180 kilomètres entre mer et montagnes corses, 13 000 m de D+… le GR20 fait toujours rêver. C’est une aventure, mais aussi quelques dépenses. Transport, hébergement et restauration en refuge, voici à quoi vous en tenir cette année.
La saison n’est pas encore commencée pour le GR20, elle débute officiellement le 20 mai, que déjà les réservations, ouvertes depuis le 15 janvier, s’envolent dans certains refuges. Mais rassurez-vous, partir sur le mythique sentier – dans son intégralité ou certaines des 16 étapes seulement – reste parfaitement envisageable du printemps à l’automne. Pour y voir plus clair, le point sur le budget à prévoir pour accéder au sentier, vous loger et vous restaurer. Pour plus de précisions sur l’équipement de base requis pour cette randonnée (chaussures de rando, sac et veste de protection), on se réfèrera à notre article, "Comment réussir le mythique GR20"
1. Quand partir ?
Les tarifs des transports pouvant évoluer sensiblement selon votre date de départ, la première question à se poser est donc le timing. Tout en sachant qu’un autre paramètre à prendre en compte est la surfréquentation. Si la météo vous incite à partir en Corse entre début Juin et mi-Septembre au maximum, nombre de randonneurs écartent d’office la période Juillet / Août pensant fuir la fréquentation maximale du GR20. Or, contrairement à ce que beaucoup imaginent, ce sont les mois de Juin et de Septembre qui connaissent le plus haut pic de passages, explique le site Objectif GR20. Nettement plus calmes ( mais aussi plus chauds) : les mois de juillet et août. Nous vous conseillons donc fortement de réserver le plus tôt possible pour éviter toute mauvaise surprise. A l’heure où nous bouclons cet article, quelques refuges affichent déjà complet sur certaines dates – les longs ponts de mai ont la cote –, mais en bât flanc seulement. Les options bivouac et tente y étant encore accessibles sur l’intégralité des refuges gardés du sentier.
2. Comment vous rendre en Corse et à quel tarif ?
Ferry ou avion, vous avez le choix. Question de budget, mais aussi de temps et… de conviction écologique. L’impact du ferry n’est certes pas neutre ( 60 grammes de CO2 par kilomètre et passager, d ’après l’Agence européenne de l’environnement ). Mais ce moyen de transport reste trois fois moins polluant que l’avion, à condition ne pas embarquer une voiture.
Le GR20 pouvant se faire du nord au sud ( pour les puristes) ou inversement, pour optimiser vos déplacements : privilégiez une arrivée à Calvi (ou Bastia – Si vous commencez par le GR20 Nord). Ou Figari (ou Ajaccio – pour le GR20 Sud). Au retour, si vous terminez le GR20 à Conca, visez Figari ou Ajaccio. Et à l’inverse, pour une arrivée à Calenzana au Nord, opter pour Calvi ou de Bastia.
En ferry : entre 70 et 120 euros AR
5 principaux opérateurs se partagent le trafic vers la Corse. Corsica Ferries, Moby Lines. La Meridionale. Corsica Linea et Ichnusa Lines. Les prix oscillent sensiblement selon les options de confort choisies, couchette, siège ou traversée seule. Pour trouver le meilleur tarif, n’hésitez pas à comparer les compagnies, via ce site.
En avion : entre 200 et 400 euros AR
Air Corsica et Air France ont longtemps contrôlé le marché des voyageurs français. Mais depuis quelques années, Lux Air et Easyjet sont venus les perturber. Suivis, en 2023 par l’Espagnol Volotea. Là aussi, n’hésitez pas à comparer les tarifs, du simple au double suivant les compagnies ou les dates.
Se déplacer sur place
Les plus fortunés pourront rejoindre le GR 20 en taxi, mais n’oubliez pas que le bus est aussi une option, et, dans une moindre mesure, le train. Notamment en saison haute.
3. Se loger, se nourrir sur le sentier, les prix 2024
Le GR 20 est situé dans un parc naturel, le camping sauvage y est donc interdit, mais que vous le fassiez en autonomie complète ou partielle vous croiserez au minimum un nouveau refuge par jour, gardés de juin à septembre (mais toujours ouverts le reste de l'année).
Plusieurs options pour dormir si vous réservez à l’avance. Sur place, les tarifs étant majorés.
En refuges. Comptez 14 euros par nuit et par personne en bât flanc. Pas de couverture, juste des matelas alignés. Vous devez prévoir votre sac de couchage.
Dans votre propre tente. Autour de chaque refuge, vous trouverez des emplacements où planter votre tente personnelle pour 6 euros.
Dans une tente louée sur place. Mise à disposition par le refuge, elle vous sera facturée 17 euros par personne, et 23 euros pour deux, fourniture d'un ou deux matelas inclus.
A noter, explique le site officiel du PNR, qu’il y a toujours un point d'eau autour des refuges où remplir vos gourdes. Vous trouverez souvent de quoi vous ravitailler en nourriture (repas chauds sur réservation ou en arrivant avant 18h + vente de produits d'épicerie). A titre indicatif (les prix peuvent varier selon les refuges) une assiette le midi et le soir coûte autour de 12 euros (charcuterie, pâtes, omelette...). Le menu (entrée plat dessert) est entre 15 et 20 euros, selon les refuges.
Dans tous les cas, pensez à réserver ici, et à apporter sur place les preuves de vos réservation et de paiement.
Total, pour 15 jours, les amateurs (en solo )du tout confort (refuges avec 1 repas) devront prévoir jusqu’à 800 euros. Contre moins de 100 euros pour les plus minimalistes (tente personnelle et portage de la nourriture).
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