Ses films sont de véritables immersions dans les exploits de Patrick Berhault, virtuose de la montagne disparu il y a vingt ans déjà. Qu’il s’agisse de « La Cordée de Rêve » qui retrace la traversée de l’arc alpin de l’alpiniste, « Sur le fil des 4000 », qui revient sur sa dramatique tentative d’enchaînement des 82 4000 des Alpes, ou « Berhault », une poignante biographie, Gilles Chappaz a su raconter les exploits du Niçois avec une puissance sans pareille. Le fruit de trente ans d’amitié, d’une éthique de tournage guidée par un profond désir d’authenticité, « d’un peu de nez, d’un peu de chance aussi » nous a confié le réalisateur dans une longue interview réalisée à l'occasion de la rétrospective dédiée à Patrick Berhault organisée par le FIFAV, festival qui a diffusé, lundi 11 novembre, ses trois films consacrés à l'alpiniste.
« Beaucoup d’alpinistes actuels ont du Berhault en eux » souligne Gilles Chappaz, journaliste, auteur et réalisateur à qui l’on doit une trilogie de films sur Patrick Berhault, alpiniste français disparu le 28 avril 2004 dont la philosophie n’a de cesse d’influencer le monde de l’alpinisme. « Les organisateurs du FIFAV [Festival International du Film et du Livre d’Aventure de la Rochelle, ndlr] ont vraiment choisi de lui rendre hommage. Cet hommage à Patrick, il vient du festival qui est le plus loin de la montagne [aucun autre festival n'a consacré une partie de sa programmation à Patrick Berhault cette année, ndlr]. Car ce sont finalement les gens de La Rochelle et non pas de la montagne qui lui rendent hommage, à l’occasion du 20e anniversaire de sa disparition. […] C'est important de se souvenir de ceux qui sont passés avant, tout simplement. De ces pionniers qui ont ouvert des portes dans lesquelles les autres alpinistes se sont engouffrés les uns après les autres ».

Pourquoi avez-vous choisi, à trois reprises, en 2001, 2004 et 2008, de raconter Patrick Berhault à travers le prisme du cinéma ?
Patrick, je le connais depuis la fin des années 70. On a un peu grandi ensemble. Lui avec sa carrière d’alpiniste. Et moi dans le journalisme spécialisé montagne. Il a notamment fait partie de l'équipe de conseillers techniques quand on a créé « Vertical » [magazine d’alpinisme, ndlr] en 85. D’autres participants s'étaient impliqués : Jean-Marc Boivin, Pierre Béghin et les deux Patrick [Berhault et Edlinger, ndlr]. Entre autres.
À l'époque, Patrick faisait beaucoup de conférences. Il communiquait beaucoup par les diapos, par l'image et le texte. Je trouvais que c'était dommage qu'il n'y ait pas une trace filmée de ce qu’il allait faire. Alors on leur [aux deux Patrick, ndlr] a collé une petite caméra quand ils sont partis pour la traversée de l’arc alpin. Le premier film [« La Cordée de Rêve », ndlr] raconte cela. Avec eux comme principaux opérateurs, comme principaux cadreurs.
Tout s'est fait de manière fluide, un peu de bric et de broc. Quant au deuxième [« Sur le fil des 4000 », qui retrace sa tentative d’ascension des 82 « 4000 », ndlr], on s'était plus ou moins mis d'accord avec Patrick Berhault pour lui faire un film de conférence. Un film qui le présente, qui soit sa manière d'expliquer la montagne. On était plus ou moins co-réalisateurs de ce film-là. À l’origine du moins.
Et puis les événements ont fait qu'il s'est tué pendant les 82 « 4000 ». On a tout de même fait le film de cette histoire-là, avec l'accord de la maman de Patrick. À condition que plus tard, il y ait un film portrait sur Patrick. C'est pour ça qu'en 2008, on a fait le « Berhault », un récapitulatif de sa carrière. C’est sa maman qui nous a insufflé l'énergie pour ce projet-là.
Quand Patrick Berhault a mortellement chuté lors des 82 4000, avez-vous songé à abandonner le projet du film ?
Nous, on y était ce jour-là. On n’était pas tout le temps en montagne avec lui. Mais il se trouve que ce jour-là, on y était.
Alors évidemment, il y a une petite anecdote à ce sujet. Avant qu'ils partent avec Philippe Magnin [alpiniste avec qui Patrick Berhault réalisait les 82 4000, ndlr], on avait un peu contacté les télévisions en disant qu’on allait sûrement ramener un film. Et à ce moment-là, tout le monde nous a un peu envoyé balader en disant « Berhault, on ne connaît pas. C'est quoi la montagne ? C’est quoi les 82 4000 ? On ne comprend rien à ces exploits ». Donc ça n'intéressait aucune télévision. Et là, le producteur, Philippe Savoyat, nous a dit : « Même si on n'a pas de télévision, même si on n'a pas de sponsor, on va faire ce film-là. Parce que l’éthique de Berhault et sa pratique de la montagne méritent d'être montrées ». Le jour où il s'est tué, nous étions sur place donc. Toutes les chaînes de télévision nous a appelés pour récupérer des images de l'accident ou les dernières images. Quand je dis « toutes les chaînes de télévision », c’est vraiment toute. La 1, la 2, la 3, Canal, etc.
On a décidé évidemment de ne pas vendre d'images. Et on est rentrés avec l'incertitude de savoir ce qu'on allait faire derrière, ou pas. Mais quand on a vu l'impact que ça avait dans le milieu de la montagne – parce que ça a été un traumatisme quand même, la disparition de Patrick Berhault dans le milieu de la montagne – on a décidé de faire le film et avec l'accord de la famille, évidemment.

Comment s’est déroulé le montage ?
Ça a été un exercice assez pénible. J'en ai un souvenir assez douloureux. C'était très compliqué de visionner en permanence les images d'un Berhault extrêmement vivant, extrêmement actif. Qui mettait de l'énergie, qui transmettait beaucoup. Savoir qu'il s'était tué et que cette histoire ne se terminait pas vraiment, ça a rendu les choses assez compliquées.
Mais bon, le film a été tellement bien accueilli, a tellement bien marché dans les festivals de montagne, un peu aux quatre coins du monde, qu'on a été récompensés finalement. Dans ce film-là, Berhault et Magnin rayonnent. Ça a rendu le tout extrêmement positif.
Comment avez-vous tourné « La Cordée de Rêve » et « Sur le fil des 4000 » ?
On ne pouvait pas être avec eux tout le temps, parce que ces projets ont duré plusieurs semaines. D’autant plus qu’il est difficile de tourner en montagne, au vu de la rudesse du terrain. Donc on s'était dit que les meilleurs témoins, c'était eux-mêmes.
On leur avait donné une caméra embarquée afin qu’ils choisissent de filmer les moments importants. Alors évidemment, ils ne la sortaient pas tout le temps. Et quand ils la sortaient, ils faisaient un ou deux plans et après ils la rentraient. Donc c'était des images qui étaient difficiles après à monter, parce qu'il n'y avait pas forcément tous les plans nécessaires pour raconter l'histoire. Mais ça permettait tout de même une immersion dans la cordée, il y a quelques plans qui sont quand même assez exceptionnels. […] Ils ne s'assuraient pas vraiment. Il y en a un qui faisait les images, la corde entre les dents pour assurer l'autre... Ils pouvaient faire cet exercice-là parce qu’ils étaient très forts.
On avait également décidé, pour donner un peu de lien à tout ça, de les rejoindre sur des points de rendez-vous. De faire des images des alpinistes en action. […] C’était Christophe Delachat qui faisait les images. À l'époque, c'était l'un des seuls alpinistes, un des seuls guides à savoir tenir les grosses Betas, des appareils qui pesaient à peu près 15 kilos. […] D'ailleurs, petite parenthèse, au départ, moi j'étais, pour le premier film, rédacteur en chef adjoint à l'Équipe magazine. Donc c'était donc Delachat qui devait faire le film. Mais en fait il s'est un peu engueulé avec Patrick.
Pour quelle raison ?
Parce que justement, Patrick lui demandait des images dans des endroits qui étaient risqués. Donc Delachat, de temps en temps, il disait « Non, je ne peux pas faire ces images-là. Avec le matériel, je ne peux pas, je ne vais pas prendre des risques ». Patrick n'était pas toujours content. Parce qu'on ne filmait pas ce qu'il aurait fallu filmer selon lui. Mais en même temps, il ne nous a pas beaucoup aidés. Lui, il fallait qu'on le suive. C’était ça la difficulté de ces films-là. Car ce n’étaient pas des films qu'on écrivait en avance. C’était des films qui s'écrivaient au fil du temps. Au fil des jours. Alors il aurait fallu être là tout le temps pour être sûr d'avoir les belles séquences. Ce qui n’a pas toujours été le cas.
Raconter ces histoires-là, c'est très compliqué. Il faut avoir un peu de nez, un peu de chance aussi. Par exemple, pour les 4000, on a eu une chance inouïe le jour où on est allés tourner sur la Verte [l’Aiguille Verte, ndlr]. On avait décidé de tourner là-bas parce que c'était l'endroit le plus près pour faire quelques plans d'hélicos. Aujourd'hui on aurait pris le drone. Mais à l'époque, c'était l'hélico. On ne pouvait pas faire l'impasse sur ce genre de plans. […] On avait la DZ [zone d’atterrissage, ndlr] à Chamonix, et le pilote d'hélicoptère qui savait faire, Pascal Brun. C’est quelqu’un de tellement précieux pour faire des plans en montagne. Parce que c'est lui qui donne le mouvement à son hélicoptère. Le caméraman a juste à se caler et à suivre. Ce jour-là, il faisait beau, Patrick a fait la Verte tout seul. Ça a donné une belle séquence. Parce qu'on a toute la dimension de la montagne. Grande montagne et petits hommes.
Une fois que Patrick Berhault a fini de traverser l'arc alpin, vous avez dû vous retrouver avec plein de rushes. Vous vous êtes organisés comment avec toute cette matière ?
[Sur « La Cordée de Rêve », ndlr], on leur avait donné la caméra. Mais il n'y avait rien écrit. Il a donc fallu voir un peu ce qu'ils avaient ramené. Généralement, c’était des plans très longs de la même action. Sans forcément un plan avant et un plan après. […] Donc c'était assez compliqué. D’autant qu’il y avait plein d'endroits où ils n’avaient pas ramené d'images. Alors pour mettre du lien, on avait dit qu'il faudrait que ce soit Patrick qui raconte l'histoire à sa fille. On avait donc fait une petite mise en scène.
Patrick nous racontait des séquences qui duraient dix minutes. Sauf que parfois, on n'avait pas d’images pour illustrer ça. Mais il insistait. On s'est engueulés plusieurs fois. Il était très impatient. Mais je lui disais : « Écoute, on ne peut pas montrer ce qu'on n’a pas en images. C'est un film. Pas de la radio ». […] Ça nous a donc pris beaucoup de temps, pour arriver à caler un commentaire une sorte de voix-off de Patrick sur le premier film. Après « Sur le fil des 4000 », la difficulté c'est qu'on connaît la fin de l'histoire.
On avait donc fait le choix de tout de suite annoncer que l'histoire se terminait mal. Mais après, le challenge c'était d'arriver à ce que le spectateur s’intègre à la vie de la cordée. Qu’il reprenne une « deuxième claque ». Et là aussi, petite anecdote. Pour dédramatiser cette histoire, on avait fait des montages assez légers. Où ça déconnait. Mais il nous a fallu enlever tout ça. Parce qu’on avait le sentiment que c'était deux rigolos qui faisaient de la montagne. Et qui forcément allaient à l'accident. Alors qu’ils faisaient tout l'inverse. C'était des gens extrêmement préparés. Avec énormément de respect pour la montagne.

Pourquoi n’êtes-vous pas retournés en montagne lorsqu’il vous manquait des plans ?
Ce n'était pas le jeu. C'est-à-dire que, par rapport aux films de montagne qui existaient avant - même les grands classiques, les Rébuffat, les Terray, les Demaison - tous ces films-là ont été retournés dans des zones accessibles. Dans une espèce de studio de montagne. Rébuffat, il a fait beaucoup de ses images aux mêmes endroits. Des lieux accessibles, où la caméra pouvait se poser, etc.
Mais pour nous, il n'était pas question de fonctionner ainsi. C’était une espèce d'éthique, de règle de tournage qu'on s'était imposée. On ne tournait rien. On ne faisait pas de raccords, etc. C'était interdit, ça.
Ça apporte beaucoup de contraintes...
Exactement. Et autre chose aussi, ça ne parait rien, mais dans le montage, tous les plans sont dans l'ordre chronologique. Aussi bien pour « La Cordée de rêve » que pour « Sur le fil des 4000 ». On s'est forcés, avec le monteur, Raphaël Lassablière, à écrire dans l'ordre. Et ça, c'est une discipline terrible. C'était presque une « bêtise » par rapport au cinéma. Mais c'était notre éthique à nous. Nos règles qu'on fixait. […] Berhault avait une certaine éthique, une grosse éthique de montagne. Tous ceux qui l'ont accompagné ont une manière très respectueuse d’aborder la montagne. Alors notre discipline de montagne, c'était presque une évidence. On voulait se sentir bien dans ce qu'on faisait. Sans jamais tricher.
Parce que pour nous, c'était un peu tricher de prendre un plan qui aurait été tourné trois jours après, et de le mettre à cet endroit-là. Sans que personne n'y ait rien vu, etc. On ne l'a pas fait. Et j’en retire une certaine fierté, finalement. Parce qu’on a réussi à s'en sortir. Et puis ce sont des histoires qui se racontent après, pas avant. C'est à la fois du documentaire, du reportage, et du film. Et ça fait une espèce de tambouille.
Le premier film est assez brouillon, assez mal gaulé. Un peu de bric et de broc. Mais il diffuse quand même quelque chose, un bon esprit. D'ailleurs, il a bien marché dans les festivals. Et l'autre, « Sur le fil des 4000 », il passe bien aussi. Grâce à cette règle qu'on s'est imposés. […] Le public, il voit que ce n'est pas tout parfait, mais au moins, c'est une vérité. Parce que « la » vérité n'existe pas, mais c'est une vérité. Et c'est conforme à ce qui s'est passé à la réalité.
Comment décririez-vous la philosophie de Patrick Berhault ?
Lui, c'est un grimpeur avant tout. […] C'était un esthète de la belle escalade. C'est d'abord ça, Berhault. Ensuite, il est revenu à la montagne. Parce que l'essence même de l'escalade, c'est la montagne. […] Il essayait de faire ami-ami avec la montagne. C'est-à-dire de l'approcher telle qu'elle était au moment où il y allait. C'est-à-dire qu'il ne choisissait pas forcément les meilleurs moments sur le plan de la météo.
Il était en montagne à un instant T. Il fallait qu'il trouve la solution pour bien l'aborder, pour bien comprendre. Patrick avait un côté animal qu'a également un Christophe Profit, par exemple. Il faisait partie de ces gens qui se sentent parfaitement bien dans cet univers-là. Parce que d'une certaine manière, ils ne la brutalisent pas. Ils n’y vont pas en conquérants. Il y a quelque chose de charnel. Un rapport à la montagne qui est presque un rapport d'individu à individu.
La montagne, pour eux, c'est presque un être. Et Patrick abordait ça avec évidemment beaucoup d'ambition. Mais avec une énorme humilité. Parce que, justement, la montagne l'acceptait. C'est-à-dire que la montagne accepte que l'individu soit là. Il avait ce côté un peu mystique dans l'approche de la montagne qui était extrêmement intéressant. Mais après, il n'était pas du tout donneur de leçons. [...] Être enseignant à l'école nationale d'alpinisme, ce n'était pas forcément sa tasse de thé. Mais il fallait vivre, gagner un peu d'argent. C'était pour avoir, après, la liberté d'approcher la montagne comme il voulait. […] Cette idée d'enchaînements, il n'est pas le premier à l’avoir eue. Mais c'est quand même lui qui, à un moment donné, l’a adoptée comme ligne de conduite.

Cette éthique influence-t-elle la génération actuelle d'alpinistes ?
Oui. Je pense que beaucoup d'alpinistes actuels ont du Berhault en eux. Car même si ce sont des gens qui ont de gros egos, ils ont une vraie humilité par rapport à la montagne. Avec une vraie acceptation de la non-réussite. C'est-à-dire qu’ils vont en montagne pour essayer de faire le mieux possible. De trouver le plus bel itinéraire. Et puis si ça ne réussit pas tout de suite, ça réussira la prochaine fois. Il y a un côté modeste et ambitieux en même temps. Mais aussi beaucoup d'orgueil. Beaucoup d'alpinistes, je ne vais pas les citer, ont aujourd’hui cette même approche de la montagne. Et après, je dirais que ce qui change le jeu, c’est la nécessité à un moment donné d'être médiatisé. D’avoir des attachés de presse, de faire des films, des photos, des conférences.
Parce qu'ils en ont besoin pour leur ego. Pour vivre. Pour s'affirmer, pour pouvoir s'acheter une liberté, d'une certaine manière. […] Je fais parler de moi, je réponds. Je dis ce que je fais, je fais ce que je dis, je ramène des images, je mets un drone, etc. Et en même temps, ça leur permet d'avoir d'autres projets et d'être en montagne. Parce que fondamentalement, c'est des gens qui ont envie d'être en montagne. Qui ont besoin d'être en montagne. […] Berhault avait un blog à l'époque. Il communiquait. De manière quasiment journalière. Il avait un livre de bord. Il publiait ses bouquins après. C'était avec les moyens de l'époque. […] Et puis, il y a eu le pépin [la mort de Berhault, ndlr]. De la fatigue, un manque de concentration, parce qu'il y avait trop de choses à gérer.
La médiatisation en faisait partie selon vous ?
Oui. Les réponses aux sponsors qui donnaient un peu d'argent aussi. Il avait tellement de choses à gérer. C’est un mec qui, au bout de 60 jours était cuit. […] Il était dans une prison à ciel ouvert, sur les 4000. Parce qu'il fallait répondre à plein de choses. Et ça concerne tous les sportifs. On le voit aujourd'hui. On n'en parlait pas avant. Mais maintenant, les sportifs de haut niveau parlent ouvertement de leur burn-out, en pleine carrière. Je pense que Berhault a, d'une certaine manière, été pris dans ce tourbillon-là, quoi.
Qu’aimeriez-vous que le public retienne de vos 3 films sur Patrick Berhault ?
D'abord qu'ils le connaissent. Simplement. Savoir qu'il y a des gens comme ça qui existent, qui ne sont pas médiatisés sur un plan national. L’escalade, c'est une activité extrêmement régionale, extrêmement confidentielle. […] Berhault faisait partie de ces inspirateurs. De ces gens qui, à un moment donné, je pense, font qu'on essaie de vivre moins con. Ou qu'on trouve de l'intérêt à des choses qui sont effectivement inutiles mais indispensables, essentielles. Et ce sont des gens qui nous font du bien.
Après, ce sont des humains avec leurs qualités et leurs défauts. Berhault, je n’en fais pas une icône. Mais ce sont des gens qui se sont engagés. L'engagement, le choix de vie, un certain rapport à la liberté d'être, c'est un beau message. Berhault a laissé un beau message.
La suite est réservée aux abonnés
- Accédez à tous les contenus d’Outside en illimité. Sans engagement.
- Votre contribution est essentielle pour maintenir une information de qualité, indépendante et vérifiée.
- Vous pouvez aussi acheter cet article pour 1€
