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Emelie Frosberg
  • Aventure
  • Trail Running

Emelie Forsberg : « Kilian et moi partageons les mêmes valeurs »

  • 29 août 2019
  • 4 minutes

Pierre Le Clainche Pierre Le Clainche Pierre Le Clainche est navigateur professionnel, ultra-trailer et reporter amoureux de la nature et des montagnes. Alpinisme, escalade, ski de randonnée ou paddle, aucun sport outdoor n’est étranger à ce grand voyageur.

Fin août, la jeune Suédoise était au départ de la CCC, cinq mois seulement après la naissance de Maj, la fille qu’elle a eue avec Kilian Jornet. Il y a quelques jours, elle nous accordait une interview sur la terrasse d’un chalet alpin tenu secret. Emelie Forsberg, Kilian Jornet ont ouvert cette paisible parenthèse aux alentours de Chamonix pour peaufiner leurs courses estivales. Sierre - Zinal et Pikes Peak pour le père, la CCC, (Courmayeur - Champex - Chamonix, 101km & 6 100 m  D+) pour la mère. Maternité, environnement, éducation et nutrition, Emelie déroule les sujets avec un enthousiasme contagieux.

Comment te sens-tu physiquement, cinq mois seulement après la venue de ton premier enfant ? 

Je me sens bien, vraiment. Dire que je suis dans la meilleure forme de ma vie serait mentir mais je me sens prête pour la CCC. Mes entraînements ont été bons et même si je ne mets aucune pression de résultat, j’aimerai finir en moins de quinze heures. Ça signifierait que je suis en bonne condition physique. J’accepte bien volontiers de souffrir en course mais en bonne condition physique, je n’aime pas subir la course et souffrir dans le mauvais sens du terme parce que ma préparation n’a pas été complète.

(Lymbus)

Le contrat que vous partagez avec votre sponsor principal a-t-il évolué quand tu as annoncé ta grossesse ? 

Non, pas du tout ! Heureusement dans l’univers du trail, nos rapports avec les marques sont très sains et les enjeux ne sont pas les mêmes que dans d’autres disciplines comme le tennis et le football. Je sais que certaines grandes marques mondialement connues ont été très maladroites avec le contrat de leurs athlètes féminines lorsqu’elles sont tombées enceintes, mais avec Salomon ça s’est très bien passé et rien n’a été remis en cause. La relation de confiance réciproque que nous avons est forte.

Ton rapport à la nature et à la nutrition est très important, d’où vient cette passion ?

Passion est un peu trop fort. Je dirai que j’ai toujours intégré la nutrition et la nature dans mon mode de vie. C’est à dire que j'ai toujours été sensible à mon environnement, manger des fruits et légumes du jardin est normal à mes yeux. J’ai toujours adoré cuisiner et confectionner des plats, faire attention à ce que je mange est normal pour moi, je n’ai pas eu à me forcer, j’adore jardiner et manger des légumes de saison. 

A quel âge es-tu devenue végétarienne et pourquoi ? 

A partir de 14 ans j’ai commencé à être végétarienne, à l’école en Suède on propose toujours un plat pour les végétariens. Ce choix fut assumé d’abord pour des raisons environnementales, car j’ai réalisé que la consommation de viande n’était pas si bonne que ça pour la planète comme pour notre corps. Et puis, une pensée m’a mobilisée : « qui suis-je pour manger d’autres animaux ? ». Je n’avais pas envie de me placer au dessus d’une catégorie d’espèces. 

Tes parents ont-ils accepté ton choix ? 

Oui mais par contre j’ai dû cuisiner mes propres plats à la maison car eux ne m’ont pas suivie dans mon choix (rires). 

(Lymbus)
(Lymbus)
(Lymbus)

Que penses-tu du modèle d’éducation des enfants dans les pays mondialisés ? 

(Soupir) C’est difficile à dire parce que tant de choses ont évolué ces quinze dernières années… Les écrans ont envahi notre quotidien et la sédentarité est devenu un problème que nous n’avions pas dans les années 90. Je pense néanmoins que leur utilisation est une bonne chose si elle est encadrée à l’école. En suède, tous les écoliers apprennent leurs leçons sur tablette. Il suffit juste, en tant que parents, d’en limiter leur utilisation et de forcer l’éveil de nos enfants au monde extérieur. (Maj se lève de sa sieste et assiste à la fin de l’interview, ndlr).

Maj nous a rejoint, vous allez faire quelque chose de particulier pour l’éduquer au monde extérieur ? 

Je crois que l’éducation vient de la personne que vous êtes en tant que parent. Kilian et moi partageons des valeurs très fortes de communion avec la nature, donc c’est évident qu’on la sensibilisera à la faune et à la flore qui nous entourent. Je ne sais pas si je suis une bonne personne mais je sais comment j’aimerais que Maj soit plus tard, c’est à dire une bonne personne. On la laissera faire les choix qu’elle voudra pour vivre la vie qu’elle souhaite. 

Au niveau scolaire, prônez-vous une certaine manière d’éduquer ? Allez-vous la placer dans une école Montessori ou lui faire des cours à domicile par exemple ? 

Non ! Pas du tout ! On vit dans un petit village en Norvège où ce genre d’école n’existe pas, et de toute façon on souhaite qu’elle ait une éducation tout à fait normale et conventionnelle.

Comment vois-tu le futur de notre planète ? 

(Petit soupir) Je suis de nature optimiste donc j’espère qu’on arrivera à redresser la barre en matière de protection de l’environnement mais je pense que les plus importantes décisions devraient être prises tout en haut de l’échelle sociale, au niveau gouvernemental. Bien sûr à notre échelle nous pouvons et faisons de petits gestes quotidiens pour la planète, mais la partie la plus importante de la pollution vient des grandes industries et des décisions politiques. 

(Lymbus)

Dans le futur, souhaites-tu accroitre ton engagement public?

Bien sûr ! C’est quelque chose qui me trotte dans la tête et si je peux me servir de mon image pour sensibiliser et influencer des personnes dans le bon sens, je le ferai sans hésiter ! J’aimerais influencer les gens à manger local, à réfléchir à leurs investissements avant d’acheter une voiture thermique plutôt qu’électrique ou hybride par exemple.

Comment comptes-tu entreprendre ce travail de sensibilisation? 

Pour le moment je poursuis ma communication avec les réseaux sociaux personnels comme Instagram (https://www.instagram.com/tinaemelie/?hl=fr) et Twitter (https://twitter.com/TinaEmelie). De part mon engagement que j’ai avec Mimmi Kokta et Ida Nilsson et le lancement de notre marque « Moon Valley » (nutrition et hydratation sportive bio, naturelle et organique) on contribue à véhiculer une image « verte » et écologique de notre mode de vie même si celui-ci ne peut pas être irréprochable compte-tenu de notre vie d’athlète de haut niveau. On va sortir un livre fin octobre sur le mode de vie suédois, sur notre approche de la cuisine et sur la philosophie qu’adoptaient autrefois les fermiers de notre pays. On a hâte ! Je crois que le livre est très réussi, on y a mis beaucoup de coeur en tout cas (rires). J’envisage dans une second temps de créer une fondation pour défendre une bonne cause environnementale. 

Et toi, qui t'a inspirée dans ta vie ? 

Au niveau écologique, une auteure suédoise m’a beaucoup inspirée grâce à ses livres expliquant le pouvoir des plantes, Lisen Sundgren (http://lifebylisen.com/). Son livre, « Vildvuxet » est une petite pépite ! Durant mon enfance et par rapport au sport, je dirai que Magdalena Forsberg, une biathlète suédoise et Anja Pärson, une skieuse suédoise m’ont beaucoup influencée dans mon choix de devenir une athlète professionnelle.   


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