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Benjamin Brière vanlife Iran
  • Voyage
  • Vanlife

Le vanlifer Benjamin Brière, condamné en Iran à 8 ans de prison pour « espionnage », enfin libéré !

  • 12 mai 2023
  • 10 minutes

La rédaction La rédaction L'équipe de rédaction est un noyau dur de journalistes passionnés, tous basés depuis un bon spot de grimpe, de trail, de ski ou de surf.

Parti de France en juin 2018, seul à bord de son Sprinter qu’il avait aménagé lui-même, ce Français de 37 ans avait fait des milliers de kilomètres du nord au sud de l’Europe avant de mettre le cap sur le Moyen-Orient, s’aventurant là où peu de touristes se risquent, jusqu’à ce qu’en Iran il soit condamné arbitrairement à huit ans de prison pour «espionnage » et huit mois pour « propagande ». Depuis près de trois ans il clamait son innocence. Retour sur le parcours d'un baroudeur en quête de découverte et d’aventure, piégé dans un invraisemblable imbroglio diplomatique.

"Nos compatriotes Benjamin Brière et Bernard Phelan, détenus jusqu'alors en Iran, sont en route vers la France", apprend-on aujourd’hui, vendredi 12 mai, via un communiqué le ministère des Affaires étrangères. Accusé d’espionnage pour usage d’un drône, le Français Benjamin Brière, était emprisonné depuis bientôt trois ans. Il a bénéficié d'une prise en charge médicale dès sa sortie de prison, précise le communiqué. Ce vanlifer de 37 ans, pro de l’événementiel, était en effet dans une "immense détresse physique (…) "On était à quelques jours d'une catastrophe", raconte son avocat interviewé par Franceinfo. "Par contre, moralement, Benjamin était combatif comme vous ne pourriez pas le rêver", a-t-il ajouté. On se souvient que 28 janvier dernier le Français avait entamé une grève de la faim. Il refusait d’y renoncer tant qu’il n’aurait pas recouvré sa liberté, mais acceptait de s’alimenter par intermittence. Le 16 février, il était enfin « acquitté de toutes charges » en appel mais restait emprisonné. Avec lui, un autre Français, le Franco-Irlandais Bernard Phelan, âgé de 64 ans, a retrouvé le chemin de la liberté aujourd’hui après avoir été arrêté le 30 octobre 2022 pour atteinte à la sécurité nationale. A ce jour au moins quatre autres ressortissants français sont encore détenus en Iran.

En cause ? L'usage d'un drone et un post sur les réseaux sociaux

Mais que reprochait-on à Benjamin Brière ? D’avoir fait des prises de vues avec un petit drone de loisir – un appareil simple, largement utilisé en Iran pour photographier les paysages ou des cérémonies comme les mariages, selon son avocat – dans un parc naturel, à la frontière du Turkménistan. Une zone que les Iraniens qualifieront plus tard d’« interdite », ce qui lui valut une condamnation à huit ans de prison pour espionnage. Et d’avoir posté sur les réseaux sociaux un court texte où il s’interrogeait sur le port du hiyab : pourquoi est-il obligatoire en Iran, alors qu’il est facultatif dans d’autres pays islamiques ? écrivait-il. Des propos qui lui ont encore valu une majoration de huit mois. 

Après un simulacre de procès, les proches de Benjamin Brière, notamment sa sœur Blandine Brière, figure centrale de son comité de soutien, et ses avocats, le Français Philippe Valent et l’Iranien Saeid Dehghan, avaient espéré une sentence relativement clémente, voire une relaxe – on parlait alors d’échange de prisonniers – mais le 20 janvier 2022 - à l’issue de l’audience organisée par le tribunal révolutionnaire de Mashhad, ville du nord-est de l’Iran où le vanlifer était détenu depuis près de 20 mois sans avoir vu de juge et où depuis un mois il avait entamé une grève de la faim - la sentence était tombée. Un verdict très lourd, pour des « crimes « qu’a toujours niés Benjamin Brière, décrit comme un « touriste à la soif de découverte et d’aventure ». Portrait que corrobore son compte Instagram où, comme la plupart des vanlifers, il avait largement documenté son voyage depuis le jour où il avait quitté son job dans l’événementiel pour partir au volant de son van en juin 2018.

Benjamin Brière vanlife Iran
(@call_it_living_vanlife)

Un vanlifer aguerri

Après avoir travaillé dix ans à l’organisation de spectacles à l’étranger, Benjamin Brière avait décidé de construire son propre van. Il rentre alors en France et l’aménage dans le jardin de ses parents, en banlieue parisienne. Dans un premier temps, il met le cap sur la Scandinavie avant de descendre vers les Balkans et la Turquie, direction l’Iran où il restera de longs mois, comme en témoignent les clichés postés sur son compte Instagram. Il faut remonter au 26 mai 2020, date de sa dernière publication, où on le voit assis paisiblement dans un hamac. Selon son avocat, Maitre Valent, il s’apprêtait alors à quitter l’Iran pour rejoindre le Turkménistan. Mais tous ses plans vont s’effondrer lorsqu’il sera arrêté quelques jours plus tarde, au moment où il se sentait sans doute le moins vulnérable comme on l’apprend à la lecture d’un texte qu’il a rédigé et publié le 17 février 2020 sur le site américain Go-Van, trois mois avant son arrestation. Il y raconte en détails une partie de son voyage particulièrement animée : son séjour dans  le Kurdistan irakien, région par laquelle il passe avant de gagner l’Iran. Un récit rédigé en anglais, titré « My unexpected vanlife journey in Irak’s Kurdistan » dont nous avions publié une traduction en janvier 2022. Nous le reproduisons aujourd’hui afin de mieux cerner la personnalité de ce voyageur aguerri, ouvert aux autres, victime bien malgré lui d’un embroglio politique qui lui a coûté presque trois ans d’emprisonnement. Un risque à prendre en compte en Iran, à l’heure de prendre pas route, mais pas seulement. D’autres pays se montrant très sensibles notamment sur l’usage des drones et des réseaux sociaux, comme nous l’expliquons dans l’un de nos articles. 

Benjamin Brière vanlife Iran
(@call_it_living_vanlife)

« My unexpected vanlife journey in Irak’s Kurdistan »

Texte de Benjamin Brière qu'il a publié le 17 février 2020 sur le site américain Go-Van, trois mois avant son arrestation en Iran.

« Cela fait maintenant 2 ans que je vis et voyage dans le van que j’ai aménagé moi-même, et j’ai récemment étendu mes aventures au Kurdistan irakien. Après avoir passé l’été 2019 à Lyon, j’ai décidé de poursuivre mon voyage à l’Est sur la route de la soie, mon premier objectif étant l’Iran. Je savais que je continuerais sans doute plus loin encore, mais je savais aussi qu’il y avait beaucoup de pays incroyables à explorer en cours de route. C’est ainsi qu’est arrivé ce qui est devenu mon van trip au Kurdistan irakien.

Après un mois et demi en Turquie, je pensais passer par la Géorgie, l’Azerbaïdjan et l’Arménie avant d’atteindre l’Iran. Cependant, comme nous le savons tous dans le vanlife, une simple détail peut tout changer. L’un des facteurs les plus déterminants en matière de voyage ? Le timing. Nous étions déjà à la mi-novembre et je savais que le temps allait commencer à devenir un facteur majeur. Heureusement, certains de mes amis de vanlife étaient déjà dans les montagnes de Géorgie à ce moment-là. Leurs aventures se déroulaient sous des mètres de neige et, même si je savais que cela ferait inévitablement partie de mon voyage en vanlife au Kurdistan irakien, je n’étais pas encore prêt à affronter ce froid. J’ai donc décidé de rejoindre d’autres amis routards qui étaient au Kurdistan irakien en octobre. J’ai décidé tout ça très vite.

Avant même de m’en rendre compte, je roulais vers l’extrême sud-est de la Turquie. J’ai décidé de passer ma dernière nuit à cet endroit, entre trois pays : La Turquie, la Syrie et le Kurdistan irakien, que je comptais traverser le lendemain !

Prendre la décision d’aller quelque part est une chose, mais s’approcher et réaliser que l’on y est vraiment en est une autre. Je crois que ce sentiment étrange est dû à tout ce que nous avons entendu sur ce pays et cette région ! Pourtant, j’étais là, je passais une dernière nuit en Turquie, et je me préparais à traverser la frontière le matin. Conseil de pro : j’essaie toujours de passer les frontières tôt le matin, surtout dans cette partie du monde, car on ne sait jamais combien de temps cela peut prendre.

Quitter la Turquie et arriver au Kurdistan irakien ne prend généralement que trois heures. Je suis arrivé par la frontière Ibrahim Khalil, qui mène à une ville appelée Zakho. J’y ai passé mon premier après-midi, juste le temps de m’adapter à l’ambiance, de changer de l’argent (les cartes de crédit n’étant pas acceptées là-bas) et d’obtenir une carte SIM. Ce sont les bases que je recommande toujours quand on visite une nouvelle région.

Une anecdote amusante : je n’ai trouvé aucune info sur le Kurdistan irakien dans les applis de parking classiques pour van (park4night, VanlifeLocation, etc.) ! Je me suis donc juré de trouver l’endroit où j’allais me garer avant 16 heures au plus tard. Comme le soleil se couche vers 17 h/5 h 30, cela me permettrait de tâter le terrain et de m’assurer que je me sentais en sécurité. C’était très important pour moi, car ce mode de vie n’est pas aussi courant ici et les gens pourraient s’inquiéter de me voir arriver dans l’obscurité.

(…)

Le peuple kurde est essentiellement réparti entre la Turquie, l’Irak et l’Iran, et constitue la plus grande communauté au monde sans pays officiellement reconnu. À ce stade, j’avais déjà rencontré des Kurdes dans la partie sud de la Turquie, avant d’arriver au Kurdistan. Dans cette partie indépendante de l’Irak, dès le premier jour il m’est apparu évident que voir des étrangers n’était pas très courant au Kurdistan. Et surtout pas un étranger voyageant dans un van avec des plaques d’immatriculation françaises. 

Après seulement quelques jours de voyage dans cette région, une chose était sûre : je pouvais déjà dire et sentir que mon voyage prenait une autre dimension. Il est devenu évident que je ne pouvais pas aller n’importe où et qu’il était préférable pour moi de rester dans la région du Kurdistan. Dans toute cette région, j’ai rencontré de nombreux points de contrôle sur chaque route. Il fallait environ une heure pour passer chaque poste de contrôle, mais pas pour les raisons évidentes auxquelles on pourrait penser. Le contrôle des passeports ne prenait généralement que cinq minutes. Ensuite, les 55 autres minutes étaient généralement passées avec les autorités, à parler de la vie et souvent à faire des photos !

Après une dizaine de jours sur place, il devenait de plus en plus difficile de saisir l’incroyable beauté des lieux que je découvrais. Aucune photo ne serait assez forte ou ne rendrait compte du merveilleux paysage ou de la gentillesse des gens. 

J’ai reçu quantité d’invitations à dîner chez des gens qui m’ont permis de stationner pour la nuit et qui se sont rendus totalement disponibles si j’avais besoin de quoi que ce soit. Comme la région, les gens et les autorités de cette partie du monde n’ont pas l’habitude de voir un vanlifer, ce voyage a donné lieu à des expériences étonnantes qui, à mon avis, ne se produiraient nulle part ailleurs. Par exemple, un soir, je suis arrivé près d’une rivière pour y passer la nuit, et vers 22 heures, j’ai entendu un véhicule s’approcher. Evidemment, ça a attiré mon attention puisque j’étais à 30 minutes du village le plus proche. Lorsque j’ai regardé par la fenêtre, j’ai vu des gyrophares rouges et bleus : j’ai immédiatement su que c’était la police. Je me suis rapidement habillé et j’ai ouvert les portes, me préparant à rencontrer les policiers. Comme la plupart des vanlifers le savent, dans ce cas, la première minute peut être franchement tendue mais généralement, ça se termine bien.

Cette fois, les autorités m’ont tendu un téléphone pour que je puisse parler avec un traducteur. Et que m’a demandé le traducteur ? Vous ne devinerez jamais… Ils m’ont demandé si j’allais bien, si j’avais assez de nourriture et d’eau, et si les autorités pouvaient me procurer quelque chose ! Après 20 minutes, les trois agents sont partis et m’ont souhaité une bonne nuit. Puis, croyez-le ou non, ils sont revenus le matin à 9 heures et m’ont apporté du petit déjeuner. Ils voulaient s’assurer que je n’avais toujours besoin de rien. Dans le nord-est du pays, à environ 15 km de la frontière iranienne, j’ai rencontré un certain Omer. J’ai passé deux jours avec lui, sa femme et leur charmante fille.

Cependant, il est important de noter que cette partie du pays n’est pas exactement la plus sûre. Un endroit, en particulier, m’a fait vivre deux expériences très inhabituelles…

La première expérience s’est produite juste avant le coucher du soleil lorsqu’un véhicule 4×4 s’est approché de moi et que deux hommes en sont sortis, en me faisant d’abord de grands signes. Puis, ils ont ouvert leur coffre et en ont sorti un sniper ! Aux États-Unis, il est beaucoup plus courant de voir des armes à feu qu’en France, j’ai donc été assez surpris. Je les ai regardés d’un air hésitant et leur ai demandé ce qu’ils faisaient. La réponse qu’ils m’ont donnée a été :  » Game, Game, viens ! « J’ai donc suivi les deux gars sur 50 mètres et ils ont commencé à tirer de l’autre côté de la vallée ! Après quelques dizaines de tirs, ils se sont tournés vers moi et m’ont demandé si je voulais essayer. Et comme j’aime bien faire de nouvelles expériences…

La deuxième expérience s’est produite tard dans la nuit. Une fois de plus, j’ai entendu un véhicule s’approcher. C’est toujours un peu étrange lorsque vous êtes garé dans un endroit isolé. Là aussi, j’ai regardé dehors : je pouvais à peine voir le véhicule, feux éteints. Tout à coup, j’ai pu voir des flashs et cinq types marchant vers moi, portant des cagoules et des AK47. En quelques secondes, mon esprit a passé en revue toutes les possibilités. Que faire ? Je ne sais pas comment ni pourquoi j’ai fait ça, mais tout à coup, j’ai ouvert la fenêtre côté lit, j’ai tendu les bras pour montrer mes mains et j’ai dit : « Hello, hello, hello ». J’avoue que j’étais assez effrayé. Ils m’ont demandé de sortir de mon véhicule et de leur remettre mon passeport. Presque immédiatement, la tension est tombée : ils avaient compris que j’étais un voyageur. Cette fois, cependant, ils m’ont demandé de ne pas rester là pour la nuit, car cela pouvait potentiellement être très dangereux. Je les ai donc suivis jusqu’à leur poste et j’ai passé la nuit sur leur parking.

En un peu plus de trois semaines en vanlife dans le Kurdistan irakien, j’ai vécu tellement de choses avec tellement de gens ! L’un de mes meilleurs moments s’est déroulé dans une école d’Erbil, la capitale. Le meilleur terme que je puisse trouver pour décrire cette journée spéciale est « unité ». J’ai eu la chance d’être accueilli dans une école, où j’ai passé la journée dans différentes classes avec de nombreux enfants, âgés de 3 à 14 ans. Les enfants étaient kurdes, français, britanniques, syriens, turcs, irakiens, tous ensemble pour apprendre. J’ai eu beaucoup de plaisir à être leur  » professeur  » pour une journée. J’ai pu leur montrer comment je suis venu de France en voiture et leur faire visiter ma maison sur roues ! C’était, de loin, le plus grand nombre de personnes que j’ai jamais eues dans mon van à la fois. Voir leurs yeux innocents, étonnants et grands ouverts, était si excitant. Je suis tellement reconnaissant d’avoir vécu une telle expérience.

Mais après trois semaines, il était temps de quitter le Kurdistan irakien et de passer en Iran, où je voyage actuellement.

Pour être honnête, je n’avais jamais envisagé de visiter le Kurdistan. Et mon arrivée, je pensais d’ailleurs que 7 à 10 jours seraient suffisants. Mais j’ai fini par adorer la région et par rester beaucoup plus longtemps. Quel voyage inattendu dans une région inattendue ! Dès mon arrivée, le Kurdistan m’a pris par la main et m’a fait découvrir ses magnifiques paysages, son histoire riche et ses habitants merveilleux. De tout cela, je serai éternellement reconnaissant.

Je terminerai par ceci :

Beaucoup de gens m’ont demandé si le voyager en van dans cette zone était dangereux, ce à quoi je réponds : non ! Mais ne vous méprenez pas, cette région n’est peut-être pas la plus sûre ni la plus stable du monde par rapport à d’autres. Mais j’y suis allé en sachant ce qui pouvait potentiellement se passer et ce à quoi je pouvais m’exposer. J’ai été plus prudent que d’habitude. J’ai peut-être eu peur quelques fois, mais je ne me suis jamais senti en danger. Cheers to an amazing adventure! ».

Trois mois plus tard, en mai 2020, Benjamin Brière était arrêté en Iran, non loin de la frontière avec le Turkménistan.

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