À 100 jours des JO d’hiver de Pékin, l’inquiétude grandit dans l’Empire du Milieu. Un rebond épidémique vient d'obliger les autorités chinoises à imposer de nouvelles restrictions sanitaires, notamment le confinement d’une partie du nord du pays et le report de la 40e édition du marathon de Pékin. Simple précaution ou partie émergée d'un iceberg qui pourrait être fatal à l'événement prévu en février 2022.
Cet été, à Tokyo, les Jeux Olympiques avaient une saveur bien particulière. En pleine pandémie, cette compétition, victime de mille rumeurs et rebondissements, tantôt annulée tantôt repoussée, a marqué les esprits. À 100 jours du début des Jeux Olympiques d’hiver, qui auront lieu du 4 au 22 février, l’histoire se répète-t-elle ?
Depuis la semaine dernière, un récent foyer épidémique en Mongolie intérieure, au nord du pays, fait grimper le nombre de contaminations. Selon leur politique de « tolérance zéro » à l’égard du virus, les autorités ont procédé à une campagne massive de dépistage et à des fermetures ciblées. Ce lundi 25 octobre, après le recensement de neuf nouveaux cas, 23 000 habitants d’Erenhot, ville frontalière située à 650 km de Pékin, ont reçu l’ordre de rester chez eux. De plus, trois enquêtes viennent d’être ouvertes pour non-respect aux règles sanitaires par la police locale.
Pas de marathon à Pékin
Dimanche 31 octobre, le marathon de Pékin aurait dû faire son grand retour après son annulation en 2020. Exception faite pour les athlètes élites invités par l’organisation, seuls 30 000 coureurs étaient autorisés à y participer à cette compétition et encore dans des conditions très particulières. Cette année, la course n'était ouverte qu'aux résidents permanents de la capitale chinoise vaccinés et âgés d’au moins 20 ans, s’étant engagés à rester dans la ville les 21 jours avant la tenue de l’événement, en raison de la pandémie. Difficile de faire plus restrictif !
Or depuis une semaine, la capitale comptabilise une dizaine de cas, selon les chiffres communiqués par les autorités. Résultat : les organisateurs de la course viennent d’annoncer son report à une date indéterminée « de manière à prévenir le risque de transmission épidémique et à protéger efficacement la santé et la sécurité des coureurs, du personnel et des résidents » précisent-ils dans un communiqué. Même sort pour le marathon de Wuhan (épicentre de l'épidémie en décembre 2019)– qui aurait dû regrouper ce dimanche 24 octobre 26 000 participants. Une annulation de dernière minute qui pose de nombreuses interrogations quant à la gravité réelle de la situation et à la tenue des Jeux Olympiques d’hiver.
Des restrictions déjà annoncées
Déterminé à permettre le bon déroulement des Jeux sans voir à nouveau le virus se répandre dans le pays, le gouvernement chinois prend davantage de mesures à l’échelle de Pékin : éviter les rassemblements à grand échelle, les voyages « non essentiels » hors de la ville et présenter un test négatif à son arrivée dans la capitale. Côté Jeux Olympiques d’hiver, on sait déjà que les restrictions mises en place auront pour but d'éviter que l’événement ne se transforme en un énorme cluster. Entre une bulle sanitaire olympique, public 100% chinois, quarantaine de 21 jours pour les athlètes non-vaccinés et tests quotidiens pour tous les participants, les Jeux Olympiques de Pékin auront eux-aussi une saveur bien particulière… s’ils peuvent avoir lieu.
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