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5 trucs à savoir pour améliorer votre sécurité à vélo

  • 23 novembre 2023
  • 6 minutes

Eben Weiss Eben Weiss Eben Weiss démonte sans merci, nettoie, graisse et remet en place la culture du vélo.

Non, on ne vous parlera pas (encore) du casque. Ça, c’est la base, en ville comme sur route. Mais si vous voulez limiter la casse, voire augmenter votre espérance de vie, vous feriez bien de méditer ces conseils de pros, en selle depuis suffisamment d’années pour qu’on leur fasse confiance.

Les chiffres parlent tout seuls, et ils ne sont pas réjouissants. En France, les décès de cyclistes ont augmenté de près de 38 % depuis 2019. Et en 2022, selon les statistiques de l’Observatoire national interministériel de la sécurité routière (ONISR), on a comptabilisé 245 décès, contre 187 en 2019. Pour mémoire, en 2010, il y en avait 98 de moins… Certes on estime que la pratique du vélo a augmenté de 20 % en ville au cours de trois dernières années. Et sur les routes, depuis 2019, il y aurait 18 % d’adeptes de la bicyclette en plus. Reste qu’on a beau chez Outside être des inconditionnels du vélo, force est donc de constater que c’est le mode de transport le plus exposé aux accidents mortels. Moins que le deux-roues motorisé, c’est vrai, mais plus que la voiture ou la marche. 

D’où les messages de sécurité dont, à juste titre, on nous inonde. On résume : 1 « Il faut multiplier les infrastructures cyclables sures « . 2 « Portez un casque ! ». Recommandations utiles, bien sûr, mais totalement insuffisantes visiblement. Le problème avec le premier point, c’est qu’aménager des pistes cyclables peut prendre des années, voire des générations à être mis en place, et que si votre ville n'en a pas, cela n’arrangera pas votre cas dans l’immédiat. Et le problème avec le deuxième point, c'est que le port d'un casque ne vous sera d'aucune utilité si vous vous faites écraser par un camion. Voici donc quelques conseils de pur pragmatisme, applicables ici et maintenant. Et qui pourraient faire la différence.

1. Levez le pied

Le terme de "vélocité" fait référence au fait que vous vous habituez à la vitesse lorsque vous conduisez sur l'autoroute par exemple, et que vous continuez à accélérer jusqu'à ce que vous vous fassiez arrêter ou que vous tombiez d'une falaise. De la même manière, parce qu’en France nous sommes terriblement centrés sur la voiture, le pays tout entier est devenu essentiellement « vélociste ». Nous pensons que la vitesse de la voiture est la vitesse « normale », que nous soyons au volant ou non. Et comme les vélos sont loin de rouler aussi vite que les voitures, nous tenons pour acquis qu'il est impossible de rouler (trop) vite à vélo. C’est faux.

Car, croyez-le ou pas, il est facile d'aller trop vite à vélo. Comme en voiture, "trop vite" est une question de contexte. En voiture, rouler à 80 km/h est trop lent pour l'autoroute, mais beaucoup trop rapide en centre-ville. De même, sur route, un cycliste qui va à 30 km /h ne franchit pas vraiment le mur du son, mais c'est assez rapide en ville. Plus vous roulez vite, moins vous avez le temps de réagir aux automobilistes qui sortent d’un parking, à leurs passagers qui ouvrent leur portière sur votre passage, ou aux piétons déboulant soudain entre deux voitures, là, juste devant vous. Et c'est particulièrement vrai sur les pistes cyclables, où vous pouvez avoir un faux sentiment de sécurité. Bien sûr, en théorie les pistes cyclables nous appartiennent, et certaines d'entre elles sont même "protégées", mais, paradoxalement, elles vous confinent dans un espace plus étroit qu’une rue/route, avec une. marge de manœuvre plus réduite.

2. Cessez d'être pressé

Réfléchissez : il y a ceux qui vont trop vite juste parce que… c’est possible, ou parce qu'ils pensent qu'ils devraient le faire, et ceux qui vont trop vite parce qu'ils sont en retard ou parce qu'ils n'ont tout simplement pas envie d'attendre. Mais en cuisine comme en cyclisme, se précipiter est le meilleur moyen de tout gâcher. Bien sûr il y a parfois des raisons valables de brûler un feu rouge à vélo, mais « être pressé » n'en fait jamais partie, car le moment où vous prenez des risques juste pour gagner une poignée de secondes est celui où vous vous mettez sur la trajectoire de collision potentielle avec d’autres preneurs de risques en votre genre avec lesquels vous êtes censé "partager" la route.

Le seul endroit où il est (relativement) sûr d'être pressé, c'est dans une véritable course cycliste où tout le monde a le même objectif ; sinon, si vous êtes pressé pour aller au boulot à  vélo, vous avez un max de chances de vous faire renverser par un automobiliste pressé, lui aussi, d’arriver à son bureau. Alors, préférez-vous être un peu en retard ou un « peu mort » ?

3. Ne faites pas une fixette sur ce que les gens devraient faire, mais ce qu'ils font vraiment 

Je m’explique : on est tous d’accord, les automobilistes devraient mettre leur clignotant avant de tourner. Et ils ne devraient pas ouvrir leur portière sans regarder. Mais c’est ce qu’ils font. Et pire encore parfois. Alors, étant donné que vous pouvez compter sur eux pour faire ce qu'il ne faut pas faire, en tant que cycliste, vous avez deux choix : anticiper, réduisant ainsi votre propre risque de vous blesser ou de mourir, ou foncer directement sur eux, fort de vos bons droits mais en mode suicidaire.

Il est vrai qu'à l'ère des médias sociaux, il n'y a pas rien de plus payant que dénoncer les injustices à coup de vidéos, et la dernière option peut donc être tentante. Cependant, avoir raison n'a qu'une valeur limitée lorsque votre vélo est plié en deux et que vous vous retrouvez sur le capot d'une voiture, en vrac vous aussi. Et, relax, anticiper le comportement d'un mauvais conducteur et agir en conséquence n'est pas une forme de capitulation, non. C'est tout simplement faire preuve d’un sens aigu de la survie. Votre premier objectif en tant que cycliste doit être d'arriver là où vous avez décidé de vous rendre et de survivre pour rouler un jour de plus. Vous ne ferez jamais changer d'avis qui que ce soit sur la route. Cela dit, une fois êtes arrivé à bon port, rien en vous empêche d’entamer une croisade contre ces maudits automobilistes en quelques phrases bien senties postées sur les réseaux. Enfin, n’oublions pas que les piétons ne font pas toujours ce qu'ils sont censés faire non plus. Il faut donc s'y attendre et, là aussi, anticiper. Sans y perdre vos cordes vocales. Hurler après les piétons n’est d’aucune efficacité.

4. Equipez-vous correctement

- Assurez-vous que vous avez deux feux - un feu rouge à l'arrière et un feu blanc à l'avant (et qu’ils fonctionnent !)
- Mettez des pneus plus larges, ils offrent une meilleure traction et sont moins sensibles aux imperfections de la route, du type pavés ou nids de poule.
- Adoptez une position droite. Cela vous permettra non seulement d'avoir une meilleure visibilité, mais aussi d'éviter de passer par-dessus le guidon en cas d'accident
- Le temps passe à la pluie ? Mettez des garde-boue. Pas seulement pour préserver votre jean blanc : ils vont vous aider à rester au sec. Or en étant au sec, vous serez confortable ; et en étant confortable, vous pourrez mieux vous concentrer sur la conduite et moins sur vos jambes trempées et sur la pneumonie qui vous guette.
- Le mercure monte en flèche ? Enlevez votre sac à dos et glissez-le dans une sacoche à vélo. Cela vous permettra de rester au frais ; or en restant bien au frais, vous serez plus confortable … et ainsi de suite. (voir ci-dessus).
- Virez les cale-pieds. Il n'est pas nécessaire de bloquer vos pieds pour être un "vrai cycliste". De nombreux débutants pensent encore qu'il faut utiliser des cale-pieds. Ils sont inutiles. Tout ce qu'ils font, c'est vous offrir une nouvelle occasion de vous casser la figure.

5. Gardez le contrôle

Sur les médias sociaux, les cyclistes se plaignent souvent que les connards garés sur les pistes cyclables les obligent à se jeter dans la circulation, à leurs risques et périls. Rappelez-vous : vous êtes un cycliste. Personne ne peut vous forcer à faire quoi que ce soit. Oui, vous êtes plus vulnérable dans le sens où vous n'êtes pas dans une boîte en acier remplie d'airbags, mais vous conduisez une machine légère, agile et efficace, vous avez aussi plus de liberté que pratiquement n'importe qui d'autre sur la route. Et la liberté, c'est le pouvoir. Le connard qui se trouve sur la piste cyclable crée une situation potentiellement dangereuse pour vous ? La circulation en dehors de la piste cyclable est trop dangereuse ? Il vous suffit de descendre du vélo, de monter sur le trottoir et de le contourner. Et, une fois de plus, non, le conducteur n'aura pas gagné dans cette affaire. Vous préférez avoir raison ou... vous avez compris.

Cela vaut également au-delà de la piste cyclable. Exercez votre contrôle lorsque vous planifiez votre itinéraire, et appliquez tous les principes ci-dessus. Ne choisissez pas l'itinéraire le plus court parce que vous êtes pressé ; choisissez l'itinéraire le plus sûr parce que vous voulez profiter de votre trajet en tout confort. Et n'oubliez pas que vous n'avez rien à prouver à personne : si rouler sous la pluie, dans l'obscurité ou dans le froid vous met mal à l'aise, remettez votre déplacement à un autre moment si vous le pouvez. En fin de compte, vous ne pouvez pas contrôler le comportement des autres, mais vous avez le contrôle total de votre propre comportement. Vous avez également le pouvoir d'éviter les conflits au lieu de vous y engager, d'éviter les situations potentiellement dangereuses et de choisir d'être un cycliste heureux plutôt qu'un cycliste en colère. 

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