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Traversée de l'Afrique à vélo pour grimper
  • Aventure

Traversée de l’Afrique à vélo : 12 000 km pour aller grimper à Rocklands, « le paradis du bloc sur Terre »

  • 4 août 2023
  • 11 minutes

Coralie Havas Coralie Havas Passionnée d'escalade, de montagne et de culture outdoor au sens large, Coralie est journaliste pour Outside. Elle est basée à Uzès quand elle n'est pas sur la route à bord de son van.

Difficile pour Sophie Berthe, 25 ans, la petite soeur de Seb Berthe, l’un des meilleurs grimpeurs de sa génération, et Loïc Debry, 26 ans, un couple de deux Belges passionnés d’escalade, de ne pas répondre à l’appel du grès orangé de Rocklands, littéralement le "pays du rocher", l’un des spots de bloc les plus populaires au monde situé à 200 kilomètres de Cape Town, en Afrique du Sud. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que leur voyage, au départ du Caire (Egypte), n’a pas été de tout repos : 11 997 kilomètres parcourus, 11 pays traversés et des rencontres improbables (et pas toujours bienveillantes) … Un périple qu'ils nous ont raconté dans une longue interview, à peine descendus de selle en Afrique du Sud.

Mercredi 2 août. Arrivés à Rocklands, aka "le paradis du bloc sur Terre", Sophie et Loïc n’ont qu’une seule hâte : aller se frotter aux blocs locaux. Et après dix mois de voyage à vélo à travers l’Afrique sans réellement pouvoir s’adonner à leur passion, on les comprend ! Entre deux sessions de grimpe, ils ont pris le temps de répondre à nos questions. L’occasion de revenir avec eux sur leurs moments forts de leur périple, sur leur organisation et de discuter au passage d’écologie.

Traversée de l'Afrique à vélo pour grimperTraversée de l'Afrique à vélo pour grimperTraversée de l'Afrique à vélo pour grimperTraversée de l'Afrique à vélo pour grimper

Pourquoi avoir choisi de traverser l’Afrique à vélo ?

Sophie : Faire le tour du monde à vélo était l’un de mes rêves d’enfants. […] Je ne sais pas si je vais le réaliser un jour, car j’ai grandi depuis. Mais bon, il fallait tout de même commencer par un continent. Et j’ai toujours eu l’Afrique dans un coin de ma tête. Notamment parce que mes parents ont vécu au Rwanda à l’époque. J’y ai aussi passé la première année de ma vie. Comme j’étais la seule de la famille à n’en avoir aucun souvenir, j’avais vraiment envie de découvrir ce continent par moi-même. Alors j’en ai parlé à Loïc, qui au début n’était pas très chaud. Mais après quelques années de discussions, le temps de mettre en oeuvre ce projet, nous sommes partis ensemble.

Loïc : De base, il faut savoir que je n’aime pas le vélo. Je suis vraiment à fond dans l’escalade, c’est ma passion. Et mon travail avant de partir. Donc mis à part pour me déplacer sur quelques kilomètres au quotidien, je n’avais, comme Sophie, jamais trop fait de vélo. […] Mais comme on avait envie de vivre notre voyage à fond, le vélo s’est très vite imposé. En voiture, tu te sens un peu trop téléporté d’un endroit à un autre. On ne voulait pas enchaîner les beaux endroits sans aussi voir ce qu’il y avait entre.

Sophie : Mais bien que l’on ne soit pas des cyclistes, le challenge sportif derrière tout ça nous motivait. Même si durant notre voyage, on a plus considéré le vélo comme un moyen de déplacement que comme une passion pure.

Vous avez mis votre passion pour l’escalade de côté pendant 10 mois. Ce n’était pas trop difficile ? Qu’avez-vous mis en place pour garder la forme ?

Sophie : J’ai grandi dans une famille de grimpeurs, alors forcément, l’escalade a toujours fait partie de ma vie. Mais j’ai aussi pratiqué beaucoup d’autres sports, j’ai pas mal couru, dansé, nagé. Avant ce voyage, il m’était déjà arrivé de ne pas grimper pendant de longues périodes. Peut-être par opposition à mon père ou à mes frères [tous de très forts grimpeurs, notamment Seb qui s'est récemment essayé à la grande voie la plus difficile du monde, ndlr]. J’ai repris plus sérieusement la grimpe il y a quelques années seulement. Mais quand je suis partie il y a dix mois, j’ai fait le choix de me focaliser uniquement sur ce voyage à vélo, en me disant que le retour à la grimpe me ferait énormément plaisir. Pour Loïc, c’était un peu plus compliqué de mettre l’escalade de côté. Il avait quand-même emporté une petite poutre d’entraînement pour garder la forme pendant le voyage.

Loïc : L’escalade, c’était la raison qui me freinait à partir. Il était hors de question que j’abandonne ce sport pendant un an. Mais avant le départ, je sentais que j’arrivais un peu à un moment décisif. J’ai pris conscience que je n’allais pas devenir grimpeur pro. […] Et comme Sophie venait de finir ses études, il m’a semblé que c’était le bon moment pour prendre une pause. Le premier mois sans grimpe, ça a été supportable. C'est après que j’ai commencé à devenir un peu fou ! Alors je me suis mis à faire des petites séances de suspensions durant les jours de repos de vélo. Et on a quand-même trouvé quelques blocs sur le chemin !

Sophie : On a grimpé à Meroë [site de bloc au Soudan, ndlr]. Il faisait beaucoup trop chaud mais c’était très chouette de pouvoir remettre nos chaussons. On a aussi fait du bloc en Ethiopie, au Kenya, où il y a un petit secteur qui essaie tant bien que mal d’émerger, et aussi au Spitzkoppe en Namibie, un spot bien plus développé. Et puis, nous avions la perspective de Rocklands en tête durant tout le voyage. On compte y rester un mois et demi. […] Ce matin, on a retrouvé des sensations de grimpe perdues. Mais on n’a plus la même force, ni le même influx d’avant. On a aussi les hanches un peu bloquées. Quoiqu’il en soit, c’est hyper agréable d’avoir découvert un autre sport, le vélo, et de revenir à l’escalade.

Loïc : On a accumulé de la motivation pendant un an ! Après, moi je ne trouve pas cette reprise "agréable". On n’a pas de peau [sur les doigts, ndlr], on est nuls. Et puis, le voyage nous a pompé pas mal d’énergie : on a perdu beaucoup de masse musculaire dans le haut du corps durant les premiers mois, et ce malgré les séances de poutre. Mais je crois que ça va revenir.

Vous êtes partis avec quel matériel ?

Sophie : On avait chacun quatre sacoches, deux à l’avant et deux à l’arrière. On y mettait notre équipement de base pour le bivouac (sac de couchage, sac à viande, matelas et tente), un réchaud également, des vêtements, de la nourriture. Et du matériel médical qui prenait beaucoup de place. Heureusement, on ne l’a pas beaucoup utilisé. Mais pour un voyage comme ça, c’est quand-même indispensable. En ce qui concerne l’escalade, on avait chacun notre paire de chaussons, un petit crash-pad que l’on a fait sur-mesure afin qu’il puisse rentrer sur notre porte bagages. Et une poutre. On a aussi rajouté une paire de chaussons sur le chemin parce que l’on s’est rendus compte que l’on ne savait plus rentrer dans nos chaussons habituels [les grimpeurs assidus ont généralement des chaussons d’escalade plus petits, de deux ou trois pointures inférieures, que leurs chaussures de ville. Un moyen de gagner en précision auquel s’habituent les pieds. Sauf qu’après plusieurs semaines sans grimper, les douleurs reviennent vite, ndlr].

Traversée de l'Afrique à vélo pour grimper
(Sophie Berthe)

Côté ravitaillement, vous vous organisiez comment ?

Sophie : On se ravitaillait sur le chemin. Après, tout dépendait du pays où l’on était. Par exemple, au Soudan, on devait partir avec deux/trois jours de réserves sur le vélo, ce qui était assez lourd à porter. […] Parfois, il nous arrivait de trouver quelques petits restaurants vraiment pas chers. Comme en Tanzanie, où l’on mangeait tous les jours du riz et des haricots. Ca s’est très vite avéré très monotone. Mais par contre, c’était 15 centimes le repas. Sinon pour l’eau, on avait deux gourdes filtrantes. On avait ainsi une capacité de réserve de 5/6 litres d’eau. Très utile pour la traversée du désert.

Quels moments vous ont le plus marqués ?

Sophie : Le pays le plus marquant a été, pour nous deux, l’Ethiopie. Et ce, pour plusieurs raisons. Déjà parce que c’est un immense mélange de personnes, de cultures et de paysages tous très différents. L’Ethiopie a aussi été le pays qui a été le plus difficile à traverser. D’abord d’un point de vue physique parce qu’il y a des montagnes partout. Au niveau du dénivelé, c’était quelque chose ! Et puis, émotionnellement, ça a été assez dur. Pour remettre les choses dans leur contexte, l’Ethiopie sortait d’une guerre. L’accord de paix a été signé deux semaines avant que l’on rentre dans le pays. Donc c’était un contexte socio-économique et politique particulier. […] Peut-être que c’était l’effet vélo mais les gens n’étaient pas ravis de nous accueillir… au point de nous lancer des cailloux quand nous étions sur le vélo. Tous les jours. Mais une fois que l’on descendait des vélos, que l’on était dans un milieu plus calme, où l’on avait le temps de se présenter, ça allait beaucoup mieux.

Loïc : Les gens nous interpellaient à tous bouts de champs. Mais on ne pouvait pas s’arrêter pour tout le monde. C’était une frustration accumulée. Alors ils nous lançaient un caillou, nous courraient après, essayaient d’attraper nos vélos. On devait prendre des jours de repos émotionnels pour survivre à ces moments parce que c’était vraiment dur.

Sophie : Toujours en Ethiopie, on s’est aussi fait attaquer dans nos tentes. Avant un bivouac, un groupe de jeunes bien éméchés est venu nous parler, nous demandant de l’argent sauf que l’on a dit non. Parce que si tu commences à donner de l’argent, tu ne t’en sors pas du tout. Gentiment, on a réussi à les faire s’éloigner. Et en partant, ils ont envoyé un caillou sur Loïc. Et le soir, dans nos tentes, pile au moment où l’on a éteint nos lumières, on se fait attaquer par une pluie de cailloux venue dans tous les sens. Ce n’était pas une chute de pierre parce que les cailloux ne volent pas à l’horizontale ! Ca a défoncé notre tente, Loïc a failli recevoir un caillou sur la tête. Alors on a dû redescendre au milieu de la nuit 200 mètres plus bas. On a fini par dormir sur le bord de la route en dessous de notre bâche. Une sacrée aventure, pas la plus belle, mais en tous cas on s’en souviendra !

Loïc : J’ai été aussi fortement marqué par le Soudan. Là-bas, les gens sont incroyables. Tu ne peux pas y passer sur le temps de midi sans que quinze personnes essaient de t’inviter manger chez eux. […] Sinon, au début de notre voyage, en Egypte, les flics nous ont suivi en voiture sur 700 kilomètres. Ils nous attendaient toute la nuit devant l’hôtel pour être sûrs que l’on ne s’enfuyait pas, soi-disant pour nous protéger. Mais en réalité, on a compris qu’ils ne voulaient pas que l’on voie l’envers du décor de ce pays très touristique. C’est un territoire sur-militarisé, notamment depuis le printemps arabe en 2011. […] Mais ils étaient quand-même gentils. On arrivait à se faire offrir le thé à chaque poste de police !

La vie de couple sur les routes, c’est comment ?

Loïc : Je dirais que les disputes sont inévitables. […] Il faut surtout rester à l’écoute de l’autre, essayer de réagir sur ce qui a créé la dispute et être capable de distribuer les rôles en fonction de ce que l’on aime et ce que l’on sait bien faire.

Sophie : Tu peux être nul pour monter la tente mais très fort pour créer les itinéraires. […] Il faut être capable de mettre son ego de côté, accepter que l’on est nul dans une tâche et laisser l’autre la faire. […] Et puis, l’avantage du vélo, c’est quand on sent que l’on est grognon, on peut se séparer de 200 mètres pour réfléchir de son côté tout en roulant. Le meilleur conseil que je puisse donner ? Ne partez pas en tandem ! Sinon, on avait créé une routine dans le voyage (trouver l’eau, acheter la bouffe, monter la tente, créer l’itinéraire pour le lendemain). Parfois, on se mettait également des moments de couple, où l’on regardait une série, où l’on passait du temps ensemble. Un temps plus qualitatif, même si le voyage en lui-même était qualitatif.

Comment avez-vous financé ce projet ?

Sophie : Déjà, je tiens à dire que c’est un super grand privilège de pouvoir mettre sa vie entre parenthèse pendant aussi longtemps. […] J’ai pris une césure avant de commencer à bosser, c’était l’idéal pour moi. Et surtout, j’ai pu mettre l’argent, gagné ces dernières années durant mes jobs étudiants, de côté, notamment parce que j’ai eu la chance d’avoir des parents qui ont financé mes études. On avait prévu de dépenser 10 000€ par personne. Et on a super bien géré notre budget ! Si on part sur le long court, je trouve que c’est important d’avoir un tableau Excel et d’y intégrer toutes ses dépenses. C’est un petit peu de travail mais ça permet de vraiment avoir un oeil sur ce que l’on dépense et d’agir en fonction. Là, on est à 10 mois de voyage et on vient de dépasser les 10 000€ de voyage… à deux. Soit la moitié de notre budget prévisionnel !

Loïc : La nourriture a été notre plus gros poste de dépenses. Parce qu’en faisant du vélo, tu dois beaucoup manger. Et là, on ne se mettait pas de limites. […] Les logements n’étaient pas très chers jusqu’à présent. Et puis, nous avons beaucoup bivouaqué. Côté extras, c’était beaucoup de recherches en amont pour savoir ce qui coûte le moins cher et pas mal de négociations. Sophie était particulièrement féroce à ce sujet, ce qui a drastiquement diminué notre budget !

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Peut-on dire que votre voyage s’inscrit dans une démarche écologique ?

Sophie : Souvent, quand on pense "voyage à vélo", on pense à la dynamique de diminuer son empreinte carbone. On suit beaucoup de comptes Instagram de cyclo-voyageurs qui justifient leur périple par cela. Mais qui vont prendre trois ou quatre avions au cours de leur périple. Ca nous semblait un peu étrange et un peu hypocrite.

Loïc : C’est aussi toujours un peu difficile d’accepter que l’on n’est pas parfait. Mais déjà, si l’on fait de son mieux, c’est déjà très très bien. […] L’écologie, ça nous tient à coeur, parce qu’en tant que grimpeurs, on passe beaucoup de temps dans la nature. On a honnêtement fait de notre mieux pour trouver des alternatives à l’avion [Sophie et Loïc ont pris l’avion pour rejoindre Le Caire, et le prendront à nouveau pour rentrer de Cape Town, ndlr]. Mais il n’y en avait pas. Il est interdit d’accoster en Egypte, personne ne remonte la côte africaine en voilier, c’est dangereux.

Sophie : On aurait vraiment aimé prendre le bateau pour rentrer d’Afrique du Sud sauf que c’était trop compliqué. Soit on prenait le voilier, qui nous faisait passer par le Brésil avant d’arriver en Europe. Soit on montait dans un bateau cargo, ce qui nous aurait coûté 100€ par jour et par personne pendant trois semaines. Ce qui était beaucoup trop cher pour nous. Dire que l’on fait ça pour des raisons écologiques viendrait à mentir. Aux autres, et à nous-mêmes surtout. […] En avion, notre empreinte carbone revient à 2,1 tonnes de CO2 par personne. Alors que l’on devrait rester en dehors de 2 tonnes de CO2 par personne et par an. En réalité, on fait surtout ça parce que l’on avait très envie de découvrir le paysage, mais aussi pour le challenge sportif. […] C’est un écart dans mes valeurs puisque je n’avais plus envie de prendre l’avion. J’ai eu beaucoup de mal à le faire […] Je me souviens qu’au moment où nous avons pris les billets d’avion, j’avais les larmes aux yeux. Je me sentais mal par rapport à ça. […] Là, je me dis qu’à mon retour, je pourrais être à nouveau être alignée avec mes valeurs. Et que je pourrais communiquer autour de celles-ci. Savoir mettre le doigt sur nos contradictions, c’est important pour pouvoir ouvrir la discussion sur des sujets importants.

Vous avez déjà pensé au retour ? À d’autres projets ?

Loïc : Cette traversée nous a permis de faire le point sur notre vie, de savoir que l’on voulait faire plus tard. Sur le vélo, on avait facilement cinq heures par jour pour y réfléchir. L’idée, c’est de revenir se poser en Belgique un ou deux mois pour s’organiser dans le but de s’installer à Fontainebleau. Là-bas, on va essayer un job sur place. Sophie en tant qu’orthophoniste. Et moi, j’aimerais bien travailler dans l’environnement, en tant qu’ingénieur à mi-temps. Et puis, grimper, grimper, grimper… L’escalade m’a obnubilé pendant tout ce voyage. J’ai une nouvelle motivation !

Sophie : J’ai bien envie de récupérer mon ordinateur pour pouvoir écrire plein de choses. J’avoue que le vélo a l’avantage de donner plein d’idées. J’aimerais bien bosser à mi-temps pour avoir le temps de développer d’autres projets à-côté, un podcast notamment, et pour grimper aussi. On ne va pas habiter à Fontainebleau pour rien ! On aimerait bien voyager à vélo en Europe, mais plus en mixant train et vélo. Et pourquoi pas aller dans des sites d’escalade aussi. […] L’idée c’est de revoir nos déplacements, et d’aller vers quelque chose comme ce qu’Ecopoint Climbing propose [aller grimper by fair means, à savoir à pied, à vélo et/ou en train, ndlr].

Loïc : Et donc ne plus prendre l’avion.

Carte traversée Afrique pour grimper
(Sophie Berte et Loïc Debry)

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