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Van sous la neige station de ski
  • Voyage
  • Vanlife

Tout ce qu’il faut savoir pour réussir votre séjour au ski… en van et en hiver

  • 27 janvier 2022
  • 5 minutes

Coralie Havas Coralie Havas Passionnée d'escalade, de montagne et de culture outdoor au sens large, Coralie est journaliste pour Outside. Elle est basée à Uzès quand elle n'est pas sur la route à bord de son van.

Partir à la dernière minute, dormir avec vue sur les montagnes et être parmi les premiers sur les pistes le lendemain matin, le voyage en van l'hiver regorge d'avantages. Idéal pour aborder les vacances aux sports d’hiver autrement, en étant plus mobile selon l’enneigement et la météo, témoigne Coralie, notre journaliste, vanlifeuse été comme hiver, qui nous livre ici toutes ses astuces pour que l'aventure reste une partie de plaisir.

Comme toujours, dès que l’on part en van avec mon copain, on n’a aucun plan en amont – souvent indécis, il nous arrive de décider de la destination la veille. Peu importe vu que nous n’avons guère de choses à prévoir à l’avance, mis à part des vêtements techniques et le matériel pour les différentes activités. Rien ne nous attend – ni location ni embouteillages. Cette année, nous optons pour les Écrins, nos montagnes préférées autant l’hiver que l’été. Bien-sûr, on se laisse la possibilité de changer de vallée au gré de nos envies : s’il y a bien un avantage à partir en van, c’est de pouvoir aller chercher la neige là où elle est fraîchement tombée. Qui sait peut-être que nous irons faire du ski de fond au cœur d’une forêt de mélèzes dans l’étonnante vallée de Ceillac, côté Queyras ou bien non loin du col du Lautaret, près de la Grave. Nous pourrions également nous laisser tenter par les domaines skiables de Serre-Chevalier ou de Puy-Saint-Vincent, une station familiale située aux portes du Parc National des Écrins... Les possibilités sont infinies, à condition de s'organiser un minimum.

Trouver le bon spot

Arrivés aux alentours de 17h, fin décembre, nous nous garons sur le parking du village de Vallouise, une petite station familiale. Désireux de profiter de l’air de la montagne, nous allons flâner, à la nuit tombée, dans les ruelles désertes du village, le froid glaçant nos joues. À vrai dire, les lieux nous sont familiers, on a l’impression de retourner chez soi après de longs mois d’absence. Au-delà d’une activité méditative, nous profitons de notre balade pour repérer les toilettes publiques qui ne seront utiles tout le long du séjour, même si toutes les excuses seront bonnes, entre les diverses pauses café et les soirées au restaurant.
Plus tard, nous nous mettons en quête d’un endroit pour dormir. Avec notre Volkswagen T5, nous optons pour l’autonomie totale, c’est ce que l’on préfère, et ce même si les aires de camping-car et les caravaneiges ne manquent pas. Nous n’avons pas besoin de branchements électriques, notre consommation se résume à nos téléphones portables, notre appareil photo et au réfrigérateur. Le tout étant branché sur les batteries du van qui se rechargent dès que nous roulons.

Pour trouver un spot, rien ne plus simple, on utilise l’application aussi indispensable que populaire : Park4Night, référençant de nombreux lieux.

Rester au chaud

L’hiver, nous préférons les fonds de vallée, à proximité des villages – il y a fait généralement moins froid. Petit plus : notre chauffage stationnaire est en panne, il faudra donc s’adapter. Heureusement, les températures sont loin d’être glaciales, autour de -2°C la nuit. Avec quelques astuces, notamment orienter le pare-brise au sud afin de profiter de chaque rayon du soleil pour réchauffer le véhicule, et un bon duvet, rien n’est insurmontable. L’idée principale, pour rester au chaud, étant de limiter les sources de déperdition d’énergie – à l'avenir, nous avons prévu d’investir dans une protection isotherme externe, le meilleur moyen, selon nous, de gagner quelques degrés et d’éviter la condensation dans le van.

D’ailleurs, si comme nous, nous partez sans chauffage, veillez à ce que les eaux ne gèlent pas. Pour cela, ne remplissez jamais les réservoirs à fond pour éviter la casse par dilatation, s’il venait à geler. Comme tout est en plastique, cela endommagerait les circuits d’eau en créant des fuites.
Au matin venant, nous expérimentons un réveil à 2°C, guère agréable lors des premières minutes mais pour réchauffer l’atmosphère du van, rien de tel que la préparation du café – c’est l’avantage des petits espaces. Économique et écologique, plaisantons-nous. À ce propos, quand il fonctionne, notre chauffage ne consomme guère d’énergie supplémentaire. Il s’alimente via le réservoir de gazoil, à comptez 2 litres de carburant pour 24h de chauffage en continu, sachant qu’en réalité, il ne tourne généralement que quelques heures par jour.

Suivre le soleil

Quelques minutes plus tard nous voilà au pied de notre première cascade de glace, accompagnés d’un guide. Étant déjà grimpeurs, rien de bien compliqué pour nous, même si nous sommes guère habitués à cet élément assez déconcertant. Après une matinée découverte sous une fine pluie à gravir ces parois de glace, nous sommes gelés et… trempés. Ni une ni deux, nous remontons dans notre van, en quête de soleil. Après une vingtaine de kilomètres, nous apercevons des premiers rayons.

Investir dans du bon matos

Avec un peu d’organisation, nous réussissons à faire sécher nos vêtements assez rapidement au vu de leur technicité, d’où l’importance d’être bien équipés. Sous-couches respirantes, vestes et pantalons aussi respirants eux aussi qu'imperméables vous changeront la vie.
Les jours suivants, les sorties ski s’enchaînent, entre rando et alpin. En fin de journée, nous rentrons nos chaussures dans l’habitacle afin qu’elles sèchent plus rapidement et qu’elles restent relativement au chaud. Ensuite, nous jouons un peu au Tetris quand il s’agit de rentrer le matériel dans notre van, nous faisant réfléchir à l’achat d’une barre de toit. Bien que l’idée soit séduisante, nous sommes un peu réticents : notre van ne passerait plus sous la barre des 2 mètres, ce qui ne nous permettrait plus de rentrer dans certains parkings.

En résumé, partir à la montagne en van l'hiver, c'est totalement jouable. Avec un peu d'organisation (et de résilience pour ceux qui, comme nous, partent sans chauffage !), on arrive à profiter de ces journées dans la poudreuse aussi bien qu'en location, peut-être même davantage. À vrai dire, nous avons surement eu tendance à faire traîner nos balades de début de soirée, à rester plus longtemps à profiter de la chaleur humaine des restaurants et apprécier un peu plus cette raclette, à la bougie, avant de faire, dès le petit matin, l'ouverture des remontées mécaniques, pour profiter les pistes encore totalement vides. Un rêve !


Envie de plus de confort encore ? Local à skis, piscine chauffée, sauna ... tous les services proposés en stations

Coralie a une approche assez minimaliste de la vanlife, quelles que soient les températures, mais avoir davantage de confort n’est pas pour déplaire à la plupart des vanlifers. La montagne en van n’est pas forcément synonyme d’autonomie totale – d’autres solutions existent. Que ce soit dans les Alpes, les Pyrénées ou encore dans les stations plus familiales du Jura, des Vosges et du Massif-Central, la plupart des stations de ski en France proposent des parkings ou aires de stationnement pour vous accueillir au pied des pistes ou à proximité des navettes gratuites les desservant. Ces dernières, à retrouver sur AireCampingCar, vous donnent accès à un branchement électrique, à l’eau et à une zone pour faire vos vidanges. Elles sont généralement payantes, comptez entre 15 et 25€ par jour.

Sinon, pour plus de services, on peut également penser aux campings caravaneige, permettant d’avoir accès à un local à ski, à un restaurant et pour certains, à une piscine chauffée voire à un sauna. Les tarifs varient généralement entre 15 et 30 € par jour. Rendez-vous sur Campingo pour trouver le caravaneige le plus proche de votre station préférée.

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