De nouveaux éléments révélés lors du procès à Innsbruck éclairent sous un autre jour le verdict dans l’affaire du Grossglockner. En janvier 2025, Kerstin Gurtner est morte d’hypothermie après avoir été laissée seule sur les pentes du plus haut sommet d’Autriche par son copain et compagnon de cordée. Reconnu coupable d’homicide involontaire par négligence aggravée, Thomas Plamberger, a été condamné à cinq mois de prison avec sursis — bien loin des trois ans encourus. Une décision qui, au-delà du drame, interroge : s’agit-il d’une indulgence de la part du juge, alpiniste lui aussi, ou d’une minoration de la responsabilité de l’accusé, initialement présenté comme un pratiquant aguerri ? Double appel après le verdictQuelques jours après le jugement rendu à Innsbruck, les deux parties ont fait appel. Thomas Plamberger conteste sa condamnation pour homicide involontaire par négligence aggravée, tandis que le parquet a interjeté appel de la peine, jugée trop clémente. Dans un communiqué publié le 24 février, le tribunal régional d’Innsbruck précise que ces recours portent sur la culpabilité et la sanction, même si l’accusation a depuis limité son appel à la seule question de la peine. Le verdict n’est donc pas définitif : les parties disposent de quatre semaines pour déposer leurs recours écrits, avant qu’une décision finale soit rendue par la cour d’appel régionale supérieure d’Innsbruck. La mort en Autriche de Kerstin Gurtner, 33 ans, sur les pentes du Grossglockner (3 798 m) a bouleversé la communauté alpine européenne. Mais au-delà du drame lui-même, c’est la sanction prononcée contre son compagnon de cordée qui a secoué randonneurs et alpinistes. Jeudi dernier, au terme de quatorze heures d’audience devant le tribunal régional d’Innsbruck, Thomas Plamberger, 39 ans, a été reconnu coupable d’homicide involontaire par négligence aggravée. En droit autrichien, cette qualification s’applique lorsqu’une personne agit d’une manière « inhabituellement et remarquablement insouciante », rendant l’issue dramatique pratiquement prévisible. La journaliste Bernadette Bayrhammer, rédactrice en chef de Die Presse présente au procès qu’elle suit depuis…
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