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  • Environnement

Urgence climatique : Les 10 moyens les plus efficaces pour réduire notre empreinte carbone

  • 21 mai 2020
  • 3 minutes

Sylvie Sanabria Sylvie Sanabria Longtemps allergique à toute forme de sport, Sylvie se révèle sur le tard marathonienne, adepte du yoga et s’initie même au surf et à la voile. En 2018, elle co-fonde Outside.fr dont elle prend la direction éditoriale. Elle est basée à Paris et dans les Cévennes.

Une équipe de chercheurs internationaux, dont des scientifiques de l'université de Leeds, ont analysé 7 000 études réalisées dans le monde entier pour dresser une liste des dix changements les plus efficaces dans la consommation des ménages. Leurs conclusions, rendues publiques hier, arrivent à point à l’heure où les gouvernements renflouent les compagnies aériennes sans toujours leurs imposer de vraies contraintes environnementales.

30% seulement ! Les calculs du Haut Conseil pour le climat (HCC) sur l’impact du confinement sur les émissions de gaz à effet de serre, publiés en avril dernier, sont à pleurer. Sans croire aux miracles, on espérait que ces huit semaines où le pays a fonctionné au ralenti comme jamais allaient avoir un impact bien plus important. Or si les transports routiers et aériens ont, contraints et forcés, réduit leurs émissions, c’était compter sans l’industrie et les centrales à gaz et à charbon, dont la baisse est bien moindre, et surtout sans l’agriculture, restée inchangée. Aussi l’étude publiée hier dans l’Environmental Research Letters est-elle particulièrement intéressante, en cette période post Covid-19 où la révision de notre modèle économique s’impose plus que jamais.

Vivre sans auto

Après avoir épluché plus de 7000 études internationales, une équipe de recherche dirigée par Diana Ivanova, chercheuse à l'Université de Leeds, estime que "les activités des ménages représentent environ deux tiers des émissions mondiales de gaz à effet de serre". Les scientifiques se sont donc penchés sur notre consommation quotidienne pour mesurer le potentiel de réduction des émissions par divers changements. Depuis notre alimentation, jusqu’au transport et au logement. Ils en ont tiré une liste des dix principaux leviers sur lequel nous pouvons agir, classés dans l’ordre décroissant au niveau de leur impact. Ils suggèrent qu'à mesure que les gouvernements du monde entier rouvriront leur économie, l'examen de ces options contribuera à éclairer les décisions qui pourraient avoir un impact sur l'urgence climatique. 

1. Vivre sans auto
2. Utiliser des véhicules électriques à batterie 
3. Effectuer un vol aller-retour long-courrier de moins par an
4. Utiliser les énergies renouvelables (solaire ...)
5. Utiliser les transports publics
6. Remettre en état et rénover notre habitat (isolation ...)
7. Manger vegan
8. Utiliser les pompes à chaleur
9. Changer les modes de cuisson (dans les pays en développement)
10. Utiliser un chauffage basé sur les énergies renouvelables

Au niveau individuel, et en termes d’efficacité, vivre sans voiture arrive donc en tête, et conduirait à l'économie annuelle par personne et par an de l'équivalent de 2,04 tonnes de CO2. Vient ensuite passer à la voiture électrique - 1,95 tonne par personne par an. Renoncer à un vol long-courrier aller-retour par an, et par personne permettrait d’économiser 1,68 tonne. Dans ce classement, le recours aux énergies renouvelables et aux transports publics occupe les quatrième et cinquième places, avec respectivement 1,6 et 0,98 tonne. En sixième position, bien isoler sa maison permet d'économiser 0,895 tonne d'équivalent CO2. Et en septième, devenir vegan économiserait l'équivalent de 0,8 tonne de CO2 par an. Ce qui conduit les chercheurs à un raccourci saisissant : en termes d'émissions un seul voyage long-courrier aller-retour annulerait deux ans de régime vegan !

En bas de ce « top 10 », arrivent l'utilisation de pompes à chaleur (0,795 tonne de CO2), le remplacement, dans les pays en développement, des fourneaux polluants ( bois, charbon ...) par de meilleures méthodes de cuisson (0,65 tonne) et le chauffage des bâtiments à l'aide d'énergies renouvelables (0,64 tonne).
Enfin, mais avec un moindre impact, les mesures suivantes sont également utiles, détaille le rapport : les toits végétalisés, l'utilisation de moins de papier, l'achat d'articles plus durables, la réduction du thermostat et le recyclage, qui permet d'économiser 0,01 tonne d'équivalent CO2 par an, selon le Dr Ivanova.

Si toutes ces mesures étaient mises en oeuvre, elles pourraient réduire, en moyenne, jusqu'à 9 tonnes de dioxyde de carbone par personne et par an dans un contexte de forte consommation et de revenus élevés, estiment les chercheurs.

Cette nouvelle étude est loin d'être parfaite, comme l'a fait remarquer le professeur Tommy Wiedmann de l'Université de Nouvelle-Galles du Sud en Australie dans une interview accordée à BBC News: "C'est une étude extrêmement utile, mais elle ne s'intéresse qu'à l'empreinte carbone et non à d'autres impacts comme la pénurie d'eau due à l'extraction du lithium pour les batteries des voitures électriques". Certes. Reste qu'elle fournit de précieux éléments de réflexion et d'action.

Changer complètement de mentalité

"Les 10 meilleures options sont désormais à notre disposition, sans avoir besoin de nouvelles technologies controversées et coûteuses », selon le Dr Diana Ivanoa, interviewée par BBC news. « Le confinement a prouvé qu’il était possible de vivre sans voiture si les transports publics, la marche et le vélo étaient améliorés. Mais nous avons besoin d'un changement complet de mentalité. Nous devons nous mettre d'accord sur la quantité de carbone que nous pouvons chacun émettre dans les limites de ce que la planète peut supporter - puis imaginer comment bien vivre dans ces limites. »
Avant de conclure : "Le monde entier souffre du changement climatique, mais ce n'est pas le citoyen moyen qui vole régulièrement - c'est un petit groupe, et pourtant l'aviation est sous-imposée. C'est un problème moral".

Notion qui semble échapper au gouvernement français, un des actionnaires majeurs d’Air France KLM.  Non content de renflouer la compagnie à hauteur de 7 milliards d’euros contre une ridicule "concession" : l'abandon, dans certaines conditions, des vols nationaux de moins de deux heures et trente minutes ( ce qui laisse encore une marge importante à des voyageurs qui pourraient opter pour d’autres moyens de transport moins polluants ), il nous encourage à la veille des vacances d'été à réserver sur Air France en nous garantissant qu'en cas d’annulation nous serons remboursés - ce qui au demeurant est obligatoire comme ne cesse de le rappeler la Commission européenne. On est vraiment très loin des préconisations du Dr Diana Ivanova.

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