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Maryline Nakache Marathon des Sables
  • Aventure
  • Trail Running

Maryline Nakache, reine du Marathon des Sables

  • 17 avril 2025
  • 4 minutes

Sylvie Sanabria Sylvie Sanabria Longtemps allergique à toute forme de sport, Sylvie se révèle sur le tard marathonienne, adepte du yoga et s’initie même au surf et à la voile. En 2018, elle co-fonde Outside.fr dont elle prend la direction éditoriale. Elle est basée à Paris et dans les Cévennes.

La star du Marathon des sables cette année, c’est elle : première femme à entrer dans le Top 10 du MDS Legendary - 250 km en 6 étapes  - Maryline Nakache, N°1 chez les femmes, a terminé 4e au général,  juste derrière le redoutable trio marocain masculin. À seulement 3h du vainqueur ! Mais, forte de sa légendaire endurance sur du long, voire du très long, il ne faudrait sans doute pas grand chose, pour qu’elle décroche la 3e place.

Grande révélation féminine du Marathon des Sables cette année, Maryline Nakache a donné quelques frayeurs aux coureurs marocains, pourtant réputés imbattables sur cette épreuve. Au point que certains rêvaient déjà de voir la vainqueur chez les femmes grimper sur la troisième marche du podium… au scratch. Du jamais vu. Mais il ne faut jamais dire jamais. Surtout en ultra où les femmes ont montré que leur endurance pouvait les mener très loin, bien devant leurs concurrents masculins. Comment s’est préparée la traileuse pour atteindre un tel résultat ? Faire mieux encore est-il envisageable pour elle sur cette épreuve et comment ?  

En 2023 tu remportais ton premier Marathon des sables,  une épreuve hors normes bien loin de tes conditions d'entraînement habituelles. Comment as-tu géré cette deuxième participation qui t’a conduite tout près du podium au scratch ?

Déjà, j'avais très peur, parce qu'en 2023, j'avais beaucoup souffert à cause de la chaleur : 45-50 degrés… Et c'est vrai que nous, les Européens, n’y sommes pas trop habitués. Et puis, j'avais eu des ampoules au pied. Aussi, cette année, j’y suis allée en me disant : tu vas souffrir, mais bon, tu peux le faire, tu l'as déjà fait une fois. Mais j’ai aussi optimisé ma course. J’ai mieux préparé mes pieds, et j’ai changé de chaussures et de sac pour un beaucoup plus confortable. Quant à la chaleur, pas facile de s’y acclimater, mais j'avais fait la Transgrancanaria quand même en février, ce qui m’a permis de voir ce que ça pouvait donner et j’ai travaillé la course dans le sable sur la dune de l’Espiguette, dans le sud. Au niveau nutrition, j'ai un peu mieux optimisé en prévoyant un peu plus de ravitaillement, surtout sur la course. Je pense que j’étais un peu limite la dernière fois, c'était limite. Des micro-changements, en fait. Mais je pense que ce qui explique le moindre écart cette année avec les Marocains, par rapport à 2023, c’est la chaleur, plus gérable pour moi cette année.

Au niveau du mental, tu es donc partie avec la peur…

Oui, au départ, ce n'était pas génial. Mais justement, j'étais tellement préparée à ce que ce soit dur, que j'ai trouvé ça plutôt facile. La dernière fois, c'était le contraire. Je m'imaginais que c'était facile parce que le MDS est très médiatisé, que tu n'as pas vraiment de barrière horaire et tout le monde peut le faire, car tu peux le marcher, ou le courir. Mais cette fois, j’y ai pris du plaisir pratiquement tout le temps, alors que dans les ultra, il y a parfois des moments où on est moins bien, où ça ne va pas.

Maryline Nakache Marathon des Sables
(Ian Corless / Marathon des Sables)

Sur une course aussi longue que la MDS ( 250 km, en 6 étapes dans le désert, comment gères-tu la monotonie ?

Il faut se préparer à ça aussi. Cela dit, cette année, le parcours était plus difficile dans le sens où il y avait plus de dunes, mais il était aussi un petit peu moins monotone. Après, il y avait des passages où tout est plat, avec des lacs asséchés où tu vois le bivouac… très, très loin. C’est long ! Surtout, quand tu cours un peu vite, tu te retrouves vite toute seule devant. Mais je m'y attendais. Donc j’ai essayé de découper le parcours en plusieurs parties, pour que ça soit un peu moins long. Et, quand tu as l’habitude des ultras, et des courses de 30 heures… Courir sur 8-10 heures, finalement, c'est court. Et puis tu penses que tu vas retrouver le bivouac et les copains, que tu vas pouvoir discuter. Tu sais qu'il y a des gens qui t'attendent, qui sont là pour t'encourager. Donc, c'est sympa.

Donc là, tu frôles le podium au scratch, à 3 heures du gagnant, le redoutable Rachid El Morabity qui compte déjà 11 victoires sur cette épreuve. Que faudrait-il pour tu décroches une 3e place ?

Je pense que s'il y avait une étape encore plus longue, ça serait peut-être plus facile. Le long, c'est mon truc. Les hommes partent très vite et après, ils sont plus fatigués. Moi, je sais que je suis très endurante. Les Marocains sont quand même très forts et ils volent. Ils connaissent les terrains par cœur, ils savent trouver les endroits où le sable est un peu plus dur. Ils savent couper un petit peu là où on peut couper. Donc, ils gagnent 200, 300 mètres par-ci, par-là. Au final, ça compte !

Maryline Nakache Marathon des Sables
(Ian Corless / Marathon des Sables)

Justement, comment est ta lecture du terrain aujourd’hui ?

Elle est déjà meilleure que la dernière fois, je pense. Par ailleurs, du fait que j'étais plus proche des Marocains, je les voyais parfois, ça aide. La lecture sur ce type de terrain, ça s'apprend assez vite. Mais la difficulté, c’est que tu découvres la course au fur et à mesure. Et même si le parcours change chaque année, les Marocains ont énormément d'expérience dans cette région. Ce n'est pas de la tricherie, mais c'est une connaissance évidente.

Ex ingénieur, reconvertie dans le trail et le coaching, comment gères-tu ton quotidien aujourd’hui ?

Ma vision des choses a changé. Je préfère avoir moins d'argent et être plus heureuse, mon métier ne me correspondait plus. Aujourd'hui, je suis dans un van, basée dans le sud de la France, du côté de la Ciotat, donc je dépense très peu. Je suis également entraîneur ce qui me permet d'avoir un complément de revenus. C'est pas forcément évident, mais disons qu'aujourd'hui, je m'en contente. Pour l'instant, en tout cas. On verra par la suite s'il faut que j'augmente ma partie entraîneur. Mais, là, je vis un peu au jour le jour. J'essaie juste d'être heureuse telle que je suis. Après, le reste, c'est pas grave, ce n’est que du matériel. 

Après une 2e place à la Diagonale des fous en 2024, deux victoires à la MDS, quelles sont les courses qui te font rêver ?

Le problème, c'est que maintenant, on a trop de choix. Il y a trop de courses. Pas facile de ne pas en louper. Donc, Il y a plein de choses qui me font rêver. Déjà, refaire la Diagonale, c'est quasiment sûr. Parce que je pense que je peux encore y optimiser mes résultats. Je vais essayer de mieux m'entraîner pour cette course-là. Cette année, j’ai aussi au programme le Québec Mega Trail, en juillet. Pour l'ambiance, et la gentillesse des gens là-bas. Peut-être aussi un jour, le Tor des géants. Ou la Hardrock 100 pour l'esprit américain comme on l'aime.

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