Annoncée comme une des favorites, la Française s’est facilement qualifiée aujourd’hui pour les ultimes épreuves attendues ce samedi 10. Reste qu’un podium est plus qu’incertain pour elle, au regard des performances des quatre grimpeuses qui la précèdent dans le classement. A commencer par la redoutable Slovène. Mais pas que.
Journée intense aujourd’hui pour l’équipe française d'escalade. La France comptait bien deux grimpeuses en demi-finale, mais une seule a gagné son ticket pour la finale. Zélia Avezou terminant malheureusement 14e, elle ne sera donc pas au rendez-vous ce samedi.
Plus inspirée, sa camarade Oriane Bertone partait en confiance avec sa deuxième place au classement provisoire au moment de s'élancer. Elle a confirmé sa grande forme en prenant temporairement la tête après son passage sur le mur de difficulté avant de se faire détrôner par l'Autrichienne Jessica Pilz. Les performances des dernières grimpeuses ont fait rétrograder la Française à la 5e place. De quoi lui permettre de se hisser en finale, (comme Paul Jenft dans l'épreuve masculine), et c’est l’essentiel, mais cela ne lui garantit aucunement une place sur le podium. Car la concurrence est rude. Ne serait-ce que parce que l’intouchable Janja Garnbret règne en maître sur l’épreuve (première du bloc et de la diff'), comme elle nous y a habitué depuis quelques années déjà.
Janja, mais aussi Jessica, Brooke et Ai en ligne de mire
Ceux qui suivent depuis ses début de la jeune Slovène se souviennent qu’en 2013, à 14 ans, elle remporte les Championnats d’Europe junior en bloc. D'autres victoires vont suivre en senior : six médailles d’or aux Championnats du Monde en 2016, l’or encore dans chaque discipline aux Mondiaux de 2019. Une année charnière : elle devient la première athlète à remporter toutes les épreuves de bloc de la Coupe du Monde dans une même saison. Depuis, elle squatte les podiums sans faillir et domine incontestablement l’escalade sportive. Aussi la plupart parient-ils (sans trop de risques) sur elle pour l’or, d'autant qu’elle est déjà montée tout en haut du podium à Tokyo il y a quatre ans.
Mais ce serait sans compter sur Jessica Pilz. L’Autrichienne a remporté une médaille d'or en difficulté aux Championnats du monde en 2018. Elle semble dotée d'un calme inébranlable, et le format des épreuves a tout pour lui plaire cette fois. Pas de vitesse à son programme à Paris, contrairement à Tokyo où cela avait plombé son score.
A suivre de près également, l’Américaine Brooke Raboutou, aussi à l’aise en bloc qu'en difficulté, comme elle l’a encore prouvé ce matin. Sans parler bien sûr d'Ai Mori. Last but not least, car on se souvient que la Japonaise a mené toutes les épreuves de difficulté aux Championnats du monde de 2023 à Berne. Et que cette année-là elle n’a eu de cesse de talonner dans le combiné Janja Gambret lors des qualifications et des semi-finales. Aussi pourrait-elle créer la surprise ce samedi 10 août, dès 10h15.

La suite est réservée aux abonnés
- Accédez à tous les contenus d’Outside en illimité. Sans engagement.
- Votre contribution est essentielle pour maintenir une information de qualité, indépendante et vérifiée.
- Vous pouvez aussi acheter cet article pour 1€
