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Highway to Everest
  • Aventure
  • Alpinisme & Escalade

« Highway to Everest » : le Népal ouvre une route directe pour Lukla, porte d’entrée du Toit du monde

  • 29 janvier 2025
  • 3 minutes

La rédaction La rédaction L'équipe de rédaction est un noyau dur de journalistes passionnés, tous basés depuis un bon spot de grimpe, de trail, de ski ou de surf.

On peut désormais faire le trajet Katmandou - Lukla en 15 heures de bus ou de 4x4. L’inauguration, le 4 janvier, de cette piste de 64 km va simplifier le quotidien des Népalais vivant dans cette région isolée et offrir une alternative à l’avion pour les trekkeurs et les alpinistes. Mais aussi, craignent les écologistes, aggraver la surfréquentation de la zone. Les locaux tablent sur dix fois plus de visiteurs.

Comment se rendait-on jusqu’à présent à Lukla, point d'entrée de l’Everest ?

En avion, ou à pied, selon vos moyens et/ou votre temps… ou votre approche. 25 minutes de vol, et vous avez quitté Katmandou pour atterrir sur la piste dangereusement en pente du minuscule aéroport de Lukla. Depuis des décennies, c'est l'aventure ultime pour beaucoup, car on n’y compte plus les accidents. Au point que ce site est considéré aujourd’hui comme l’un des plus dangereux au monde. Construit en 1964 pour acheminer dans le Khumbu du matériel – essentiellement pour les projets d'écoles et d'hôpitaux de l'Himalayan Trust, organisation caritative créée par Edmund Percival Hillary - l’aéroport « Hillary Tenzing » de Lukla voit débarquer chaque année quelque 30 000 personnes.

Malgré les risques, l’avion reste en effet le mode de transport favori des trekkeurs et alpinistes. Malgré aussi les aléas de la météo. « En novembre 2011, plus de 3 000 touristes ont été bloqués à Lukla après que des conditions météorologiques défavorables ont interrompu les vols pendant plus d'une semaine », rapporte le Kathmandu Post. « Cette situation a provoqué un grand émoi parmi les touristes et la population locale, car les réserves de nourriture s'épuisaient. Les touristes ont été contraints de retourner à Katmandou en hélicoptère, payant jusqu'à 500 dollars par personne pour un billet d'avion. » Pendant la saison touristique, au printemps et à l'automne, des centaines de visiteurs sont en effet souvent bloqués à l'aéroport de Lukla, car aucun vol ne peut y atterrir en raison du mauvais temps et des vents violents. Des problèmes qui s'intensifient en hiver et pendant la mousson. Ne reste plus alors pour les plus courageux, ou les amateurs de trek, qu’à marcher depuis le point le plus proche de la route de l’époque, le village de Jiri, et de faire le « Classic Everest Trek ». Trois semaines à travers la magnifique région du Solu Khumbu, où les Sherpas vivent et cultivent leurs terres. Bien trop long pour de nombreux visiteurs limités par le temps. Aussi, au fil des années, le trek de deux semaines avec arrivée et départ par Lukla est-il devenu l'itinéraire par défaut.

https://youtu.be/y3wx5jGSRzY?si=uTjZbmZtxotcXPVU

Quid de cette nouvelle route ?

Saluée comme un exploit des ingénieurs népalais, la nouvelle piste inaugurée le 6 janvier est reliée à une route de 270 km vers Katmandou. Le trajet depuis la capitale jusqu’aux portes de l’Everest peut désormais être parcouru en 15 heures environ. La piste, creusée dans la montagne, court sur 64 kilomètres, sur une largeur de 8 mètres, et monte jusqu’à 3 000 mètres d'altitude. Elle permet de joindre Surkhe, un village proche de Lukla, à Salleri, le siège du district de Solukhumbu. « Une fois la route asphaltée, les gens pourront se rendre en voiture dans la région de l'Everest, en traversant les hauts plateaux et les chaînes de montagnes panoramiques en une journée depuis Katmandou », selon Dip Kumar Basnet, sous-ingénieur municipal. 
Cet ambitieux projet, baptisé « Highway to Everest », remonte à 2014. Interrompu par le tremblement de terre de 2015 puis par la pandémie, il a été inauguré le 4 janvier jusqu'à Surkhe. La route carrossable se terminera à Chaurikharkha (entre Lukla et Namche Bazaar).

Qu’est-ce que ça change ?

Pour les Népalais, ce sont de nouvelles perspectives pour le tourisme, le commerce et le quotidien des communautés locales qu’annonce cette nouvelle route. Très isolée, la région du Khumbu est l’une des plus chères. Car ici tout était acheminé jusqu’à présent par avion ou à dos d'homme. Résultat, depuis quelques jours, les prix ont commencé à baisser dans la région de Surkhe, selon Regmi, l'administrateur en chef de la municipalité rurale. Dans la région, le prix d'une bouteille de GPL est ainsi passé de 4 000 troupes (27 euros) à 2 600 roupies (18 euros) . « Nous pouvons maintenant acheter des oranges à 100 roupies (70 centimes) le kilo, contre 500 roupies (3,5 euros ) le kilo ». De quoi encourager, l’arrivée de randonneurs locaux, découragés jusqu’à présent par le coût de la restauration et du logement. 

C’est donc un afflux plus important de visiteurs qu’attendent les Népalais. La région pourrait bientôt accueillir jusqu’à 500.000 visiteurs par an, contre près de 50.000 aujourd’hui, prédisent les plus optimistes. Une bonne nouvelle pour les propriétaires de lodges et autres commerçants, mais on peut s’interroger sur l’impact environnemental de ces arrivées massives sur la vallée de l’Everest, déjà fragilisée par l’intense trafic des hélicoptères et par la problématique de la gestion de déchets.

Quels sont les tarifs actuels ?

En alternative à l’avion, facturé actuellement autour de 360 dollars pour les étrangers, les trajets Salleri à Surkhe via la nouvelle route oscillent entre 3 000 roupies (20 euros) en bus et 3 500 roupies (24 euros) en 4x4. Des tarifs qui devraient baisser encore avec la montée en puissance de la concurrence. A ce jour ne circulent que 55 jeeps Mahindra Bolero et trois bus.

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