En l’absence cette année de Kilian Jornet, va-t-on voir la Zegama-Aizkorri remportée par le Marocain Elhousine Elazzaoui, 2e l’année dernière ? C’est la question qui est sur toutes les lèvres à la veille de l'une des épreuves les plus techniques des Golden Trail World Series, organisée dans le Pays-Basque espagnol. Mais rien n’est gagné, car il faudra aussi compter sur l’Espagnol Manuel Merillas, ou encore l’Italien Luca Del Pero, bien décidés à s’imposer sur ce 42,195 km pimenté par 2 736 m de D+. Une course à suivre suivre ce dimanche 25 mai, à partir de 8h30.
Troisième étape des Golden Trail World Series (GTWS), la Zegama-Aizkorri est toujours très attendue. Pour son plateau, toujours de très bon niveau. Mais aussi pour son parcours, à la fois spectaculaire et brutalement technique.
Organisé au cœur du parc naturel d'Aizkorri-Aratz, ce 42,195 km et 2 736 m de dénivelé comprend des segments légendaires. On pense bien sûr à l’Otzaurte (km 7), au Ultzama-Atabarreta (km 13) et la redoutable ascension d'Aratz (km 16), avant d'atteindre Sancti Spiritu (km 20), où les cris de la foule se mêlent à une montée impitoyable. De là, la ligne de crête vers Aketegi (1 551 m) et la perfide descente d'Aitxuri (km 23-25) exigent une concentration absolue. Le dernier tronçon traverse un terrain plus praticable à Oltze et Urbia, puis grimpe à nouveau jusqu'à Andraitz avant la descente vers l'arrivée.
De quoi susciter chaque année plus 11 000 demandes de dossards… pour 500 seulement disponibles, alors que, bien souvent, c’est la boue, le brouillard, les rochers et les racines qui les attendent. Mais qu’importe, l’ambiance y est unique. Car, à l’image du Tour de France cycliste et ses passages en montagne, ce ne sont pas moins de 30 000 spectateurs qui s’y pressent pour acclamer élites et amateurs.
La courir est quasiment un privilège. Preuve en est, le niveau des participants qu’on y retrouve chaque année.
Qui suivre dimanche 25 mai à partir de 8 h 30 ?
Chez les hommes
Le record à battre : 3:36:40, détenu depuis 2022 par l’incontournable Kilian Jornet.
- Elhousine Elazzaoui (Maroc - NNormal) : Deuxième à Zegama en 2024 et champion en titre de la GTWS, Elhousine Elazzaoui arrive avec de l'élan et de l'expérience. Ses montées agressives et son contrôle tactique font de lui l'un des candidats les plus sérieux à la conquête de cette course emblématique.
- Luca Del Pero (Italie - Scarpa) : Quatrième l'année dernière et actuellement en pleine forme, Del Pero est l'un des noms les plus dangereux du peloton. Son mélange de vitesse, de technique et de contrôle du rythme fait de lui une menace sérieuse pour le podium.
- Manuel Merillas (Espagne - Scarpa) : Cinquième en 2024, le vétéran espagnol connaît ce parcours sur le bout des doigts. Solide, explosif et connaissant parfaitement le terrain, Merillas s'épanouit à Zegama et sera une fois de plus un homme à suivre.
- Nadir Maguet (Italie - La Sportiva) : Un coureur de montagne technique et explosif avec une grande expérience des terrains escarpés. S'il reste dans le groupe de tête lors des premières ascensions, ses qualités de descendeur pourraient lui permettre de se mêler à la lutte.
- Roberto Delorenzi (Suisse - Brooks) : L'une des étoiles montantes du trail running européen. Avec un style offensif et une attitude intrépide, Delorenzi cherchera à se mesurer aux meilleurs mondiaux sur l'un des parcours les plus exigeants.
- Stian Angermund (Norvège) : Zegama-Aizkorri est l'une de ses étapes préférées, où il a remporté des victoires mémorables et établi un record historique du parcours en 2017. Il est un coureur technique fort et vient avec une faim de victoire.
Chez les femmes
Le record à battre : 4:16:43 , établi en 2022 par Nienke Brinkman.
- Sara Alonso (Espagne - Asics) : Vainqueur à Kobe et quatrième au Great Wall Trail en Chine, la coureuse basque revient à Zegama avec l'objectif de reprendre la tête de la série devant son public. Elle connaît parfaitement le parcours et sa force sur les terrains techniques fait d'elle une grande favorite.
- Sylvia Nordskar (Norvège - Hoka) : Championne en titre, Nordskar a remporté la victoire en 2024 grâce à une performance sans faille. Sa force dans les montées comme dans les descentes fait d'elle l'une des coureuses les plus complètes du circuit, surtout dans des conditions défavorables.
- Judith Wyder (Suisse - Hoka) : Avec une formation technique et un passé de coureuse d'orientation, Wyder est connue pour sa précision, son sens tactique et son habileté sur les terrains accidentés. Si elle maintient son rythme, elle sera dans le coup à la fin de la course.
- Miao Yao (Chine - Salomon) : Avec un brillant palmarès en course de montagne, Yao excelle dans les longues ascensions et peut maintenir un rythme solide sur des parcours exigeants. Elle sera dangereuse si elle est bien positionnée au début de la deuxième mi-temps.
- Malen Osa (Espagne - Salomon) : Deuxième en 2024, la jeune basque a livré une course audacieuse et technique. Avec plus d'expérience et le soutien de son public, elle est bien adaptée au terrain exigeant de Zegama.
- Marta Martínez (Espagne - La Sportiva) : Dans un duel acharné avec Malen l'année dernière, elle a obtenu la troisième place dans l'une des éditions les plus disputées à ce jour. Endurante, constante et techniquement solide, elle reste l'une des athlètes les plus solides du peloton espagnol.
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