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Kilian Jornet Alpine Connection
  • Aventure
  • Alpinisme & Escalade

Alpine Connections : « j’étais quand même bien content de finir », nous confie Kilian Jornet

  • 6 septembre 2024
  • 10 minutes

Sylvie Sanabria Sylvie Sanabria Longtemps allergique à toute forme de sport, Sylvie se révèle sur le tard marathonienne, adepte du yoga et s’initie même au surf et à la voile. En 2018, elle co-fonde Outside.fr dont elle prend la direction éditoriale. Elle est basée à Paris et dans les Cévennes.

A peine terminé son exploit historique dans les Alpes  - 82 sommets, 75 344 mètres de dénivelé et 1 206 kilomètres (à pied et à vélo) en 19 jours, un record -  Kilian Jornet semble récupérer au mieux et se plie volontiers au jeu des questions depuis sa maison, en Norvège. Détails de son périple, risques encourus, gestion du sommeil et de la nutrition, sources d'inspiration, projets à venir et vision de l’alpinisme… Il aborde tous les sujets avec une acuité toujours aussi sidérante dans une longue interview menée à son rythme. Rapide et efficace.

Pas d'avion ni de train pour interviewer Kilian Jornet ce matin, c’est en visio qu’Outside l’interviewe. Concentré et disponible, il apparaît en forme, visiblement pas amaigri. Sidérant quand on sait que dimanche dernier, il pulvérisait le record des 82 « 4000 »… en 19 jours ! Trois fois moins que les guides italiens Franco Nicolini et Diego Giovannini détenteurs du chrono jusque-là. Aucun miracle pourtant. Juste le résultat d'une traversée bien pensée et l’aboutissement non pas de mois, mais de décennies d'expérience et d'entrainement. D'ailleurs, confie l’athlète sans se la jouer, « il aurait pu « en faire plus ». Et on le croit !

Comment te sens-tu aujourd’hui à l’issue de ta longue traversée ?

Ça va, franchement, je suis rentré le jour même, dimanche, à maison. Donc j’ai eu quelques jours de repos. Et physiquement, je pense qu’on a bien géré le truc. Je n’ai pas perdu de poids. J’avais le même à Sierre Zinal que le dernier jour dans les Ecrins. Ça veut dire qu’au niveau métabolique, je suis bien arrivé à récupérer jour après jour. Donc, la récupération physique est bonne. J’ai commencé des journées de repos, des journées tranquilles. Je me suis juste cassé une côte pendant la traversée, mais à part ça, je n’ai pas eu de douleurs ni aux pieds ni aux mains, donc ça commence à aller bien, là.

Quel objectif t’étais-tu fixé en nombre de jours ? 

En fait, je ne m’étais pas fixé d'objectifs, juste des prévisions, parce que ça dépend tellement des conditions… J’avais prévu des temps de passage. C’est possible de le faire en deux semaines, en 14 jours dans des conditions idéales, ce qui n’arrive jamais, mais en fait, si tu regardes bien, c’est ce qui s’est passé, si on enlève les jours de mauvais temps où j’ai dû changer de parcours. Mais on ne va jamais avoir les conditions parfaites. Sinon, on pourrait peut être imaginer une ligne plus logique, même si celle-ci était déjà assez logique. Ou faire du non stop, mais après cela fait de très longues journées.

Pour comprendre la difficulté du projet, en dehors des distances et du D+ et D- monstrueux, quel a été le niveau d’escalade le plus dur à enchaîner ?

En termes de degré technique, je crois que c’est la Traversée du diable. Du 5C, je pense. Mais c’est sur du très bon rocher, donc ça passe très bien. Il y a aussi des parties sur l’arête des Droites. Ou sur le Grand pilier d'angle. Là je dirais que c’est un peu le même degré technique,

Alpine Connexions Kilian Jornet
(David Arino)

Comment expliques-tu que Ueli Steck, qui était quand même très très rapide, ait mis 62 jours alors que toi tu en as mis 19 ? Qu’est-ce qui explique une telle différence ?

Déjà, je crois que parler de record n’a pas beaucoup de sens. Car tout dépend des conditions. Mais la grosse différence, et je pense plutôt à Nicolini, n’est pas physique mais dans le concept. Nicolini a vu la chose comme ça : on va dans un massif et on monte au sommet. Pour moi, il y a des sommets isolés (Paradiso, Ecrins…), le reste se concentre en trois gros massifs. Et dans ces massifs, l’idée c’était de trouver une ligne et, une fois quittée la vallée, de rester tout le temps en montagne.  (…) Ca fait que tu vas beaucoup plus vite parce que tu parcours moins de distance. De l’autre côté, tu as des journées qui sont beaucoup plus longues parce que tu ne peux pas redescendre et dormir, tu restes toujours sur les crêtes. Il y a aussi le fait que ce ne sont pas toujours des voies normales. Et qu’il n’y a pas toujours des conditions parfaites, parce qu’il y a des portions que tu dois faire de nuit par exemple, ou à des horaires où il fait trop chaud. Donc la différence, tient à la conception du projet.

Quel était ton niveau d’énergie en fin de projet ? Aurais-tu pu continuer ?

Physiquement, j’aurais pu continuer, parce que je n’avais pas perdu de poids, comme je le disais. Pendant la journée du Grand Paradis par exemple, j’étais très bien, très en forme, même aux Ecrins, ça allait tranquille. Mais après, je pense qu’il y a le côté mental, le côté émotionnel, qui demandent beaucoup d'attention. Le plus dur, mise à part le côté physique - mais on s’entraîne pour ça - c’est de rester attentif, concentré tout le long. Et ça, ça demande beaucoup d'énergie. Mais à la fin de l’étape du mont Blanc, j’étais quand même bien content de finir. Car ça demande beaucoup de concentration.

Il y avait un certain nombre de sommets que tu ne connaissais pas et que tu as découverts. Ceux-là, tu les as faits en solitaire ou toujours accompagné ?

En fait, j’ai dû faire 35 à 45 % des sommets accompagnés, mais essentiellement des sommets que je connaissais déjà. Le reste, tout seul (…). Le fait d'être accompagné, c’était aussi l’idée de changer mentalement, tu es beaucoup plus relax comme ça, tu ne dois pas réfléchir tout le temps, au parcours, au danger. Ça te fait un relâchement au niveau mental qui est important.

Penses-tu avoir pris à un moment des risques incontrôlés ?

Incontrôlés, je ne sais pas si je dirais ça. Mais les étapes sur la Verte, et les Droites, c’était quand même bien chaud, parce qu’il y a eu pas mal d'éboulements. Après, ce n’est pas que je ne savais pas ! Les conditions de fin d'été ont du bon. Après, d'un autre côté, l’instabilité des cailloux… c’était bien pourri. Ce sont des journées qu’on a envie de voir finir. Des journées qu’on n'a pas envie de refaire. Mais c’était des risques que je savais que j’allais rencontrer.

Alpine connections Kilian Jornet
(Nick Danielson)

Comment parviens-tu à te rebooster dans les moments difficiles ?

Je pense que c’est juste une question d'habitude, c’est juste te dire « demain », et on continue ! De passer à autre chose. Tu vois, après des journées comme celle des Droites, il faut juste continuer, et rester plus sur l’action que sur la pensée.

Y a-t-il une préparation spécifique pour un tel projet ?

C’est plutôt une préparation à long terme pour acquérir les capacités techniques, (la maîtrise des cordes des crampons). Ce sont des dizaines d'années d'expérience. Et d'un autre côté, d'être en forme. J’avais fait une préparation spécifique pour Sierre Zinal, et comme mon hygiène de vie et ma santé étaient bonnes avant la course, du coup, physiquement, c’est la même chose. Mais après, il faut avoir cet acquis, être à l’aise en montagne. Et au niveau mental, être capable de faire du solo quand il y a des conditions un peu pourries. Mais ça, quand tu t’entraînes en Norvège ! … Aujourd’hui il y a du soleil, mais ce n’est pas souvent le cas. Ici on grimpe quand même beaucoup beaucoup, beaucoup dans le mauvais temps, donc tu t’habitues à être confortable dans des situations comme ça. Pour moi, la préparation, c’est plus du long terme.

Plusieurs alpinistes ont noté ta capacité à rester très concentré avec très peu de sommeil. Comment a-t-on une telle concentration avec si peu de sommeil, une moyenne de moins de cinq heures, je crois ?

C’est l’un de mes acquis, de rester calme pendant longtemps, dans des situations comme ça. Je suis très habitué à aller tout seul en montagne, ici, chez moi, À être sur cette attention tout le temps. Pour moi, c’est l’une des clés de ce type de projet. Je pense qu’il n’y a pas de secret, il faut s’habituer à ça, même si c’est un jeu qui peut être parfois dangereux. Tout seul tout le temps, tu apprends beaucoup, mais de l’autre côté, il y a la prise de risque. Oui, je crois que c’est l’une des choses qui me donne quelques capacités de plus par rapport à d'autres sur sur ce type de projet.

Aurais-tu pu encore optimiser ton projet en travaillant en réduisant encore le sommeil ?

Oui, c’est possible mais là quand même je crois que je n’ai pas trop dormi. Après, je ne dors pas trop non plus pendant le reste de l’année, en moyenne moins de sept heures, 6h30 je crois. Alors quand je faisais des nuits de 5h il me semblait que je récupérais bien. Après, je pense qu’on peut jouer encore, j’ai fait plusieurs nuits de 2-3 heures, mais si on commence à en enchaîner beaucoup, sur des parcours comme ça, qui demandent beaucoup d''attention, on peut être sur une prise de risque qui n’est pas top ! Donc c’est possible, mais moi je ne serais pas pour faire plus.

Kilian Jornet Alpine Connections
(Nick Danielson)

Quel a été ton protocole nutritionnel sur ces très longues étapes ?

La difficulté, c’est qu’en montagne tu ne peux pas apporter grand-chose. Alors tu essayes de bien manger avant. Quand j’étais en bas, on mangeait beaucoup et très bien. Des aliments anti-inflammatoires, de la protéine de qualité, des aliments riches en probiotiques. Et après, j’ai amené 1 litre d'eau, qui pouvait durer parfois 20 heures. Parfois moins quand j’arrivais à le remplir au refuge. Après, j’ai essayé de manger par rapport au rythme circadien ( l’horloge interne du corps humain, ndlr). Ici, par rapport à une course où il faut manger tout le temps beaucoup, ici comme c’est très long, j’ai essayé de manger une plus grande quantité quatre à cinq fois dans la journée. Je suis parti avec des choses spécifiques, des sandwiches avec une crème qu’on avait faite avec des légumes, comme une crème au chocolat mais avec des légumes, du cacao pur, avec différents fruits secs, ou du fromage frais, beaucoup de fruits secs pour apporter des calories. Et après, ce que je pouvais trouver dans les refuges. En sachant que je n’arriverais jamais à manger pour compenser ce que j’allais dépenser.

Pourquoi être resté aussi discret sur cet objectif ? 

En fait je voulais me concentrer sur Sierre Zinal, parce que si j’avais annoncé ça, on n’aurait discuté que de ça. Je n’aurais pas pu me concentrer sur la course.

Voulais-tu « hacker l’UTMB » en faisant l’enchainement aux mêmes dates ?

Là je pense, que ce sont des conneries.  Déjà parce que sur un projet comme ça, ou la prise de risque est énorme, si je le faisais par rapport à une course ou autre chose, ce serait vraiment n’importe quoi. Je ne vais pas jouer ma vie pour ça. Pour la décision de le faire à cette période, il avait le côté voyager avec la famille à Sierre Zinal, donc je me suis dit, on en profite pour faire ça. Et après la course, je regarde la météo et quand je vois qu’il y a une bonne période, je pars. Le choix de le faire en fin de saison, c’est par rapport aux glaciers, je voulais que ce soit sec.

Envisagerais-tu un enchaînement similaire dans l’Himalaya ?

Oui, ça serait faisable, j’y pense souvent, mais peut-être pas sur la même distance parce qu’avec l’altitude, tu avances beaucoup plus lentement.  Mais dans la philosophie, c’est envisageable de faire des choses comme ça à l’avenir.

Mais les voix normales, je n’aime pas trop ça.  Donc peut-être plutôt des projets comme ce que j’ai déjà fait l’année dernière. Et puis je ne voudrais pas partir trop loin trop longtemps, j’ai envie de passer du temps avec mes filles qui grandissent, donc on verra où on va l’année prochaine. Mais c’est sûr que j’ai envie de revenir en Himalaya pour faire des projets.

Alpine Connections Kilian Jornet
(Nick Danielson)

Benjamin vedrines qui a fait un record de vitesse au K2, souhaite aussi jouer sur le tableau des perfs techniques en ouvrant de nouvelles voies sur plusieurs jours. Est-ce un domaine où on te verra un jour ?

J’aime bien faire des choses où il y a du mouvement, après, tu vois on fait des ouvertures ici, en Norvège. J’ai envisagé des projets qui inclut un voyage, mais j’ai plus envie de faire des choses où le côté mouvement est plus présent.

Qu’attends-tu de toutes les données scientifiques que tu as recueillies pendant ta longue traversée ?

La data ça va m’aider moi à m'analyser, parce qu’on a quand même pris beaucoup de choses : de la microbiote, fécale et buccale, on a pris des données au niveau sanguin, au niveau cognitif, donc on va mettre plusieurs mois à sortir la data. Et plusieurs mois encore à l’analyser, mais je pense que ça va être intéressant d'essayer de comprendre comment on change physiologiquement, métaboliquement, cognitivement. Si, pendant ce type d'efforts, on change au niveau épigénétique, au niveau des adaptations. 

Tu as souvent dit dans tes interviews que tu ne te considérais pas comme un alpiniste. Est-ce qu’aujourd’hui tu dis toujours la même chose ?

Moi je fais de la montagne. Les techniques d'alpinisme, de ski, de course à pied, ce sont juste des techniques. Tu les utilises en fonction de ce que tu as devant. Après, qu’est-ce que ça veut dire alpinisme ? Je ne sais pas. Pour moi ce sont juste des techniques que l’on utilise pour gravir les problèmes.

Dans les années 80, il y avait déjà des alpinistes tels que Christophe Profit, Eri Escoffier, qui allaient très vite dans les faces nord. A l’époque ça avait soulevé une polémique parce que pour certains ils réduisaient l’ascension d'une face Nord à 24 heures. On les avait accusé d'avoir ‘tué l’alpinisme’. Toi, en réduisant la traversée des Alpes à 19 jours, est-ce que quelque part tu ne tues pas un peu le rêve ?

Non, ça c’est une discussion qui existe depuis toujours. Je pense en fait que l’homme est un être très social, il aime bien discuter pour la discussion. Le fond n’est pas tellement important, c’est juste de trouver un thème dont on aime bien discuter. Mais finalement, quand on regarde l’histoire de l’alpinisme, ça a été toujours plus ou moins la même chose. La vitesse est un des moyens pour accéder à la difficulté. Quand tu vois les stratégies d'alpinistes comme Benjamin Védrines ou des Américains au Jannu, on profite tous des techniques et des inspirations des autres, pour aller plus léger, pour être capable de faire certaines choses. Pour moi, ces discussions n’ont pas de sens en dehors de la discussion.

Alpine Connections Kilian Jornet
(Nick Danielson)

Après un tel projet, est-ce que tu auras encore la motivation pour aller courir des courses, la Zegama, Sierre Zinal ?

Oui, ce qui me motive d'aller faire des courses comme ça, c’est qu’ il y a toujours un gros niveau. Et ça me motive de dire « Allez les jeunes… On est encore là ! « C’est tout bête, mais c’est comme ça. Et puis, ça motive pour l’entraînement surtout. Ce n’est pas la même émotion qu’il y a 20 ans de gagner ses courses-là, mais c’est un peu une motivation bête, pour continuer à s’entraîner. C’est aussi pour ça, que je ne fais pas vingt courses par an. Je choisis juste celles donc j’ai vraiment envie, où je me sens bien, où il y a un gros niveau. Et où il faut que je donne tout. Tu vois, cette année c’était top à Sierre Zinal avec une belle bagarre sur la fin. Des courses comme ça, c’est pour ça que je m’entraîne.  Ça me fait plaisir.

Tu inspires beaucoup de gens, quels sont ceux qui t’inspirent, toi ?

Beaucoup de monde ! Là je suis parti avec des gens qui m’inspirent, comme Benjamin (Védrines), Matteo (Jacquemoud)…Il y a toute une génération de Français qui font des choses incroyables, comme Hélias Millerioux, Charles (Dubouloz), François Cazanelli…. Tout ce qu’ils font est super inspirant. Après, en trail running, Courtney Dauwalter, les jeunes Kenyans qui montent, Rémi Bonnet, Ludo qui a presque 50 ans. J’essaye de m’inspirer de tout ce qui se passe autour.

Tu as déjà une très longue carrière derrrière toi. Où te vois-tu dans 10 ans ?

Je ne me projette pas ! J’essaye de ne pas me projeter et de profiter de chaque journée, jour après jour. Mais j’aimerais bien continuer à profiter de la montagne, plus lentement, c’est sûr !

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