En 2021, le film « Torn » faisait l’effet d’une bombe. Réalisé par Max Lowe - qui n’avait que dix ans lorsque son père, le célèbre alpiniste Alex Lowe, a trouvé la mort tragiquement – il entrait dans l’intimité d’une famille bouleversée par la disparition d’un homme hors normes. Se lancer deux ans plus tard dans un nouveau film semblait périlleux, c’est pourtant ce qu’a fait Max s’intéressant à nouveau à un sujet qu’il connait bien : le pouvoir réparateur de l’escalade et de la montagne. A la veille de la sortie aux Etats-Unis de ce documentaire, nous l’avons rencontré, chez lui, dans le Montana, où il vit tout près de sa mère, Jennifer Lowe-Anker, et de ses deux frères.
A 34 ans , Max travaille comme cinéaste indépendant, il réalise principalement des documentaires s'inscrivant dans le monde de l'aventure au sens large. Il a réalisé des courts métrages sur les ours polaires dans l'Arctique, les rapaces migrateurs dans l'Ouest, les vétérans de l'armée américaine qui retournent en Irak pour une expédition de ski, et sur la culture de la slackline.
À l'automne 2021, a été diffusé son projet le plus important et le plus personnel à ce jour : « Torn » ("Mon père " dans la version française), un long métrage documentaire sur le passé de sa famille légendaire et la place qu'il y occupe. L'histoire raconte que le père de Max, Alex Lowe, était l'un des alpinistes les plus doués de son époque, comptant des premières ascensions remarquables, de l'Himalaya à l'Antarctique. Mais le 5 octobre 1999, Alex, alors âgé de 40 ans, a trouvé la mort avec le caméraman David Bridges dans une avalanche sur la face sud du Shishapangma, au Tibet. Leurs corps n'ont pas été retrouvés au moment de l'accident.
Alex laissait derrière lui sa femme, Jenni, et leurs trois garçons : Max, dix ans, Sam, sept ans, et Isaac, trois ans. Après sa mort, Jenni s'est rapprochée du meilleur ami et partenaire d'escalade d'Alex, l'alpiniste Conrad Anker, qui avait survécu de justesse à l'avalanche du Shishapangma. Jenni et Anker se sont mariés deux ans plus tard, et Anker a adopté ses trois fils. Anker et Jenni sont mariés depuis 22 ans. Et aujourd'hui, lorsque Max et ses frères parlent de leur père, ce n'est pas à Alex qu'ils font référence, mais à Anker. Cette histoire, souvent répétée, d'amour et de perte dans les montagnes a façonné la vie de Max. « Torn » a raconté cette histoire d'un point de vue nouveau : celui d'un fils. C'est à ce jour son œuvre la plus importante, un projet déterminant qui a fait connaître Max Lowe au monde entier.
Brillamment réalisé, ce film, coproduit par National Geographic, a été acclamé par la critique, et ovationné lors de sa première au festival du film de Telluride. Il a remporté le prix du meilleur film au Festival du film de montagne du Banff Centre au Canada et le grand prix au Festival de montagne de Kendal en Angleterre. Mais Max ne veut pas se reposer sur « Torn ». Il ne laissera pas ce drame le définir plus longtemps. La vraie question est donc de savoir s’il peut appliquer le talent brut dont il a fait preuve dans ce film à d'autres histoires que la sienne ? On va pouvoir le voir très bientôt.
De la guerre en Ukraine à l'escalade
Cet automne, Max achève un documentaire de 38 minutes intitulé « Camp Courage », sur une Ukrainienne d'une soixantaine d'années, Olga, qui accompagne sa petite-fille de 13 ans, Milana, réfugiées de guerre, dans un camp d'escalade dans les Alpes autrichiennes. Netflix a acquis ce film et prévoit sa sortie pour 2024. Max est également en train de réaliser un nouveau long métrage sur les infirmières et l'industrie des soins de santé, un projet qui met en scène Lia, sa compagne, elle-même soignante, comme il me l’explique au cours de ma visite chez lui, à Bozeman, dans le Montana pendant laquelle j'ai aussi l'opportunité de discuter avec Jennifer Lowe-Anker.
Au cours du dîner ce jour-là, Jenni (Jennifer, ndlr) parle avec fierté de ses trois fils, qui ont maintenant entre vingt et trente ans, tous bâtis comme des joueurs de basket. "Avez-vous peur que Max ne trouve pas une autre histoire aussi forte que « Torn » ? Je demande à Jenni. "Non", répond-elle catégoriquement. "Si vous regardez ses autres films, vous verrez qu'il a cette capacité à se connecter réellement avec les gens, ce qui n'est pas le cas de beaucoup de réalisateurs. C'est son superpouvoir. Max peut entrer dans la tête et le cœur des gens. Il faut une personne très introspective pour faire cela". Or on se souvient que dans une scène de « Torn », Max interroge sa mère sur le fait qu'elle est tombée amoureuse d'Anker très peu de temps après la mort d'Alex. C'est tendu, et on n’a vraiment pas l’impression que Max se montre volontiers délicat ou facile avec ses sujets. "J'ai été surprise et je me suis dit : "Comment oses-tu me demander ça ?, avoue Jenni. "Mais j'ai pu lui répondre, parce que je suis aussi directe que lui.". Max ne réalise pas de films d'aventure traditionnels, à grand spectacle. Ses films sont tout le contraire. Ils se déroulent en plein air, mais l'action n'est pas à l'extérieur : elle est à l'intérieur.

En rando avec Jenni, le jour suivant, elle me confie qu’enfant, Max était un violoniste doué qui aimait les livres de Harry Potter et la pêche. En grandissant dans le Montana, il a fait de l'escalade et du ski avec ses jeunes frères, mais ces activités ne sont jamais devenues des obsessions comme elles l'ont été pour Alex ou Anker. "Après la mort d'Alex, nous avons emmené les garçons faire de l'escalade et de l’alpinisme, mais seulement s'ils le demandaient", se souvient Jenni. "Conrad était sensible à ce qu'ils pouvaient ressentir et ne voulait pas le leur imposer. Aucun de ses garçons ne s'est lancé dans l’alpinisme en expédition. "Mais tous les trois sont des randonneurs rapides", précise Jenni. "Ils ont.de bonne jambes et de solides poumons. Si l'un d'entre était tenté par la haute altitude, il serait sans doute excellent. » "Je suppose que vous êtes d'accord pour qu'ils en restent là?". "Oui », dit-elle. "J'ai vu suffisamment de gens mourir en montagne.
Tourner ? "Comme une évidence"
Jenni a offert à Max son premier appareil photo lorsqu'il était en première année de lycée. À 15 ans, il a été invité à guider des enfants malvoyants dans des expéditions d'escalade dirigées par l'alpiniste aveugle Erik Weihenmayer, le long du Chemin de l’ Inca au Pérou et plus tard au sommet du Kilimandjaro en Tanzanie. Avec lui, il avait toujours son appareil photo. Bien qu'il soit passionné par la photographie, il lui semblait qu’il ne pourrait pas en faire son métier, ce n’était pas viable. Au Westminster College de Salt Lake City, Max a donc joué le pragmatisme et a étudié le commerce à la place. Tout en continuant à se passionner pour la photo.
En 2012, à 23 ans, Max a reçu une bourse, la Young Explorers Grant de National Geographic, 5 000 dollars qu'il a utilisés pour étudier et photographier la façon dont la géographie culturelle et sociale de la région du Khumbu, au Népal, avait changé depuis l'afflux d'alpinistes occidentaux. Ce projet lui a ouvert des portes, tout comme son nom et ses relations. Il a ainsi été engagé comme assistant photo sur l’ Everest, dans le cadre d'une expédition dirigée par Anker. D'autres jobs dans le domaine du cinéma et de la photographie ont suivi. "J'ai grandi avec des parents qui gagnaient leur vie en faisant ce qu'ils aimaient, et je savais que c'était quelque chose que je voulais faire aussi", explique Max. "Je n'ai jamais su que j'allais faire du cinéma ou de la photographie, jusqu'à ce que cela s’impose.
"Torn" bouleverse la famille Lowe-Anker
Lorsqu'il a décidé de réaliser « Torn », ce n'était pas vraiment un choix, mais une nécessité. "Pour moi, enfant, ne pas pouvoir beaucoup parler de cette expérience m'a donné l'impression de ne jamais l'avoir vécue", explique Max. "Comme si j'avais un trou noir dans ma vie. En 2016, après que le corps d'Alex a été découvert dans la glace, plus de 16 ans après l'avalanche, la famille Lowe-Anker s'est rendue au Tibet pour se recueillir. Les frères de Max, Sam et Isaac, étaient réticents lorsque Max a proposé de faire le film. "Mais ils ont accepté de faire des interviews et de s'asseoir avec moi pour le film parce qu'ils voyaient que c'était quelque chose que j'avais besoin de faire pour moi, et parce qu'ils m'aiment", explique-t-il. Max a demandé à Sam, diplômé d'une école de cinéma qui travaille comme caméraman sur des documentaires et des publicités, de codiriger le film, mais Sam a refusé. "J'appréhendais de me plonger dans un sujet que je n'avais pas vraiment exploré moi-même", explique Sam. "J'étais si jeune au moment des faits que ces sentiments étaient restés enfouis pendant de nombreuses années. Je ne voulais surtout pas les dévoiler au grand jour".
« Torn « a provoqué des divisions au sein de sa famille. Max estime qu'il a permis d’aborder des choses qui s’imposaient, mais son frère Sam se demande aujourd’hui s'il n'y aurait pas eu un moyen plus intime et plus constructif d'y parvenir. "Je sais que ce processus a beaucoup aidé Max, et j'en suis heureux", dit-il. "Mais personnellement, je ne tenais pas à ce que « Torn » se fasse. Je n'ai pas vraiment eu le courage de le lui dire. Pour Max, il peut être difficile de séparer sa propre identité de l'histoire de sa famille, déjà bien connue du public notamment via les mémoires de sa mère, Jenni, « Forget Me Not ». Sorties en 2008, elles sont inscrites au programme des étudiants de première année de l'université de l'État du Montana.
Si les hommes qui vous ont élevé sont des icônes, qu'est-ce que cela fait de vous ?, ne puis-je m’empêcher de demander à Max. "Lorsque votre histoire est aussi importante que la leur, cela change parfois la façon dont vous vous regardez, la façon dont vous vous comparez à ce que vous devriez être", explique le réalisateur qui avoue qu'il avait l'impression qu'il n'arriverait jamais à la cheville d'Alex ou d'Anker. Jusqu'à ce qu'il se rende compte qu'il devait arrêter d'essayer.
Sa compagne Lia raconte qu'il lutte constamment contre le doute. Bien que Max sache que c'est un défaut, il est très conscient de la façon dont les autres le perçoivent, lui et son travail. Il a lu et intériorisé chaque critique de Torn. "En tant qu'artiste, vous êtes constamment en train de critiquer votre travail", dit-il. "L'art est quelque chose que l'on crée pour soi-même, mais qui devient ensuite quelque chose qui appartient à d'autres personnes, et il faut apprendre à s'en défaire. Le moyen le plus simple de lâcher prise ? Se tourner vers quelque chose de nouveau.
Après "Torn", Max Lowe plonge dans la dépression
Le fait de pouvoir se concentrer sur un documentaire sur les infirmiers et sur le film ukrainien a été très positif pour Max. "Lorsque l'on sort d'un grand projet dans lequel on s'est investi corps et âme, on passe par une phase dépressive ", explique-t-il. Après la sortie de Torn, il a sombré, se sentant perdu et sans but. Puis, en août 2022, il a été invité à projeter le film dans les Alpes autrichiennes, dans un camp organisé par la « Mountain Seed Foundation », une association à but non lucratif qui propose des séjours en plein air à des familles venant de pays touchés par la guerre. Le camp a rassemblé des femmes et des enfants réfugiés d'Ukraine dans les montagnes près de Salzbourg pour une semaine d'escalade. Max a décidé de filmer pendant son séjour. Pendant que les enfants apprenaient à grimper, les femmes rencontraient un psychologue de l'école de médecine de l'Université de Yale, qui leur a enseigné des techniques pour traverser des périodes de grande turbulence. Le camp comptait 17 enfants, 11 mères et une grand-mère. C'est à cette dernière, Olga, que Max s'est le plus attaché. Olga et sa petite-fille, Milana, sont devenues les sujets de « Camp Courage » . Ce film les suit dans leur quête de réconfort suite à leur traumatisme. À la fin du camp, Max a projeté « Torn » et, au moment du générique, la petite Milana s'est approchée de lui. "Elle ne parle pas beaucoup l'anglais, mais elle m'a serré dans ses bras pendant une minute", se souvient Max. "C'était comme si elle comprenait ce que j'avais vécu.
Quant au film sur les infirmières, il a une toute autre histoire. "Les infirmières sont l'âme des soins de santé", explique Max. Ce sont elles qui interagissent avec les patients, qui leur donnent l'impression qu’on s’occupe d’eux, qui les font se sentir humains. Elles ne sont pas assez reconnues pour ce qu'elles font". Il en parle en connaissance de cause. Il a rencontré sa compagne Lia, l'une de ces infirmières méconnues, lors d'une fête du 4 juillet 2020, au plus fort de la pandémie. Elle travaillait dans les tranchées, à l'hôpital, pendant que lui était au cœur des décombres avec » Torn », un film dont il espérait tirer quelque raison de vivre. Il s’avère que c’est Lia qui a réussi ce challenge et l'a sorti du trou.
Lia, a passé une grande partie de sa carrière en tant qu'infirmière itinérante dans les services les plus variés, des urgences à l'oncologie. Elle était en première ligne pendant la pandémie. Elle se voyait parfois confier sept ou huit patients à la fois et travaillait plus de 12 heures sans interruption. Lorsqu'un patient décède, l'infirmière est celle qui l'a le plus côtoyé, et cette perte peut être très difficile à vivre. Elle se souvient qu’une fois, elle est rentrée chez elle après avoir fait des heures supplémentaires et s'est effondrée sur le canapé, réalisant alors qu'elle n'avait pas mangé ni bu une gorgée d'eau ou enlevé son masque N95 de toute la journée. Heureusement Max était là pour elle.
Tous ses films puisent dans son expérience personnelle
Cet été, Max et Lia ont passé huit semaines à filmer dans un petit hôpital local, en Caroline du Nord, dans la petite ville d'Edenton, là où travaillait Lia à l'époque. Max et son équipe avaient l'intention de mettre en lumière les subtilités du métier d'infirmière et les difficultés du travail dans le secteur de la santé aux États-Unis à l'heure actuelle. Lia est l'un des personnages principaux du film, intitulé « The Kind Ones », bien qu'elle se soit montrée réticente à évoluer devant la caméra.


"Ce sont les récits des échanges qu'elle a eus avec les patients qui m'ont incité à m'intéresser à ce sujet , « explique un Alex qui ne perd pas de vue que nombre de ses films impliquent des personnes qui lui sont très proches : sa famille, sa fiancée, ses amis intimes. "Je cherche des histoires qui sont proches de mon expérience et qui ne me semblent pas trop éloignées de mon champ d'action", dit-il. Il estime que c'est en se connectant au récit qu'il peut le raconter correctement. "Au début, j'ai refusé de jouer dans le film", explique Lia en souriant. "Puis nous en avons discuté. Car à chaque projection de « Torn », j’ai vu que les spectateurs ressentaient une profonde connexion humaine en raison de la proximité de Max avec l'histoire." Dans « The Kind Ones », les spectateurs assistent à des échanges intimes entre Max et Lia, alors que cette dernière revient d'une garde difficile et qu'elle doit faire face au poids de son travail. Une fois de plus, Max se retrouve dans un film qu'il a lui-même créé. Ce n'est pas qu'il veuille se mettre en scène, c'est qu'il sait que s'il est à ses côtés, Lia s'ouvrira davantage.
Personnaliser ses sujets est une spécialité de Max. Dans la scène d'ouverture du court métrage « Adventure Not War « (2018), qui traite d'anciens combattants retournant en Irak pour une expédition d'alpinisme, l'ancien capitaine de l'armée Stacy Bare s'adresse à la caméra avec colère. "Vous voulez savoir ce que c'était que d'aller à la guerre, Max Lowe ?", dit-il. "C'est ce que vous me demandez maintenant ? C'était intense, c'était réel".
Max et Bare étaient amis depuis longtemps avant la réalisation du film, la confiance était donc déjà établie. "J'ai demandé à Max de réaliser le film parce que j'avais l'impression qu'il fallait quelqu'un qui ait vécu un traumatisme, mais différent du mien", explique Bare. "Nous nous sommes lancés dans ce projet avec l'objectif de faire quelque chose qui nous obligerait à être honnêtes l'un envers l'autre, à la fois devant et derrière la caméra.
"Je ne regarde pas les gens comme si j'observais un terrarium, totalement séparé de ses expériences", explique Max. "Pour qu'ils sachent qu'ils peuvent vraiment se laisser aller et dévoiler des choses effrayantes, il faut que je sois là, avec eux. Je détesterais boucler un projet en sachant que tout le long j'aurais gardé une distance entre moi et mon sujet." S'il la une relation avec son sujet n'existe pas au départ, on peut être sûr que Max passera des jours avec lui, dans sa maison, avec sa famille, avant d'allumer sa caméra.
Le directeur de la photographie Michael Brown, caméraman lors de l'expédition fatale de 1999 au Shishapangma, décrit Max comme un cinéaste au grand cœur qui n'a pas peur de s'enfoncer dans l'inconfort. "Il faut du courage pour montrer ces moments où les personnages sont un peu nerveux, un peu vulnérables", dit-il. "Chaque fois, je me demande s'il va vraiment montrer ça. Mais en fait, c'est ce qu'il faut faire, parce qu'on voit beaucoup plus profondément qui est la personne".
Un projet de documentaire scénarisé
La journée avec Max et sa famille se poursuit, et c'est volontiers qu'il me parle de ses prochains projets : il aimerait se lancer un jour dans le long métrage. Tout récemment, il en a discuté avec le skieur Gus Kenworthy, au sujet d'un biopic. Un documentaire qui mettrait en scène la perte traumatisante d'un ami d'enfance suivi, bien plus tard, de son coming out en tant qu'homosexuel - mais Gus Kenworthy n'a pas beaucoup d'images d'archives, aussi Max envisage-t-il plutôt quelque chose de scénarisé. Ce serait un grand saut pour lui, mais avec la bonne équipe, il sait que c'est possible. Gus Kenworthy a contacté Max après la sortie de « Torn ». Les deux hommes avaient des amis communs et se sont rapprochés, tous deux savaient ce que vivre un deuil voulait dire. "Gus s'est surpassé en tant que skieur parce que son ami décédé n'avait pas eu la chance de le faire, par la suite ça a déclenché une énorme introspection chez lui ", explique Max. "Cela ressemble beaucoup à ma propre expérience.
En 2022, Max a présenté en avant-première un court-métrage intitulé « Malik « aux côtés de Chris Murphy, mettant en scène Conrad Anker et l'alpiniste urbain Malik Martin, qui travaille pour Memphis Rox, une salle d'escalade du Tennessee et un centre communautaire situé dans un quartier défavorisé. C'est un film touchant qui illustre bien qu’aujourd’hui les grands films d'escalade ne parlent pas vraiment d'escalade, mais de ce que les gens traversent et surmontent. Et oui, il s'agit d'un autre film de Max mettant en scène l'un des membres de sa famille. Allez savoir pourquoi !
Alors qu'il suivait Martin pour "Malik", Max a rencontré le réalisateur et producteur Tom Shadyac, fondateur de Memphis Rox. Shadyac est surtout connu pour avoir réalisé des comédies dans les années 1990, mais en 2010, il a écrit et réalisé « I Am », un documentaire sur sa vie après son accident de vélo. Shadyac est devenu une sorte de mentor pour Max. Je demande à Shadyac s'il pense que la carrière de Max sera à jamais marquée par Torn. "Ce sera toujours une partie très poignante de l'histoire de Max, mais il peut s'impose en dehors de cela", dit-il. "Il connaît si bien le deuil que cela influencera toujours son travail. Mais il a beaucoup plus à dire », assure-t-il.
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