'aime à penser que je suis créatif, inventif et bien informé, c'est pourquoi je peux trouver des choses qui sont loin d'être évidentes, peut-être un peu risquées et qui demandent des efforts et des recherches. Mais c’est ça qui m’amuse ! »

Pendant plus de trente ans, Burrell s’est lancé dans des aventures en partant de chez lui, de Boulder, dans le Colorado... avant de réaliser que l'un des projets les plus excitants se trouvait juste devant lui. A savoir la ligne d'horizon occidentale s’étendant du Rocky Mountain National Park à l'Indian Peaks Wilderness Area. Un itinéraire longeant la ligne de partage des eaux entre les deux points culminants de chaque région. Un jour de 2002, Burrell, alors âgé de 50 ans, a donc décidé de voir de quoi il retournait. Il a atteint le sommet de Longs Peak par la Cable Route, puis a marché, couru et grimpé le long de 18 sommets, dont 12 de plus de 3 962 mètres, et enchaîné plusieurs sections d'escalade très engagées. En termes de course de trail-running, c'est l'équivalent d'un 50 km avec 5 486 mètres de dénivelé positif et une nuit de bivouac seul en altitude. Burrell est ainsi devenu le premier à réaliser cette course en deux jours seulement, il l'a baptisée LA Freeway (de Longs à Arapahoe).

 Il compte ainsi toute une vie d'aventures en montagne et sur les sentiers : certaines sont entrées dans la légende, d'autres sont restées connues seulement de ses proches, et beaucoup brouillent les frontières entre le trail running, l'escalade et l'alpinisme. Mais toutes sont authentiques. Il aura fallu l'avènement des médias spécialisés dans le sport (dont celui d'Outside), des médias sociaux et du mouvement FKT pour que la réputation de Burrell sorte des Etats-Unis. Or, si l’on regarde son parcours, c’est depuis les années 70 qu’il accumule les exploits.

En 2016 arrivent les prix "Fastest Known Time of the Year "

En fait, lorsque Burrell et Bakwin ont entrepris d'établir un nouveau record de temps sur les 486 miles du Colorado Trail en 1999, le concept de FKT n'existait même pas. Bien qu'une blessure ait empêché Bakwin de relever ce défi, Burrell a, lui, terminé la course en 11 jours, 16 heures et 13 minutes, dont plusieurs journées où, seul, il s'est avalé plus de 65 km à travers les immenses montagnes San Juan. L’année suivante, le duo établissait un nouveau record en parcourant les 357 km du John Muir Trail en quatre jours, 14 heures et 39 minutes.

Quand on a commencé a beaucoup parler de ces exploits, Bakwin a eu l’idée de créer un centre d'information en ligne, fastestknowntime.proboards.com, pour suivre ces défis mixant endurance et vitesse. Ensemble, en 2016 Bakwin et Burrell lanceront les prix « Fastest Known Time of the Year « (FKTOY). L'année suivante, en 2017, un comité consultatif sera mis en place pour vérifier les records.

« Buzz est inspiré et a une grande confiance dans l'univers, tandis que moi je suis plus analytique et plus planificateur, et ces deux choses vont plutôt bien ensemble », explique Bakwin. « Je n'y avais pas vraiment pensé lorsque j'ai commencé à travailler avec lui, mais il a vraiment un style et un sens inné de ce qui vaut la peine d'être fait. ... un sens esthétique remarquable ! ».

Par la suite, le duo va enchaîner les FKT. Parmi les plus connus : le record sur les 100 km du circuit du Paine dans le parc national Torres del Paine au Chili. Le FKT connu sous le nom de Cascade Trifecta en courant/randonnant/escaladant le Mt Rainier (4 392 m), le Mt Adams (3 741 m) et le Mt Hood (3 425 m ) en une poussée continue de 28 heures en 2005. On leur doit également l’ascension de la désescalade de l'Aconcagua (6961 m) en Argentine en une seule journée. Ce n'était pas la première fois, ni le temps le plus rapide, mais c'était rare à l’époque et un autre exemple de leur approche légère et rapide, et de leur expertise. 

"Je ne suis pas un pionnier de la course sur sentier "

« Ce qui le rend si spécial, c'est en partie le fait qu'il pratique ce genre de choses depuis des décennies », explique Dave Mackey, traileur et grimpeur de Boulder bien connu. « Il les faisait bien avant que quiconque ne pense à le faire, et il a certainement été une source d'inspiration pour les gens qui voulaient tenter de nouvelles choses, poursuivre des FKT. Simplement sortir de l'ordinaire. Mais c'est aussi parce qu'il est incroyablement réfléchi et totalement en phase avec son environnement naturel ».

«. Je ne cherche pas à vivre des aventures épiques que je raconterais à mes petits-enfants », déclare en effet Burrell. « Je planifie les choses. Je vérifie la météo et ma liste de matériel. J'y vais à la bonne période de l'année, au bon moment de la journée et je suis mon plan. A la fin, je rentre à la maison, que ma sortie ait duré seize heures ou plusieurs jours, je bois une bière et je fais une bonne nuit de sommeil. »

Bien que Burrell ne se considère pas comme un pionnier de la course sur sentier – A ces yeux, Gordy Ansleigh, Rick Trujillo, Jay Johnson et même Kilian Jornet sont bien mieux placés que lui pour revendiquer ça - il est une véritable exception, et ce depuis le début.

Son histoire d'amour avec l'aventure remonte au milieu des années 1960. Il a grandi à Kalamazoo, dans le Michigan. Après l'école, il filait régulièrement dans les bois, près de la maison de ses parents. Il fallait que sa mère siffle un bon coup de sifflet pour le ramener chez lui : le dîner était prêt ! En 1968, Burrell a 18 ans, la guerre du Vietnam fait rage, il a l'idée de courir vers l'ouest : depuis Kalamazoo jusqu'au lac Michigan. Soit une distance de 60 km. Sans vraie raison, en fait. Il avait simplement envie de courir. Et quand on sait qu'il faisait 40 degrés ce jour-là et qu'il n'avait pas d'eau sur lui, ce qui l'obligeait à boire aux fontaines, on comprend qu'il a toujours été un esprit libre. « Ce n'était pas très malin, mais j'avais 18 ans et je l'ai fait », se souvient Burrell. « J'ai réussi, ce qui m'a libéré et a changé ma vie pour toujours.

Au début des années 70, le tout début du trail

L’année suivante, il atterrit à Boulder pour étudier à l'université du Colorado. Il y trouve son paradis, un endroit qui a changé sa vie et qui lui a offert l'environnement et l'espace mental nécessaires pour développer son goût pour l'errance. Il commence également à y développer un profond intérêt pour l'environnement. Au fil des ans, il apprend la menuiserie et les techniques de construction écologique, crée une ferme biologique certifiée, et consacre un temps infini à travailler pour préserver l'accès du public aux parcs nationaux.

Bien que la petite ville universitaire de Boulder soit déjà connue comme une utopie libre-pensante et l'un des épicentres de l'escalade, un sport en plein essor, personne ne pratiquait vraiment le trail à l'époque. Il y avait quelques courses notables dans l'Ouest, notamment le marathon de Pikes Peak à Manitou Springs (Colorado) et la Dipsea à Mill Valley (Californie), mais « ce n'était pas un sport à l'époque », explique Burrell.  Les coureurs qui participaient à ces courses ne le faisaient qu'une fois par an et passaient le reste de l'année à courir sur les routes.

Lorsqu'il entend parler du marathon de Pikes Peak en 1975, il fait 90 minutes de route depuis Boulder la veille et couche dans un sac de couchage sur le parking. Il participe à la course (sans dossard) et se fait allumer par des coureurs plus expérimentés, mais cela déclenche en lui quelque chose qui n'a jamais cessé de brûler depuis. Burrell avait abandonné la course à pied après le lycée parce qu'il n'était pas très rapide. Il était attiré par l'escalade pour les sensations brutes et le défi, mais il n'était pas assez fort pour être très bon dans ce domaine. « Et puis j'ai soudain réalisé que je pouvais courir en montagne », dit-il. « C'était le point idéal entre les deux. »

Sortir dans le seul but de s'entraîner, ce n'est pas son truc

Bien que Burrell ait participé à des dizaines de courses - des épreuves courtes, des verticales et des ultras - aux États-Unis et en Europe, il n'a jamais été connu comme un pur coureur de trail ni comme quelqu'un qui s'est véritablement entraîné pour une course. Il y a longtemps que la course sur sentier fait partie de sa joie de vivre, parfois comme un moyen de relever des défis spécifiques, mais surtout comme un moyen d'alimenter sa soif d'aventure et d'exploration. Il aborde ses activités sportives avec une joie calme qui tient au fait qu’il a compris où était sa place dans la nature et qu’il sait y évoluer en totale autonomie.

« Ce que j'ai toujours apprécié chez Buzz, c'est que, quoi qu'il fasse, il veuille avant tout sortir en pleine nature et s'amuser », explique Bakwin. « Sortir dans le seul but de s'entraîner, ce n'est pas son truc. Ce qui l’anime, c’est le plaisir, la nature, la camaraderie. C'est une source d'inspiration, car il ne s'agit pas pour lui d'enchaîner les kilomètres. »

C'est pourquoi, même si Burrell adore le trail et qu'il a eu une grande influence sur ce sport, il ne se considère pas nécessairement comme un traileur avant tout. Il n'est pas un pur coureur dans l'âme, du moins pas de la manière dont beaucoup se considèrent. Il a toujours été un passionné de cyclisme, d'escalade et d'alpinisme et, ces dernières années, il a ajouté le stand-up paddleboard et le kayak à son répertoire. Pour lui, il s'agit avant tout de faire vivre son corps, de tester son endurance et de jouir du plaisir d'évoluer dans la nature.

« J'aime faire quelque chose de différent chaque jour », explique Burrell. « Je m'amuse toujours, et quand ce n'est pas le cas, j'examine la situation et je me demande ce qui ne va pas. Que se passe-t-il ? Pourquoi je ne m'amuse pas ? Beaucoup de coureurs disent : ‘Ma vie, c'est la course à pied’, mais ce n'est pas du tout mon cas », ajoute-t-il. « Je ne me considère pas du tout comme quelqu'un de dévoué entièrement à la course à pied. J'arrêterais bien la course à pied, mais je ne le fais pas parce que c'est amusant. Je suis très attaché au 'quotient plaisir' dans tout ce que je fais. C'est vraiment ce qui me caractérise ».

Vieillir... voir chuter la vitesse et la puissance, mais augmenter la motivation

Malgré son sourire juvénile et son enthousiasme apparemment illimité, Burrell - comme toute autre âme passionnée et sportive - ne rajeunit pas. « Le vieillissement est un concept intéressant dont personne ne parle vraiment et, lorsque les gens en parlent, c'est pour dire n'importe quoi », déclare Burrell en riant. « Le vieillissement est bien réel. Vos cellules vieillissent. Votre corps vieillit. Vos facultés diminuent. La liste est longue. Mais les gens n'en parlent pas vraiment. Je ne pense pas qu'ils veuillent y faire face. Le vieillissement est une chose sérieuse ». Burrell admet qu'il a ralenti son rythme, qu'il est devenu moins souple et moins fort qu'il ne l'était autrefois. Mais malgré tout, il trouve des moyens subtils de ralentir l'emprise du temps. Il prend en compte divers paramètres intrinsèques à ses activités physiques - vitesse, force, endurance, motivation - et garde un œil sur la manière dont il peut améliorer ses expériences en renforçant certains de ces facteurs lorsque d'autres s'affaiblissent.

« Si l'on croit ce que l'on dit sur le vieillissement et que l'on place tous ces paramètres sur un graphique, on pourrait penser qu'ils évoluent tous à la même vitesse. Mais ce n'est pas du tout le cas », affirme-t-il. « Certains restent inchangés, voire augmentent, par exemple votre motivation et votre envie de faire des choses, tandis que d'autres peuvent s'effondrer, comme votre vitesse et votre force. La souplesse diminue avec l'âge et il est très facile de se blesser en ne faisant rien. Certaines choses diminuent considérablement, mais pas votre motivation. Vous vous retrouvez donc dans ce décalage qui crée une tension qui vous oblige à vous adapter à votre situation actuelle ».

Burrell semble donc plus désireux que jamais de poursuivre des aventures, même si son physique décline progressivement. Peut-être que le fait d'être confronté à ce déclin a fait exploser son enthousiasme, comme en témoigne son emploi du temps chargé, incluant maintenant du kayak et du vélo de route. Aujourd’hui, cinquante ans après ses premières grandes aventures, la liste des coureurs de trail qui admirent Burrell est longue : Scott Jurek, Anton Krupicka, Jared Campbell ou encore Joe Grant, pour ne citer qu’eux. Sans parler des grimpeurs et alpinistes qu’il a inspirés.

De l'équipe La Sportiva GoLite à Ultimate Direction

Même si Burrell adore toujours courir sur les sentiers, ce n'est que depuis une vingtaine d'années qu'il est vraiment considéré comme un traileur. Après avoir dirigé une entreprise de construction de maisons écologiques pendant quinze ans, il a rejoint La Sportiva en 2004, lancé et géré avec succès l'équipe de trail running La Sportiva-GoLite. Plus tard, on le verra intégrer Ultimate Direction (UD), dont il fera un leader dans le domaine de l'hydratation pour le trail-running : le résultat de son expérience dans le domaine de l’ultra. Burrell avait en effet  compris depuis des années l'intérêt d'un sac de course doté de poches à bouteilles faciles d'accès à l'avant, à tel point qu'il en avait fabriqué un lui-même avant d'établir son record sur le Colorado Trail en 2000. Ultimate Direction n'a pas été le premier à intégrer des poches à bouteilles frontales ou des flacons souples, mais Burrell fera en sorte d'en réduire le poids, d'en améliorer l'ajustement et sa fonctionnalité.

 « Je me suis demandé ce dont les gens avaient besoin et ce qui pouvait les aider. Et j'ai aussi demandé aux bonnes personnes », raconte-t-il. Par 'bonnes personnes', il entend des amis comme Jurek, Krupicka et Bakwin, à l'origine de trois packs qui ont contribué à faire évoluer la fonctionnalité des gilets d'hydratation pour les coureurs de trail et les randonneurs rapides et légers. Depuis, il a aidé à recruter d'autres athlètes de haut niveau, notamment Timmy Olson, Sage Canaday, Gina Lucrezi, Jason Schlarb, Joe Gray ou Anna Frost, pour n'en citer qu’eux.

L'une des créations dont Burrell est le plus fier ? La veste qu’Ultimate Direction a créée spécialement pour la Hardrock 100. Elle comprend une poche spécialement conçue pour le traceur GPS SPOT Trace que chaque coureur est tenu de porter.

"Le cœur de ce sport, à mon avis, c'est le mot communauté "

Mais la véritable satisfaction que Burrell dit avoir retirée de son passage chez UD, c’est d'avoir pu rencontrer quantité de gens partageant les mêmes passions que lui : des athlètes, des propriétaires de magasins, des directeurs de course, des photographes, des écrivains. « Le cœur de ce sport, à mon avis, c'est le mot « communauté »... c'est vraiment ce qui compte », dit-il. Ce sont les personnes qui partagent ces passions qui en font ce qu'elles sont. C'est ce que j'aime, et c'est la raison pour laquelle ce que nous faisons est si important. »

Aujourd’hui, Buzz Burrell partage sa vie entre Moab, dans l'Utah, et Saugatuck, dans le Michigan. Il a quitté son poste de vice-président directeur d'Ultimate Direction et a récemment vendu le site web et le podcast FKT à Outside. Sa passion pour le trail ne l’a pas quitté. A 73 ans, c'est le début d'une nouvelle catégorie d'âge, et pour Burrell, cela signifie une chance de monter sur le podium. Sa liste de courses ces dernières années dans les Alpes était ambitieuse et comptait notamment le kilomètre vertical et le marathon de Chamonix, le marathon du Mont-Blanc en 2022. Tous bouclés. Plus récemment, en 2024, on l’a vu courir ( et terminer ) Sierre Zinal.

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