En 2016, pour sa première opération "Drive your adventure", We Van proposait de réaliser le tour de l'Europe en van aménagé pendant 6 mois. Elsa Frindik-Pierret et Bertrand Lanneau, gagnants cette année là, ont vécu une aventure qui a marqué leur vie. Si vous hésitez encore à déposer votre candidature à l'édition 2020, ouverte jusqu'au 7 février, le témoignage de Bertrand pourrait bien vous faire changer d'avis.
Six mois dans une vie, ce n'est pas grand-chose, mais cela peut suffire pour vivre une aventure qui vous marque à jamais. C'est ce qu'ont vécu Elsa et Bertrand de mai à octobre 2016, sur les routes du vieux continent. Ils ont eu la chance d'être sélectionnés pour la première édition de "Drive your adventure", ce programme organisé par We Van, entreprise spécialisée dans la location de van et fourgons aménagés, qui envoie un équipage sur les routes, tous frais payés, à charge pour lui de partager ses aventures à sa communauté via les réseaux sociaux - et a posteriori au travers d'un livre.

Bertrand Lanneau revient avec nous sur ces six mois, et même un peu plus, de la préparation du voyage à l'écriture du livre. Une aventure qu'ils ne sont pas près d'oublier avec Elsa, sa compagne.
Trois ans après votre retour, quels souvenirs gardez-vous de cette aventure ?
Il y en a tellement, c'est difficile de choisir. Mais c'est plutôt le voyage au global qu'on retient, il y a forcément eu des moments meilleurs que d'autres, mais l'expérience en elle-même a été incroyable. Je souhaite à tout le monde de pouvoir la vivre.
En 2020, l'équipage sélectionné partira sur les routes de France. Vous avez parcouru l'Europe, pouvez-nous raconter votre périple ?
L'idée initiale était de faire le tour de l'Europe en suivant les "bords". On a parcouru 24 pays, en commençant bien sûr par la France, puis en se dirigeant vers le nord du Royaume-Uni, les pays nordiques, les pays baltes, la Roumanie, la Grèce, l'Italie, l'Espagne, le Portugal... finalement six mois c'est très court quand on a autant de route à parcourir.
Quel pays vous a le plus marqué ?
C'est une question délicate qu'on nous a souvent posée depuis notre retour. Tout dépend du point de vue dans lequel on se place. Avec le recul je dirais que visuellement c'est la Norvège, sans aucun doute. Je suis photographe et en la matière c'est juste le paradis. À chaque virage il y a une nouvelle carte postale. Ensuite, si je devais garder une grosse surprise, c'est la Roumanie, un pays incroyable, d'une grande richesse culturelle, avec des paysages superbes. Mais quand on prend tous les critères en ligne de compte, c'est sans doute la Grèce, en tout cas à titre personnel, qui m'a le plus plu.
24 pays en six mois, ça fait une moyenne de 4 pays par mois. C'est un rythme soutenu, trop soutenu ?
Effectivement, ce n'est pas un regret, mais disons que s'il fallait le refaire je pense qu'il faudrait partir au moins deux fois plus longtemps pour vraiment prendre le temps de la découverte. C'est d'ailleurs le feed-back que l'on a fait aux équipes de We Van avec qui on est toujours en contact aujourd'hui. Je pense que ça leur a permis d'évoluer, ils ont ensuite proposé une formule de 2 mois dans un seul pays, comme en Norvège.
Revenons avant votre départ. Pourquoi avez-vous décidé de candidater ?
Je venais de finir mon stage de fin d'études, je commençais à chercher du travail, et puis je suis tombé sur Facebook sur cette offre. On en a parlé, ça nous tentait bien et on s'est lancé. Pour cette première édition, il y a eu entre 3 000 et 3 500 équipages candidats. On a d'abord fait partie des 12 présélectionnés, puis on a eu cinq jours pour préparer un dossier plus "créatif". Avec Elsa on a décidé de créer un faux site web pour nous présenter. Visiblement ça a plu au jury (rire).
L'expérience en van, vous connaissiez déjà ?
Cela fait longtemps qu'on était attiré par ce mode de vie. On avait d'abord essayé le temps d'un week-end, puis pendant un voyage de 8 mois en Australie, où une bonne partie s'est faite en van. Ça nous a permis de nous assurer que c'était quelque chose qui nous plaisait sur la durée, on a vu qu'on était capable de se supporter ! Je pense que c'est un des éléments qui ont fait qu'on a été sélectionné, c'est rassurant pour le jury de savoir qu'on savait dans quoi on s'engageait.
Pendant le voyage, tu as fait beaucoup de photos. C'est quelque chose qui t'intéressait déjà ?
La photo me passionne depuis que j'ai 18 ans environ. Mais ce voyage a été une révélation. Avec Elsa on s'est partagé le travail : moi je faisais la partie visuelle et elle s'occupait des textes. Cette expérience m'a fait prendre conscience que je pouvais peut-être aller un peu plus loin que la simple photo amateur. J'ai d'ailleurs tenté l'aventure d'en faire de façon professionnelle à mon retour.
On imagine qu'on ne revient pas indemne d'une telle expérience d'un point de vue personnel ?
Effectivement, partir six mois à la découverte de nouveaux pays, de nouvelles personnes, de nouvelles cultures, c'est une expérience incroyable. On évolue forcément, on efface des idées reçues qu'on pouvait avoir sur certaines choses, on revient avec une autre ouverture d'esprit.
Le projet de cette édition 2020 de partir en France, ça vous séduit ?
Je trouve que c'est une super bonne idée. À notre retour de notre voyage en Australie, on s'est dit "c'était top de voyager à l'autre bout du monde, mais au final on ne connaît pas si bien ce qu'il y a près de chez nous". Par ailleurs, au cours des pays traversés en Europe, on se disait très régulièrement "tient ça fait penser à tel coin en France". On a la chance de vivre dans un pays d'une immense diversité, c'est incroyable.
À l'issue de votre voyage, vous avez écrit un livre. C'est une expérience que vous avez appréciée ?
Le processus de réflexion et de création est très intéressant et surtout gratifiant. Aujourd'hui encore, c'est une super carte de visite. On a eu la chance, en plus, de le faire avec une grande maison d'édition (Éditions de La Martinière), mais il ne faut pas sous-estimer le travail que cela demande. On peut imaginer qu'on part pendant six mois en vacances, mais en réalité c'est quand même assez différent. Il faut produire du contenu pendant et après, mais on ne va pas se plaindre, c'est quand même le plus beau métier possible !
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