À la veille d’une nouvelle prise de parole du gouvernement sur la situation sanitaire, les chances de réouvrir les remontées mécaniques dans les stations de sports d’hiver au 20 janvier ont potentiellement disparu. Pire encore, elles pourraient rester fermées pendant les vacances de février et le reste de la saison.
L’information a commencé à circuler dès hier soir, publiée par nos confrères du Monde : « le gouvernement ne s’oriente pas vers une réouverture des remontées mécaniques, début février, dans l’optique des vacances scolaires ». L’hypothèse devrait être confirmée demain soir, lorsque le Premier ministre, Jean Castex, prendra la parole pour un nouveau point d’étape sur la situation sanitaire.
Avant de l’annoncer officiellement, des membres du gouvernement ont largement laissé sous-entendre que les remontées mécaniques resteraient encore à l’arrêt, pour une durée indéterminée. En cause notamment, le « haut plateau » de contamination sur lequel nous stagnons depuis début décembre, à hauteur d’environ 20 000 nouveaux cas de Covid-19 par jour. Invité de l’émission « C à vous » sur France 5 hier soir, Jean Castex s’est exprimé à propos des stations de ski : « pas question de privilégier les questions économiques sur les questions sanitaires ». Un discours on ne peut plus clair, complété par d’autres membres de l’exécutif.
Le Monde a également rapporté ces mots d’un ministre : « Quand le président avait annoncé la fermeture des stations de sports d’hiver, il avait bien conditionné leur réouverture à une baisse de la diffusion du virus, avec moins de 5 000 contaminations par jour. Or, on n’y est pas du tout… ».

La faute au nouveau variant de Covid-19 ?
Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d’État au tourisme, a confié à France Culture hier que le gouvernement « sait combien le mois de février est important, mais l’on doit aussi composer avec ces variants qui n’étaient pas prévus au mois de décembre et sont apparus fin décembre, début janvier. C’est naturellement la situation sanitaire qui devra guider les décisions ».
Si ces fermetures - sans oublier les établissements hôteliers et les restaurateurs - pendant les vacances de Noël ont déjà largement fragilisé les stations, le pire reste à craindre. « Les professionnels s’attendent à au moins 50% d’annulation, en cas de fermeture des remontées mécaniques », écrit Le Monde. Pour soutenir ces stations, les aides financières allouées par le gouvernement ont déjà été renforcées, notamment par le biais du chômage partiel. Ce dispositif pourrait être encore favorisé pour tenter de stabiliser l’économie locale.
Face à cette crise sans précédent, les stations s’organisent pour tenter de produire, autant que possible, un semblant d’activité. Comme nous l’écrivions hier, certaines misent sur des offres hôtelières pour attirer les télétravailleurs à la montagne. Mais difficile de se réinventer sans la moindre visibilité - reste donc à attendre les annonces demain soir de l’État, et la conférence de presse d’Olivier Véran le 21 janvier.
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