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Planche de surf Utopik
  • Équipement
  • Water Sports

Une planche de surf en aluminium, 100% recyclable, et made in Bretagne

  • 19 décembre 2019
  • 3 minutes

La rédaction La rédaction L'équipe de rédaction est un noyau dur de journalistes passionnés, tous basés depuis un bon spot de grimpe, de trail, de ski ou de surf.

En misant sur du métal pour réduire au maximum l'impact environnemental de "Utopik", son projet de surfboard, Frédéric Clermont, designer industriel passionné de glisse, pourrait bien révolutionner l'univers du surf .

Les shapers vont-ils enfin pouvoir façonner une planche de surf sans recourir aux pains de mousse en polystyrène ou en polyuréthane et fibre de verre, un composite non recyclable ? C'est tout l'enjeu de Frédéric Clermont, 41 ans, qui planche sur le sujet depuis fin 2017. "Utopik, j'ai choisi ce nom, car l'idée de départ, concevoir un produit qui ne produirait aucun déchet non valorisé, est très ambitieuse, presque impossible."

© Utopik

De nombreux projets de planche de surf "éco-responsable" existent, mais "Utopik" veut aller bien plus loin que tout ce qui s'est fait jusqu'à présent. "Si déjà on pouvait éviter d'utiliser du polystyrène ou de la fibre de verre, ce serait une belle avancée. La fibre de lin ou de cellulose et le liège utilisés aujourd'hui en substitution sont certes tous recyclables mais ils ne sont pas valorisés au bout de la chaîne. Ils sont soit incinérés, soit enfouis. J'ai donc voulu pousser le concept jusqu'au bout."

La vraie question : la filière de recyclage

Installé en Bretagne depuis une dizaine d'année, Frédéric Clermont entreprend en novembre 2017 de se frotter aux grosses dépressions d'automne à Brandon Bay, en Irlande. Un trip surf et windsurf entre copains. C'est là bas qu'il réalise que, pour cause de casse ou d'usure, il doit changer tous les cinq ans environ d'équipement et que son matériel finit inéluctablement à la déchetterie. Il se pose alors une question simple : comment faire de sa planche un objet valorisable en fin de vie ?

"La problématique est évidemment le type de matériaux qu'on utilise, mais plus important encore, il faut s'interroger sur la filière de recyclage. Je pense au tombeau avant le berceau. C'est entre autres pour cela que j'ai choisi l'aluminium et le bois pour mon projet de planche". 

Contrairement à d'autres matériaux intéressants sur le papier, mais trop compliqués ou trop chers à recycler, l'aluminium présente l'avantage d'être très bien recyclé. Un savoir-faire qui existe partout dans le monde, et pas seulement en France ou en Europe, selon Frédéric Clermont. "Par ailleurs, ce matériau présente la particularité de se bonifier au fil des cycles de recyclage", explique l'ingénieur. "Plus on le recycle, plus il devient intéressant. Et surtout, l'énergie qu'on utilise pour le recycler et le réutiliser diminue drastiquement par rapport à celle nécessaire à la première fabrication. Son impact environnemental chute plus on le recycle. Son cycle de vie est quasiment éternel". Quant au bois servant à l'habillage de son prototype, il est lui aussi un déchet avec une vraie valeur. Exploitable sous de multiples formes, notamment en sciure pour des toilettes sèches.

Selon le projet de l'ingénieur, tout l'aluminium utilisé viendra directement d'une filière de recyclage, cependant que le bois sera sourcé directement en Bretagne et en Espagne. "On utilise une espèce d’arbre ayant une croissance très rapide, non invasive, ayant le plus fort taux d’absorption de dioxyde de carbone parmi les espèces arborescentes, histoire de réduire encore plus notre empreinte carbone". Une variété dont Frédéric taira le nom, soucieux de "garder quelques secrets".

Deux prototypes et un crowdfunding

Lancée depuis deux ans, l'aventure "Utopik" arrive aujourd'hui à une phase critique, celle du financement. "Toute la partie recherche et développement est finalisée", détaille le porteur de projet. "J'ai fabriqué deux planches, des versions 0 en quelque sorte, qui m'ont permis de trouver les bons réglages. Maintenant il reste à trouver des fonds pour passer aux étapes suivantes". 

La suite pourrait aller très vite, suivant l'évolution de la campagne de financement participatif actuellement en cours. "Mon but est de créer des fonds propres permettant d'être éligible à un prêt ou une subvention. Sans fonds propres, c'est très compliqué", explique Frédéric Clermont. Il reste un peu plus de 20 jours pour y contribuer et permettre à "Utopik" d'atteindre la barre des 4 000 €, objectif fixé (1 340 €, soit 1/3 de la somme, ont été recueillis à ce jour).

https://vimeo.com/374188868

Si le projet arrive à dépasser ce montant, le surplus sera utilisé pour réaliser une étude d'éco-conception ACV (Analyse du cycle de vie) qui permettra d'affiner encore la conception de la planche pour qu'elle ait le moins d'impact possible sur l'environnement. Le prix du produit fini, lui, n'est pas encore défini. "Cela dépendra du financement que je parviendrai à réunir. Plus j'ai de moyens disponibles, plus je pourrai produire en quantité et donc tirer les prix vers le bas. C'est encore en réflexion". Mais d'ici là, il faut déjà valider la première étape : le financement participatif.

Pour participer au projet, c'est par ici.

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