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FWT: Les riders vont-ils pouvoir miser sur deux jokers?

  • 27 mars 2019
  • 3 minutes

Samuel Dixneuf Samuel Dixneuf Originaire d’Annecy, explorateur des Alpes à pied, à vélo ou à ski, Samuel a publié de nombreux textes, écrit pour la presse et participé à des projets éditoriaux. Sensible aux problématiques environnementales et sociales, il a co-fondé AIR coop en 2018.

Victor De Le Rue nous confiait lundi, après son titre de champion du monde de freeride, qu’il aspirait à voir évoluer le format de l’épreuve, créée en 2008. Interviewé par Outside,  Nicolas Hale Woods, le boss du Freeride World Tour, co-fondateur de l'Xtreme de Verbier, ne serait pas contre.

Aux racines du ski extrême, il y a la pente raide et l’engagement. Aujourd’hui, où en est-on ?

Le ski freeride de compétition doit beaucoup au snowboard : en 1996, le premier Xtreme de Verbier s’inspire des formats développés par le Scandinavian Big Mountain Championships (créé en 1992) et par le King of the Hill, lancé l’année suivante. Les skieurs devront attendre 2004 pour s’y faire une place. En 2008, lors de la création du FWT, le ski a déjà muté en adoptant les codes du snowboard.

Notre sport, et donc le format de nos épreuves, continue d’évoluer chaque année. Pour répondre à cette évolution, nous avons créé un « board » de huit freeriders professionnels. Nous abordons tous les sujets, sans tabou.

Victor De Le Rue propose justement de ne comptabiliser que 3 épreuves sur 5 au lieu de 4 actuellement sur le FWT...

Il apporte une vision nouvelle sur le circuit, puisqu’il vient de boucler avec brio sa première année. Nous voulons prendre en compte la vision des athlètes qui sont au sommet de leur art. C’est eux qui font évoluer leur sport. Donc si Victor veut faire partie du board, on peut en discuter…

Sa proposition dynamiserait le format actuel ?

Un tel format laisse 2 jokers, c’est plus stimulant pour les riders. En revanche, le classement final pourrait être figé plus tôt, or il est important de garder du suspense. Idéalement, on aimerait passer sur un format 4/6 (4 épreuves prises en compte sur 6). Mais il nous faudrait trouver un nouveau spot ! Nous devons également préserver la sécurité des riders, ne pas les inciter à prendre des risques inconsidérés. Le curseur est délicat à placer.

Quels genres de spots recherchez-vous justement ?

Des spots qui permettent l’expression d’une palette de qualités. Il doivent être différents. Certains seront plus techniques, d’autres permettront de faire plus de sauts… Varier les situations nous permet de couronner le rider qui sera le meilleur overall sur tous les terrains.

C’est quoi un bon skieur actuellement ?

Un skieur complet. Quand on demandait à Candide Thovex s’il se considérait comme un freestyler ou un freerider, il répondait qu’il était juste un skieur. Mais un skieur qui sait tout faire, et avec classe…C’est ce qui fait vibrer la jeune génération : envoyer des figures tout en se frottant aux « big mountains. »

Vos critères d’évaluation ont changé en fonction de ces skieurs ?

On a gardé les mêmes critères (le choix de la ligne, le contrôle, la technique, la fluidité, les sauts, ndlr) mais on a simplifié le système. Avant on additionnait la note de chaque critère. Désormais, on part de la note 50 (sur 100) et on ajoute ou on enlève des points en fonction de ce que l’on voit. Ca nous permet de sortir le scores plus rapidement. Evidemment, comme le sport évolue vers plus de freestyle, les pertes de maîtrise à la réception sont moins pénalisées qu’avant.

Faut-il aussi satisfaire les attentes du public ?

Bien sûr, mais il y a plusieurs publics : les spectateurs « core » qui sont les passionnés et qui s’intéresseront autant au Japon qu’à la technicité de Verbier. Le grand public, qui recherche les sauts (et les chutes) et tout ce qui est spectaculaire. Et, pour les futurs riders, les parents ! Eux veulent sentir que le risque est raisonnable ! Donc là encore, on s’efforce de trouver le juste milieu.

Comment expliquer la progression rapide de la nouvelle génération ?

La nouvelle génération est très motivée. Chez les juniors il y a plus d’inscrits que de places disponibles sur les qualifiers. Le matériel, la préparation, leur parcours souvent complet (ils ont pratiqué le park et le backcountry) font qu’ils sont de très bons éléments et ce très rapidement. La vidéo joue un rôle important aussi. Elle provoque de l’émulation et de la créativité.

Cette génération a-t-elle aussi délaissé le snowboard ?

Oui, le snowboard est vraiment en perte de vitesse, même en Amérique du nord… Chez les juniors du FWT, 87 % des inscrits sont des skieurs et 13 % des snowboarders, dont 2 à 3 filles seulement.

Pour quelles raisons ?

Le snowboard, inspiré par la culture skate et surf, est venu libérer les sports d’hiver de leur carcan. Le ski en a pris les codes et la technologie. Mais je pense que le snowboard pourra de nouveau séduire les jeunes générations en tant que critère de différenciation. D’ailleurs, l’industrie du snowboard continue d’innover et sort des planches étonnantes. Enfin, il y a un gros réservoir de snowboarders en Asie.

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