Le tracker d’activité Strava, devenu l’incontournable réseau social du sport, a longtemps été boudé par les professionnels. Les choses changent, notamment dans le cyclisme, où il est désormais possible de suivre bon nombre des coureurs engagés sur le Tour de France. Comparaison, analyse de l’effort, record, l’application ouvre de nouvelles perspectives passionnantes. Nous avons repéré les cyclistes à observer pour ne rien manquer.
Tu vaux combien sur 100m ? Et toi le Ventoux, tu le montes en combien de temps ? C’est quoi ton chrono sur marathon ? L’être humain ne cesse de se comparer, particulièrement lorsqu’il s’agit de sport. Ce réflexe n’entraine-t-il que des “passions tristes”, comme le suggérait Spinoza ? Selon ses détracteurs, Strava ne serait source que de dérives et d’égo mal placés. Mais si l’application était plutôt un outil truffé d’instruments d’analyse permettant au contraire de progresser ?
Le cyclisme est l’un des sports qui va le plus loin dans l’étude de la performance et la recherche du détail. Les “gains marginaux”, ceux-là mêmes que Dave Brailsford, manager de l’équipe Ineos (autrefois Sky), opposait aux suspicions de dopage quand Chris Froome ou Bradley Wiggins rayonnaient sur la Grande boucle, ne concernent pas que le matériel. La gestion de l’effort et notamment de la puissance développée en montée (mesuré en Watt) a également beaucoup fait jaser parmi les fans de vélo. Mais plus encore, c’est l’opacité autour des méthodes d’entraînement et de récupération qui sème le doute. Il suffit de se rappeler du fameux épisode du bus de l’équipe Sky sur le Tour de France 2015, longtemps gardé secret par la team britannique, source de tous les fantasmes.
Progressivement, grâce à des outils comme Strava, de nombreuses données d’analyse deviennent publiques, et on ne peut que s’en réjouir. Bien sûr, cela reste à l’appréciation des coureurs (et de leurs employeurs), qui demeurent libres de poster, ou non, leurs séances d’entraînement et leurs courses sur l’application. Mais la tendance va vers un plus grand partage et tout le monde a à y gagner.
Pour les coureurs, c’est une nouvelle manière de communiquer, de faire parler d’eux et de leur sport, tout en enlevant une part d’ombre qui plombe trop souvent le cyclisme.
Pour les amateurs c’est l’occasion d’être suivi au quotidien, cela crée du lien et nourrit la motivation. Enfin, pour les amoureux des stats, c’est une source infinie de données en tout genre à analyser : puissance, temps d’ascension, vitesse moyenne, kilomètres parcourus…
Parmi les principaux protagonistes de cette édition 2019, nombreux sont ceux qui utilisent l’application. Voici une sélection de coureurs à suivre de près.
Thibaut Pinot
Il l’a démontré dans les Pyrénées, le Français est l’homme le plus fort en montagne. Retrouvez sa victoire au Tourmalet ici.
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Romain Bardet
En difficulté sur cette édition 2019, l’Auvergnat aura peut-être un sursaut d’orgueil dans les Alpes…
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Alejandro Valverde
Le champion du monde en titre est toujours bien présent. En embuscade, à cinq minutes du leader, Julian Alaphilippe, il cherchera à se rapprocher du podium dans les étapes alpines.
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Emanuel Buchmann
Symbole du renouveau du cyclisme allemand, le coureur de la formation Bora est bien placé au général (5ème) et semble en forme dès que la pente s’élève.
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Yoann Offredo
Offensif quand les jambes sont au rendez-vous, le Français est un personnage fantasque qui a toujours un bon mot dont les médias raffolent.
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Wout Van Aert
Le triple champion du monde de cyclo-cross est une future star du peloton. Victorieux de l’étape n°10, il a malheureusement abandonné suite à une lourde chute.
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