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Denali Damsel 1970
  • Aventure
  • Alpinisme & Escalade

« Aucune chance que des nanas y arrivent » : L’histoire inédite de la première cordée 100 % féminine qui a gravi le Denali en 1970

  • 18 mars 2025
  • 10 minutes

La rédaction La rédaction L'équipe de rédaction est un noyau dur de journalistes passionnés, tous basés depuis un bon spot de grimpe, de trail, de ski ou de surf.

Leur exploit aurait pu tomber dans l’oubli, n’était un post publié sur le site des parcs nationaux américains célébrant l’anniversaire de l’ascension des Denali Damsels, les Demoiselles du Denali. Le 6 juillet 1970, Grace Hoeman, Margaret Young, Dana Isherwood, Arlene Blum, Margaret Clark et Faye Kerr parvenaient au sommet du plus haut sommet d'Amérique du nord, le Denali (6 190 m). Une équipe 100% féminine. Une première. Et tout sauf une évidence : depuis 1903, plus de cent alpinistes ont trouvé la mort sur cette montagne balayée par les vents glacés de l’Alaska. En 1967, trois ans avant l’ascension de la cordée menée par Grace Hoeman, sept alpinistes y avaient d'ailleurs péri. Les six jeunes femmes ne seront pas épargnées non plus en juin 1970, et leur ascension historique deviendra également une improbable histoire de survie.

En 1970, ce n’était pas gagné pour les six femmes parties, seules, à l’assaut du Denali ( aussi connu sous le nom de McKinley ). C'est le moins qu'on puisse dire. Car ces alpinistes pourtant déjà très aguerries, n’ont guère été encouragées à l’époque par leurs pairs masculins. Ces messieurs jugent leur « expérience légère », et sont convaincus qu’elles ont « des illusions de grandeur ». D'ailleurs, disent-ils « Jamais des nanas ne pourront grimper cette saloperie, soit le Denali]. Et quand bien même elles y arriveraient (on peut rêver !), ce ne serait jamais que pour une raison bien connue de tous : « Les femmes devraient pouvoir escalader le McKinley plus facilement que les hommes - après tout, elles ont toutes cette couche de graisse supplémentaire, non ? », s’entendent-elles dire avant leur départ », relève Cassidy Randall, à l’origine d'un ouvrage passionnant sur cette expédition : « Thirty Below » (en français : 30°C en dessous de zéro), tout juste sorti aux Etats-Unis, que les éditeurs français seraient bien inspirer de traduire, car il révèle enfin au grand jour tout un pan de l’histoire de l’alpinisme tombé dans les oubliettes. Jusqu’à la genèse du livre qui est intrigante. 

Denali Damsel 1970
(Margaret Young)

Une ascension historique tombée dans l'oubli

« Un matin de février 2022, la neige tombait sous ma fenêtre dans le Montana alors que j'ouvrais un courriel de mon agent contenant un lien vers un article de blog du Service des parcs nationaux (NPS) datant de 2020, publié à l’occasion du 50e anniversaire de la première ascension féminine du Denali, en Alaska. « Est-ce qu’il n’y aurait pas une bonne histoire à tirer de ça », m’écrivait-elle. En cliquant sur le lien, je me suis retrouvée dans un autre monde enneigé, il y a un demi-siècle : 1970, sur les pentes de Denali. Cette année-là, six femmes se sont attaquées à son sommet battu par les vents, réalisant ainsi la première ascension entièrement féminine du plus haut sommet d'Amérique du Nord.

Ce n'était pas rien. En 1970, nous avions envoyé des hommes sur la lune, mais les femmes n'avaient pas encore atteint le sommet des plus hautes montagnes du monde. La croyance populaire voulait qu'elles soient incapables de supporter la haute altitude, les éléments déchainés et de pouvoir porter de lourdes charges sur des pentes ravagées par les tempêtes. À l'époque, j'écrivais depuis plusieurs années sur l'aventure et les questions relatives aux femmes. Pourtant, je n'avais jamais entendu parler de cette ascension audacieuse, de cette première. Mais qui étaient ces femmes ? Et y avait-il assez de témoignages pour raconter leur histoire ? Au cours de mes recherches, il m'est clairement apparu que cette ascension du Denali n'était pas seulement le premier sommet féminin de l'un des plus hauts sommets du monde, mais qu'il s'agissait aussi d'une improbable histoire de survie. Et pourtant, elle avait échappé à l'attention du plus grand nombre et avait donc disparu de notre conscience collective. 

Or, « les premières historiques sont importantes, car elles fixent la barre de ce qui est possible », pouvait-on lire dans le post du National Parc Service « Les histoires de ces premières deviennent parfois de notoriété publique dans certaines communautés, ou se transforment en légendes, alors que certains exploits s'estompent avec le temps ». Pour Cassidy Randall, il était grand temps que cette première historique, et les personnes qui y avaient participé, soient reconnues à leur juste valeur. Pour l’auteur, il s’agissait ni plus ni moins de combler un immense vide de la littérature de montagne.

Denali Damsel 1970
(Margaret Young)

Une littérature de montagne où les femmes sont quasi inexistantes

« Les figures féminines dans la littérature d'aventure et d'exploration grand public, dans la veine de « Touching the Void » ( « La mort suspendue » et « Into Thin Air » ( « Tragédie à l'Everest » ) , sont scandaleusement rares. On n’y parle pratiquement pas de femmes fortes, capables de courage et d'audace (…) « Ces six femmes font précisément partie de celles que l'histoire a injustement oubliées, alors qu'elles méritaient une place dans les annales de l'aventure. Il y a sans doute beaucoup d'autres histoires comme la leur, qui attendent peut-être celle qui ouvrira les vannes à toutes les autres. Par ailleurs, nous sommes encore à une époque où les femmes n'ont parfois pas le droit d'être complexes. Trop souvent, nous sommes censées ne jouer que les rôles qui nous ont été historiquement assignés : l'héroïne solitaire. (…) Je trouve incroyable qu'en 1970 encore, les gens pensaient vraiment que les femmes étaient incapables de gravir des montagnes sans l'aide des hommes. Les choses scandaleuses auxquelles les femmes ont dû faire face en essayant de percer dans le monde de l'alpinisme sont épouvantables. J'ai relaté certains de ces incidents dans « Thirty Below » pour montrer combien leur ascension du Denali relève de l’exploit. D'autant que les histoires des quelques femmes qui avaient percé dans l'alpinisme n'étaient pas très répandues, de sorte que même celles qui étaient immergées dans ce monde-là, comme Grace Hoeman et Arlene Blum, connaissaient peu les modèles qui les avaient précédées.

Gageons toutefois que la performance de Barbara Washburn, première femme à réussir à gravir le Denali, le 6 juin 1947, aux côtés de son mari, Bradford Washburn - un pionnier de la cartographie, de la photographie et de l'exploration qui a été le premier à dresser une carte complète de l'immensité du Denali - ne leur avait pas échappé. Interrogée sur l'ascension, cette pionnière devait déclarer humblement à la presse que n'importe quelle femme pouvait escalader la montagne si elle avait « le désir de se mettre en dehors de sa zone de confort ». Quinze ans plus tard, une deuxième femme, Anore Bucknell devait gravir la face nord de la montagne avec une équipe de cinq hommes.

Denali Damsel 1970

Médecins, chimistes, physiciennes, pilotes et géologues, toutes gravitaient déjà dans des mondes d'hommes

En 1970, deux femmes avaient donc gravi le Denali, mais toujours accompagnées par des hommes. C’est dire si lancer une cordée 100% féminine mettait sous pression pour réussir les Demoiselles du Denali ( nom qu'elles s'était donné). Pas seulement pour faire taire les remarques dévalorisantes de la communauté des grimpeurs sur la faiblesse, l'instabilité émotionnelle et les querelles qui déchiraient soit disant une équipe entièrement composée de femmes. Ces cinq-là voulaient aussi prouver que les femmes avaient définitivement leur place dans le monde de l'alpinisme de haute altitude.

Et elles étaient bien armées pour y parvenir. Car non contentes d'avoir une solide expérience en montagne, toutes étaient déjà habituées à naviguer dans des mondes d'hommes. Grace Hoeman, Arlene Blum, Margaret Clark, Margaret Young, Faye Kerr et Dana Smith étaient médecins, chimistes, physiciennes, pilotes et géologues. Dans leur vie professionnelle, elles avaient déjà dû surmonter des montagnes d'obstacle. Il ne leur restait plus qu'à atteindre le sommet du Denali.

« Le 23 juin 1970, les six alpinistes ont donc quitté Talkeenta en avion pour être déposées à la fourche sud-est du glacier Kahiltna. Après des semaines de transport de nourriture et d'équipement le long du glacier, l'équipe est prête » raconte l’Alpine American Journal ». Le 4 juillet, l'équipe a progressé jusqu'à 5 181 mètres par le contrefort ouest. Voie la plus courante pour atteindre le sommet du Denali, elle permettait d'éviter la marche de 32 km dans la toundra depuis le lac Wonder jusqu'au glacier Muldrow, sur le versant nord de la montagne. Une ligne « moins technique », mais loin d'être facile, car semée de crevasses cachées, assez grandes pour avaler un bus. Parmi les risques aussi, des chutes de glace, des avalanches et des crêtes abruptes.  

Denali Damsel 1970
(Margaret Young)

Un sauvetage périlleux, qu'elles assurent seules

Le 6 juillet, les six femmes atteignent le sommet. Mais la descente s'avére plus difficile que prévue. Victime du mal des montagnes, la cheffe d'expédition, Grace Hoeman s'effondre vers 19 500 mètres d'altitude. Arlene Blum prend alors la tête de l'équipe pour sauver la vie de sa coéquipière. « Enveloppant Hoeman dans un cocon de sacs de couchage, les alpinistes la portent, inconsciente. Elles devront passer une nuit au-dessus du col de Denali. », raconte le NPS. «  À force de persévérance, elles parviennent à la ramener dans sa grotte de neige, à 5 273 mètres d'altitude. Au cours de la descente, Hoeman est heureusement suffisamment rétablie pour reprendre son rôle de cheffe de l'expédition pour le reste de la descente. Un sauvetage héroïque qui va au-delà de ce que la plupart des gens seraient capables de faire. L'équipe a terminé la descente en beauté et sans autre incident, tout en chantant à tue-tête, selon le récit de Blum. »

Sommet et sauvetage réussis. Sans aucune aide extérieure. Un double exploit qu’il faut mettre en perspective souligne le NPS. « Lorsque les Denali Damsels ont atteint le point culminant de l'Amérique du Nord, aucune femme n'avait escaladé l'El Cap. Les Damsels avaient trois ans d'avance sur Bev Johnson, qui avait escaladé l'El Cap avec Dan Asay en juin 1973. Johnson et Sibylle Hechtel sont devenues la première équipe exclusivement féminine à gravir El Cap trois mois plus tard, en septembre 1973. Il faudra attendre 1975 pour que La Japonaise Junko Tabei devienne la première femme à atteindre le sommet de l'Everest. Ajoutons enfin qu’Arlene Blum entrera à nouveau dans l'histoire en 1978 en dirigeant l'ascension de l'Annapurna via une équipe exclusivement féminine, une expédition qui amènera le premier Américain, homme ou femme, au sommet de l'Everest. Afin de collecter des fonds pour le voyage, l'équipe avait vendu des t-shirts sur lesquels on pouvait lire « La place d'une femme, c’est au sommet ! ».

Il y a 55 ans, sur les traces de Barbara Washburn, les Denali Damsels ont donc ouvert la voie aux femmes avec leur ascension historique du Denali. Depuis, les exemples sont légion. Parmi les plus récents, la première féminine sur le Cerro torre de Lise Billon, seconde femme lauréate du Piolet d’Or, et ses deux camarades de cordée, Fanny Schmutz et Maud Vanpoulle.

Denali Damsel 1970
(Margaret Young)

Qui était les « Demoiselles du Denali » ?

Ce sont six femmes extraordinaires dont The American Alpine Journal dresse ici le portrait (extraits choisis).

Grace Hoeman
(American Alpine Club)

Grace Hoeman, 1921-1971

Très active en Alaska, Grace Hoeman a gravi plus de 120 sommets, dont 20 premières ascensions, et cinq en solitaire. Elle n’a qu’une vingtaine d'années quand elle obtient sa licence en médecine à l'université de Berlin et, quatre ans plus tard, son doctorat en médecine à l'université d'Utrecht. Au moment de sa mort, elle pratiquait l'anesthésiologie à Anchorage. Bien qu'elle ait souffert très tôt d'une myocardite diphtérique et de deux épisodes de tuberculose, rien n'a pu la détourner de sa passion pour l'alpinisme. Grace était la correspondante en Alaska du Mountain Magazine et faisait également partie de l'équipe éditoriale de l'American Alpine Journal. Elle a malheureusement trouvé la mort dans une avalanche sur le glacier Eklutna, près d'Anchorage, le 12 avril 1971.

 

Denali Damsel 1970
(Margaret Young)

Margaret Young (1932-1979)

Incroyablement active dans la communauté des alpinistes, Margaret Young a grimpé aux États-Unis, au Canada, au Mexique, en Équateur, en Bolivie, au Kenya, en Iran, en Afghanistan, en Russie, au Népal et en Angleterre. Elle a réalisé plusieurs premières ascensions et des hivernales dans la Sierra Nevada. En 1970, elle est entrée dans l'histoire en rejoignant la première équipe exclusivement féminine à escalader le mont McKinley. Outre ses nombreuses réalisations, Margaret était également une photographe chevronnée. En 1977, elle s’est retrouvée paralysée après une chute de cheval, ce qui ne l'a pas empêchée de poursuivre son « extraordinaire niveau d'activité »... notamment avec la conception d'un système de chauffage solaire pour sa maison. En 1978, elle est devenue membre du groupe d'experts de la National Science Foundation sur la science et les handicapés. Elle a également contribué à la préparation de l’équipement de l'expédition des femmes américaines à l'Annapurna I. Malgré toute sa force et sa vigueur, Margaret a perdu sa bataille contre le cancer en 1979.

Dana Isherwood
(American Alpine Club)

Dana Isherwood, 1936-2021

Dana a grandi en plaine, mais un déménagement dans la Sierra Nevada a changé sa vie à jamais. C'est là qu'elle découvre ses deux amours, l'escalade et un certain Bill Isherwood. Quelques mois seulement après leur rencontre, il l’emmène au Pérou, scellant ainsi son destin et son entrée dans le monde de l'escalade. Peu de temps après leur retour, Dana et Bill grimpent dans le Yosemite, lorsqu'ils rencontrent en falaise deux femmes. L'une d'entre elles n’est autre que Arlene Blum. C'est avec elle que Dana va commencer à échafauder le projet de monter la première équipe féminine pour atteindre le sommet du Denali. À son retour d'Alaska, Dana s'inscrit au programme de doctorat en géologie de l'université du Colorado. Les femmes scientifiques étaient rares à l'époque, mais Dana ne se laisse pas décourager. Elle obtient son diplôme en 1975, en même temps que son mari. Dana a accompli de nombreux exploits, non seulement dans le monde de l'escalade, mais aussi celui de la science. 

Arlene Blum
(American Alpine Club)

Arlene Blum (1945)

Difficile de résumer tout ce qu'Arlene a accompli dans sa vie. A son actif, notamment : titulaire d'un doctorat en biochimie ; Associée de recherche en chimie à l'université de Berkeley ; Fondatrice et directrice exécutive du Green Science Policy Institute, qui a contribué à réduire l'utilisation des retardateurs de flamme, des PFA et d'autres produits chimiques préoccupants dans le monde entier.
Elle a également co-dirigé la première ascension féminine du Denali en 1970 et dirigé la première équipe féminine américaine au sommet de l'Annapurna I en 1979. Elle est l'auteur et le co-auteur de plusieurs livres et publications, dont les plus notables sont Annapurna : A Woman's Place et Breaking Trail : A Climbing Life. Elle a reçu d'innombrables récompenses et a été intronisée au California Hall of Fame en 2018.

Faye Kerr
(American Alpine Club)

Faye Kerr (1927 ? - 1980)

Née et élevée en Nouvelle-Galles du Sud, Australie, Faye Kerr est introduite dans la communauté de l'escalade alors qu'elle étudie la géologie à l'université de Melbourne. Elle se fait rapidement un nom en escaladant les Alpes du Sud avec son compagnon australien, Max Cutcliffe, dans les années 1950. Dans les années 1960, Faye et son amie Dorothea Borys organisent plusieurs premières escalades féminines « non guidées » dans les Alpes européennes. Dans les années 1970, Faye rentre en Nouvelle-Zélande, où elle se perfectionne dans l’art du pastel à l’huile et intègre la patrouille de secours du parc national du Mont Cook. Le 6 mars 1980, avec un groupe de douze autres alpinistes, elle tente d'atteindre le sommet de l'Annapurna III. Mais alors que l'équipe atteint le camp I, elle est frappée par une avalanche qui détruit le camp. L'avalanche n'est pas fatale, et toute l'équipe peut rejoindre le camp de base. Cependant, une deuxième avalanche, plus virulente, s'abat sur le camp de base, tuant plusieurs membres de l'expédition. Bien que Faye ait survécu à la montagne, elle ne survit pas au voyage de retour et décède d'un ulcère à l'estomac en Inde.

Margaret Clark
(American Alpine Club)

Margaret Clark (1935 )

Alpiniste et cycliste, la Néo-Zélandaise Margaret Clark a défendu la cause des femmes alpinistes et est devenue membre à vie du New Zealand Alpine Club en 2016. En 1975, elle mène une expédition conjointe de femmes indiennes et néo-zélandaises pour escalader le Hardeol (7151 m) dans le Garhwal. C’est l’avalanche. Margaret y survit, mais quatre membres du groupe y perdent la vie. Malgré cette tragédie, elle retournera dans les montagnes de l'Inde au cours de chacune des années suivantes. En 1992, elle a dirigé une expédition de deux mois dans la région de Pindar, dans l'Himalaya indien, consacrée au trekking et à l'escalade.

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