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Van aménagé de James Pearson et Caroline Ciavaldini
  • Voyage
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Aménager son van : les trucs et astuces du grimpeur James Pearson

  • 20 août 2021
  • 7 minutes

Coralie Havas Coralie Havas Passionnée d'escalade, de montagne et de culture outdoor au sens large, Coralie est journaliste pour Outside. Elle est basée à Uzès quand elle n'est pas sur la route à bord de son van.

Athlète professionnel du team The North Face, très bon bricoleur et papa : James Pearson, le plus français des grimpeurs britanniques, a plusieurs casquettes. Un touche-à-tout. Aménager son van ne lui a donc (presque) pas posé de problème. En famille, les Pearson roulent en moyenne 15 000 kilomètres par an - alors James nous a confié tous les petits secrets qui rendent sa vie en vanlife nettement plus facile et agréable.

Depuis quelques années, James Pearson mène une vie d’exploration avec Caroline Ciavaldini. Ce couple de grimpeurs professionnels parcourt le monde à la recherche de nouvelles parois à gravir. Désormais, ils mènent une vie à trois, rejoints par leur petit Arthur depuis presque trois ans. Ils ne partent pas uniquement en van lors de leurs week-ends ou leurs semaines de vacances. Pour la famille Pearson, c’est un outil de travail, un mode de vie. Tout doit être parfaitement optimisé ! 

James et Caroline ont opté pour un fourgon Citroën Jumper, roulant au Diesel, avec une consommation de 10 litres au 100. Selon James, ils ont dû faire face à un vrai dilemme, entre taille et bien-être. Plus le van est petit, plus il passe partout. Plus il est grand, meilleur sera le confort mais plus chères seront l’essence et l’autoroute.  

Van aménagé de James Pearson et Caroline CiavaldiniVan aménagé de James Pearson et Caroline CiavaldiniVan aménagé de James Pearson et Caroline Ciavaldini

Après deux vans (un camion Volkswagen T4 et un fourgon Renault aménagé), James m’a avoué vouloir toujours acheter des camions de plus en plus gros. « Je pense qu’avec le temps, tu réalises que les inconvénients d’un grand camion ne sont pas hyper nombreux. Tu peux toujours trouver une solution » a-t-il dit. Son truc ? En ville comme en pleine nature, utiliser les vélos pour compenser l’éloignement des parkings. 

James insiste sur un point : choisir la taille de son van en fonction de son budget, puis selon l’utilisation que l’on a prévu d’avoir. « C’est vraiment un choix à faire : est-ce que tu veux passer plus de temps dans le camion mais savoir que tu ne peux pas aller partout ou est-ce que tu veux utiliser le camion comme une voiture et de temps de temps dormir dedans ? » ajoute-t-il.  

« Si tu veux passer du temps dans un camion… optimise à fond ! »

Avec un enfant de trois ans, Caroline et James ont opté pour un grand van. Ce qui n’est une solution de facilité ! Aussi perfectionnistes que sur le rocher, ils ont réfléchi à l’organisation spatiale de leur camion jusqu’à être absolument sûrs que tout serait parfait. « On a fait plein de plans sur l’ordinateur, avec un logiciel de design 3D, Google Sketchup, assez facile à utiliser de manière basique. On trouve le modèle 3D du camion typique à télécharger en ligne » explique James. L’anticipation, une qualité nécessaire lorsque, comme eux, on pratique plusieurs activités : VTT et l’escalade, ça fait beaucoup de matériel à ranger ! « Plusieurs choses étaient calculées mais pour les autres, on a eu que de la chance ! » reconnaît James. 

Dans leur camion actuel, « pendant que Caroline s’occupait 24h/24h d’Arthur », insiste-t-il, James a fabriqué toute la structure intérieure (qui cache les câbles) en contreplaqué de peuplier de 15 mm, résolvant un autre compromis : celui entre légèreté et solidité. Ensuite, il a organisé l’intérieur : un grand placard, un coffre arrière et un lit entre les deux. À cela, il a ajouté deux sièges arrières et un chauffage, qu’il a dû poser avec un garagiste afin de pouvoir l’homologuer pour correspondre à la nouvelle norme en vigueur. Au total, entre l’achat du véhicule et son aménagement, cela leur a coûté 30 000€. 

« Si tu veux passer du temps dans un camion, que ce soit un tout petit camion ou même un grand, optimise à fond, parce que même s’il y a des endroits vides, ça te fera plus d’espace libre » résume James, pour qui, on l’aura bien compris, l’aménagement est l’aspect essentiel de la vie en van.

Van aménagé de James Pearson et Caroline CiavaldiniVan aménagé de James Pearson et Caroline CiavaldiniVan aménagé de James Pearson et Caroline Ciavaldini

Les petites astuces de James…

Après près de dix ans à vivre en Van, Caroline et James connaissent bien les écueils dans lesquels ils n’auraient pas aimé tomber. Pour James, le plus important, c’est d’avoir un lit assez grand - soit d’1m87 pour lui qui en mesure 2 centimètres de moins. « Si tu ne peux pas dormir correctement, ça devient vite hyper chiant », lâche-t-il. En tant que grimpeurs, le couple profite également de l’espace vacant sous le matelas pour ranger les crash-pads.

En revanche, concernant la douche et les WC, c’est bien plus minimaliste : à l’intérieur du camion, ils n’en ont pas. D’après leur expérience, ce n’est pas très agréable. Pour la douche, après avoir ouvert les portes et accroché un rideau, c’est à arrière du camion que ça se passe. Quant aux toilettes, James m’explique que vu qu’ils sont tout le temps en nature, ce n’est pas très compliqué. Amusé et légèrement mal à l’aise, il avoue « si on est vraiment en ville et qu’il n’y a aucun toilette public… "il y a le petit pot d’Arthur, ahah! De temps en temps, ça fonctionne très bien même si ce n’est pas très glorieux ». Pas glorieux, mais plus écologique qu’un WC chimique !

Van aménagé de James Pearson et Caroline CiavaldiniVan aménagé de James Pearson et Caroline CiavaldiniVan aménagé de James Pearson et Caroline CiavaldiniVan aménagé de James Pearson et Caroline Ciavaldini

L’astuce suprême des Pearson, c’est leur rangement arrière. Un véritable coffre-fort, protégé par une serrure anti-effraction.Les deux portes arrières ouvrent uniquement cette caverne d’Ali-Baba, totalement indépendante, où ils stockent dans de grosses caisses tout leur matériel d’escalade (en fin de journée, ils n’ont pas forcément envie de ranger les dégaines, les baudriers et divers mousquetons) ; leurs vélos (tout en haut, pour perdre le moins de place) ; la remorque dans laquelle ils transportent Arthur en vélo ; leurs énormes sacs à dos mais aussi les habits boueux, mouillés ou sales afin de laisser la pièce à vivre plus ou moins propre.

Cependant, le fait que le coffre arrière et la pièce à vivre ne communiquent peut ne pas correspondre à tout le monde. Mais pour leur précieux matériel, c’est bien plus sécurisant. 

L’innovation de James, c’est le porte-vélo minimaliste. « D’habitude, on met nos vélos dans le camion parce qu’ils valent assez cher  - des vélos électriques Sunn, à 4000€ chacun » m’explique-t-il. Mais pour les ranger, ils ont besoin de démonter certaines roues, « un vrai puzzle », résume-t-il. En naviguant sur Instagram, James a déniché un système : un porte vélo vertical qui utilise un système de fixation pour fourgon – des rails qu’il colle sur la porte arrière. Mais puisqu’il n’est pas encore commercialisé, James l’a fabriqué lui-même, avec un petit crochet qui permet de suspendre le vélo avec le guidon. Point positif : quand le vélo n’est pas dessus, cela ne change rien à la dimension du camion. 

Van aménagé de James Pearson et Caroline CiavaldiniVan aménagé de James Pearson et Caroline CiavaldiniVan aménagé de James Pearson et Caroline CiavaldiniVan aménagé de James Pearson et Caroline Ciavaldini

La douche ? « Peut-être qu’on verra ça avec le 4e camion » 

Même s’ils m’avouent en toute humilité que leur camion est parfait, Caroline et James prévoient tout de même quelques futures améliorations. Déjà, changer le siège double (passager avant), qui pivote plus difficilement. « Ce n’est pas grand-chose, ça nous prend deux minutes au lieu de trente secondes, mais chaque jour, 1 min 30 en plus, c’est vite frustrant », avoue-t-il. Second projet d’amélioration, une galerie sur le toit avec un coffre pour laisser des choses pas très importantes dedans - encore une fois, à fabriquer soi-même. Seul problème : cela ferait augmenter la hauteur du camion, qui mesure déjà 2m50 de haut. Côté rangement encore, dans la pièce à vivre, une place est prévue pour mettre des coffres hauts mais pour l’instant, tout est tellement bien optimisé qu’ils n’en ont pas besoin. 

Une grande interrogation demeure : la douche. À l’arrière du camion, leur système fonctionne très bien en été. Mais en hiver, ce n’est pas la même chose ! James a bien trouvé une idée. Un système de douche intérieure à l’entrée, un endroit pas très fonctionnel en temps normal, où il pensait mettre un réservoir de douche dans le sol avec une petite trappe, ainsi qu’un rideau qui s’accrocherait au plafond et aux quatre coins du réservoir de douche. L’eau pourrait ainsi s’évacuer sous le camion. Mais des questions demeurent : le rideau arrivera-t-il à sécher correctement ? De l’eau ne va-t-elle pas s’infiltrer ? « Si tu fais très attention, ça peut fonctionner mais il y a quand-même un risque que ça pourrisse un peu tout. Ça serait vraiment la misère ! Peut-être qu’on verra ça avec le 4e camion » dit-il en souriant. 

Des petits détails qui font la différence

« Avec les deux précédents camions, on a pu voir ce qu’on n’aimait ou pas, ce qui a fonctionné plus ou moins bien » insiste James. « Rien n’était parfait dès le début, souligne-t-il, ça faisait vraiment camion bricolé, on n’y connaissait presque rien et les petits choses que l’on expérimentait n’étaient pas du tout bien faites ». Ce qui n’a pas fonctionné, ce sont les meubles amovibles : le lit « clic-clac » et la table pliante, notamment. « C’est bien mais pas si tu passes un mois dedans, tous les soirs, tu dois tout déranger pour organiser le camion » dit-il. Surtout avec un enfant, avoir des meubles fixes, c’est « un grand luxe » déclare-t-il.

Ce qui fait la différence, ce sont les petits détails : un bon système de chauffage par exemple. Après des années à mettre une veste supplémentaire s’il faisait froid, James et Caroline ont opté pour un réservoir GPL extérieur à 500€, occupant une place vide sous le camion, même si James concède que c’est « un peu la misère en termes d’homologation ».

« Tu trouves presque tout sur YouTube »

Même si, grâce à ses précédents camions et à la rénovation de leur maison, les connaissances de James en électricité l’ont bien dépanné, ce sont les idées géniales présentes sur Internet qui ont aidé le couple à aménager le van de leur rêve, et correspondre au mieux à leur mode de vie. « C’est impressionnant comment tu peux faire progresser ton niveau d’éducation sur un sujet avec YouTube. Tu peux être complètement débutant, et après un mois de recherche quotidienne, tu connais un peu tout » m’explique-t-il avec enthousiasme. « Il y a aussi des idées qui semblent ingénieuses en concept mais qui, en application, sont plus compliquées. Des choses qui sont très bien pour un week-end mais qui, en utilisation à long terme, ne sont pas forcément très malignes ». 

C’est notamment en suivant cette chaîne YouTube, créée par un constructeur professionnel, que James a découvert des petites techniques d’optimisation de place, mais aussi de ce qu’il appelle « les tricheries de l’industrie » - ces méthodes que les professionnels utilisent pour donner un aspect fini, vraiment pro au camion. « Ce n’est pas très compliqué, c’est juste un savoir-faire, connaître le matériau qui va fonctionner au mieux pour le camion ». Par exemple, James a posé de la moquette extensible sur le mur intérieur avec un fond de colle. « C’est très précis et très long à faire mais avec un rendu vraiment classe ! » admet-il. Autre chose, cette fois-ci très simple à faire : les angles pour les meubles assemblant deux panneaux de contreplaqué avec du profilé d’aluminium.

Quand on voyage longtemps, il est important d’avoir un espace qui nous correspond, dans lequel on se sent bien. Bref, pour avoir le van de vos rêves, optimisez selon vos envies et faites-vous plaisir ! 

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