S'abonner Se connecter
Outside
Outside : aventure training voyage culture
  • Aventure
  • Santé
  • Voyage
  • Société
  • Équipement
  • Films
  • Podcasts

Tout Outside, en accès illimité

Enquêtes, récits, reportages - sans publicité

✔︎ 30 jours gratuits
✔︎ puis 6,90€/mois ou 69€/an
✔︎ Annulable à tout moment

S'ABONNER

Tout Outside, en accès illimité

Enquêtes, récits, reportages - sans publicité

✔︎ 30 jours gratuits
✔︎ puis 6,90€/mois ou 69€/an
✔︎ Annulable à tout moment

S'ABONNER
Voilier
  • Voyage

La Transatlantique en bateau-stop ? Les conseils de Jules, en route pour le Brésil

  • 29 janvier 2024
  • 4 minutes

Coralie Havas Coralie Havas Passionnée d'escalade, de montagne et de culture outdoor au sens large, Coralie est journaliste pour Outside. Elle est basée à Uzès quand elle n'est pas sur la route à bord de son van.

Adepte de sports en tous genres, Jules Riss, 27 ans, s’est lancé dans un tour du monde un peu particulier. Son objectif ? Emprunter au maximum des moyens de transport alternatifs… dont le bateau-stop. Après avoir rallié Gibraltar à vélo depuis Metz, il est désormais sur un voilier, en route pour l’Amérique du Sud. Il nous raconte son périple et nous glisse au passage ses meilleurs conseils à l'attention de ceux qui seraient tentés par cette aventure.

5 septembre 2023. Jules quitte Metz, sa ville natale, en quelques coups de pédale. Il vient de démissionner de son poste de commercial pour suivre son rêve : réaliser un tour du monde du sport et du partage. L’idée ? « Un voyage tourné vers la rencontre, le désir de vivre de nouvelles expériences. Le tout avec le sport comme fil directeur » explique-t-il. Sur son chemin, il va notamment s’essayer au surf, au BMX, ou plus original, au bolo palma, un jeu de lancer espagnol. 

Première étape : rejoindre Gibraltar en passant par l’Espagne et le Portugal. Soit 3500 kilomètres, en mode bivouac ou chez l’habitant. N’étant pas cycliste à l’origine, c’est un véritable défi. « J’ai choisi ce moyen de transport pour sa flexibilité » détaille Jules. « Et pour pouvoir apprécier les paysages autrement. En passant dans des chemins tous terrains ou en étant plus dans la forêt par exemple. Mais aussi pour l’aspect sportif, le dépassement de soi. Je n’avais jamais fait de grandes sorties de ce type auparavant ». 

Début décembre. Il arrive à Gibraltar. De là, Jules se lance dans du bateau-stop, jusqu’au Cap Vert. Une pratique encore peu connue qui consiste à entrer en contact avec un propriétaire ou un capitaine de bateau qui acceptera de vous faire monter à bord pour un voyage d’un jour à plusieurs semaines. Une première pour lui. « Un jour, j’ai rencontré quelqu’un qui rentrait en France après avoir effectué son voyage au Brésil de cette manière » se souvient-il. « Ça m’avait vraiment étonné. Et en creusant un peu, il m’a expliqué qu’il n’avait pas vraiment d’expérience en la matière. Qu’il avait appris sur le tas. J’ai eu envie de faire de même ». 

Jules Riss bateau stop
(Jules Riss)

Le rôle du bateau stoppeur à bord

Se retrouver sur un bateau en pleine mer, plusieurs jours loin du monde, entouré d’eau à perte de vue, affronter des conditions de mer et de vents pas toujours faciles, ce n’est pas toujours simple. Surtout quand, comme Jules, on n’a jamais dormi sur un bateau. 

« Au début, c’était dur. Très dur. J’ai très vite eu le mal de mer » se souvient-il. « On est partis dans des conditions un peu compliquées à Gibraltar. Avec beaucoup de brouillard, de brume, des vagues très hautes. Et en plus de ça, il y a beaucoup de tankers et de gros navires à éviter. Le tout fait que j’ai passé plus d’un jour allongé au fond de la cabine à ne pas pouvoir bouger. Ensuite, j’ai commencé à m’amariner. Et à aider l’équipage aux tâches à bord ». 

On peut parfois imaginer qu’on ne fait qu’attendre sur un voilier, mais il y a toujours quelque chose à faire pour optimiser la navigation, explique Jules. Et si l’on s’intéresse à la manière dont il fonctionne, on découvre un univers passionnant. La tâche principale de l’équipier consiste à faire une veille tout autour du bateau, c’est-à-dire à s’assurer qu’il n’y a pas de danger en approche – un autre voilier, un cargo, ou un OFNI (Objet Flottant Non Identifié). Mais aussi surveiller que les conditions de vent et de mer restent stables. « On doit aussi s’occuper des tâches du quotidien » ajoute-t-il. « À tour de rôle, on fait la cuisine, la vaisselle, le ménage, pendant ou en dehors des quarts. […] Avant le départ, on doit aussi nettoyer l’extérieur de bateau, faire les courses… ».

Jules Riss bateau stop
(Jules Riss)

Comment faire du bateau-stop ?

« À Gibraltar, j’ai discuté avec pas mal d’équipages » détaille Jules. « Et au bout de trois/quatre jours, j’ai trouvé un voilier. Des étudiants de Grenoble qui avaient un projet environnemental autour de la protection des coraux. Ils m’ont amené jusqu’au Cap Vert. Et là, je cherche un navire pour le Brésil [qu’il a trouvé à la suite de notre entretien, ndlr] ». 

Pour rencontrer l’équipage, Jules essaie de se rendre à des endroits stratégiques. « À Gibraltar, les pontons étaient fermés » explique-t-il. « L’idée, c’est d’essayer de parler un maximum au capitaine, rester à des endroits clés, comme les douches. Les endroits où les gens vont enregistrer leur bateau. Ou la pompe à essence du port. Et après, ce n’est que des échanges, ou du bouche-à-oreille aussi. Parce que peut-être qu’un capitaine ne pourra pas te prendre dans son navire. Mais qu’il aura des connaissances qui seront prêtes à t’accepter ».

« Après, je sais qu’il y en a qui passent par des comptes tels que la bourse aux équipiers [mais aussi Sail the World,Oceancrewlink, Equipier.fr, etc, ndlr] ou des groupes Facebook » souligne Jules. « Mais selon moi, pour faire du bateau-stop, il n’y a rien de mieux que d’échanger avec quelqu’un pour voir si ça peut matcher. Que ce soit le capitaine ou l’équipier ». 

Combien ça coûte ?

Voyager en tant qu’équipier sur un voilier est économique, mais très rarement gratuit. « En général, il y a une participation à la caisse de bord, pour payer la nourriture mais aussi l’essence du bateau et les frais de port » raconte Jules. Avant le départ, on estime le budget nécessaire pour couvrir les frais du voyage. Les membres de l’équipage contribuent alors à parts égales au pot commun. À savoir qu'il faut compter entre cinq et dix euros par jour et par personne pour la partie nourriture de la caisse de bord. 

« D’autres équipages font des forfaits à la journée. Entre 30 et 40€ en moyenne, comme des chambres d’hôtel. Mais là, ça devient presque du business pour eux. Et ça leur paye leur navigation » explicite-t-il. Mais en général, la communauté des bateaux-stoppeurs est assez solidaire. « Au Cap-Vert, on est une petite dizaine à faire ça » poursuit Jules. « On s’entraide. Des collocations de bateau-stoppeurs s’organisent même. […] J’avais par exemple trouvé un bateau qui me prenait pour la Martinique. Mais je l’ai donné à un autre bateau-stoppeur. Parce que je veux absolument aller au Brésil ». Le jeune Français est désormais en route pour l’Amérique du Sud, au bord d’un voilier. Prochaine étape : visiter le continent, en auto-stop cette fois-ci. 

La suite est réservée aux abonnés

Déjà abonné ? Se connecter
Votre premier article est offert
LIRE GRATUITEMENT
ou
S'ABONNER
  • Accédez à tous les contenus d’Outside en illimité. Sans engagement.
  • Votre contribution est essentielle pour maintenir une information de qualité, indépendante et vérifiée.
  • Vous pouvez aussi acheter cet article pour 1€

À lire aussi

La Finlande l'été, kayak
Atalante

Rando, canoë, taïga et soleil de minuit : cap sur la Finlande cet été

Far Enough
La rédaction

Film « Far Enough » : de Chamonix à l’Ama Dablam à vélo

Twingo aménagée en mini-van
Marina Abello Buyle

Pour moins de 300 €, elle transforme sa Twingo en mini-van

Chris Brown Explore
Marina Abello Buyle

Après les Seven Summits et les 14×8000, la nouvelle quête des pôles d’inaccessibilité

Plus d'articles

Outside le magazine de l'outdoor

Outside entend ouvrir les pratiques et la culture outdoor au plus grand nombre et inspirer un mode de vie actif et sain. Il s’adresse à tous ceux qui aspirent à prendre un grand bol d’air frais au quotidien et à faire fonctionner leurs muscles comme leurs neurones avec une large couverture de l’actualité outdoor.

Newsletter

L’aventure au cœur de l’actualité. Chaque vendredi, les meilleurs articles d’Outside, directement dans votre boîte mail.

Liens

  • A propos d’Outside
  • Abonnements
  • Retour d'aventure
  • Mentions Légales
  • CGV
  • Politique de confidentialité
  • 1% for the Planet
  • Offres d’emploi
© Outside media 2026
Activer les notifications