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Tya Zebrowski surf
  • Aventure
  • Water Sports

Qui est Tya Zebrowski, 11 ans, surfeuse prodige française ?

  • 3 novembre 2022
  • 5 minutes

La rédaction La rédaction L'équipe de rédaction est un noyau dur de journalistes passionnés, tous basés depuis un bon spot de grimpe, de trail, de ski ou de surf.

C'est un poids plume : 38 kg, 1,45 m et samedi dernier elle a décroché le titre de vice-championne de France de surf Open à Biarritz, à quelques tout petits centièmes de Maud Le Car de près de 20 ans son ainée. Et dans la foulée, lundi, Tya Zebrowski enchainait avec le titre de championne de France de surf minimes. Pas vraiment un hasard en fait !

Du haut de ses onze ans Tya Zebrowski en impose déjà. Samedi dernier, on l’a vu dompter les énormes vagues qui ont frappé la côte pendant la finale du Surf Open de Biarritz. Compétition qu’elle a dominée tout du long, tenant tête à des concurrentes adultes bien plus aguerries qu’elle, jusqu’à la dernière minute, avant de céder 8 centièmes à Le Car en finale. Forcément déçue Tya, car la jeune Française adore le surf, et plus encore quand elle gagne les compets ! Deux jours plus tard, lundi 31 octobre, elle remontait sur le podium, mais tout en haut cette fois, sur l’épreuve minimes du Championnat de France de surf. L’aboutissement d’une saison 2022 éblouissante. 

En mai 2022, elle était sélectionnée par la Fédération Française de Surf pour participer aux Championnats du monde de Surf jeune (U16 U18) au Salvador. C’était la toute première fois qu’une si jeune surfeuse y prenait part. Une dérogation s’est imposée.  Elle a terminé 4e… après être restée clouée au lit pendant 48 heures suite à une gastro sévère. Un mental de fer que celui de cette jeune surfeuse à laquelle les experts reconnaissent une maturité exceptionnelle pour son âge en termes de tactique de compétition. Dans les coulisses de cette carrière déjà prometteuse, une famille qui y est sans doute pour beaucoup.

Papa champion de snowboard

Tya Zebrowski portrait
(@tyazebrowski)

Née à Bayonne sur la côte Basque, Tya est montée pour la première fois sur une planche de surf à l’âge de 2 ans et demi, depuis on ne l’arrête plus. Il est vrai qu’elle a de qui tenir, elle est la fille de deux anciens snowboarders professionnels. Garry et Caroline.

Gary Tamatoa Zebrowski est polynésien. Né à Raïatea, il a, lui aussi, commencé très tôt le surf, mais, au déménagement de ses parents, il s’est mis au snowboard à l'âge de onze ans à Serre Chevalier dans les Hautes-Alpes. Spécialisé dans l'épreuve de half-pipe, il devient pro en 1990 dans le team Rossignol. Il décroche une 6e place lors des Jeux olympiques d'hiver de Turin de 2006 et une 13e à ceux de Vancouver, quatre ans plus tard. Plus chanceux à la coupe du monde, il la remportera deux fois. Fort de ses origines, il est à l'origine du Taravana Freestyle, une rencontre entre snowboardeurs professionnels et amateurs, se déroulant aux Deux Alpes durant le mois de juillet avec neige, colliers à fleurs et palmiers. A 38 ans maintenant, le Polynésien a bouclé sa carrière de pro et laissé derrière lui la neige et les half pipes, il est revenu à ses premières amours, le surf qu’il enseigne à Hossegor dans les Landes entre deux trips dans son île natale. Parmi ses élèves les plus assidus : sa fille, Tya. Diplômé du Brevet professionnel de surf, il aime rappeler qu’il utilise son parcours olympique pour le faire partager aux enfants de son club de surf. "Car même si ce n’est pas la même discipline, les objectifs ne sont pas éloignés de ce que j’ai vécu", dit-il. Un soutien précieux pour Tya, soumise, très jeune, à la pression de la compétition.

Maman championne de snowboard et prof de yoga

Si papa assure côté préparation physique, Tya peut compter sur maman pour le mental et la zénitude. La Pyrénéenne Caroline Beliard est elle aussi une ancienne snowbordeuse professionnelle, et c’est pour récupérer de ses nombreuses blessures, qu’elle s’est mise en quête de pratiques holistiques corporelles pour soulager ses douleurs. Elle découvre le yoga dans les années 2000, s’y intéresse de plus près au point de se former pendant 4 ans en hatha yoga traditionnel puis en kundalini. Pratiques qu’elle enseigne aujourd’hui au Mana Yoga Center, à Hossegor. Caroline organise également des retraites surf & Yoga dans les Landes, à Tahiti et au Costa Rica.

Avant chaque compétition, un mantra répété avec sa mère

« Tu es prêtes à perdre ou tu veux gagner ?  Répète avec moi, je veux le faire et je vais m’amuser », entre la mère et la fille, c’est un échange immuable avant de se jeter dans la compétition. Leur rituel à elles.  Et ça marche, visiblement, doit convenir Caroline Beliard, encore étonnée de voir la progression fulgurante de sa fille.

Tya Zebrowski surf
(@tyazebrowski)

A 9 ans, Rip Curl la repère

Depuis deux ans déjà la marque australienne a mis Tya sous contrat.  Le CV de ses parents a sans doute rassuré le sponsor, mais c’est surtout ses résultats rapides dans le circuit de la compétition - elle n’a que cinq ans lors de sa première - qui l’a convaincu : « J'ai rarement vu une petite fille aussi à l'aise et heureuse dans l'eau avec un sens marin et une lecture de vague très développés pour son âge. Elle participe aux compétitions régionales destinées aux moins de douze ans et a remporté plusieurs étapes du « Crevettes Tour », expliquait Yann Martin, Team manager Rip Curl Europe en septembre 2020. Deux ans plus tard, il semble avoir misé sur le bon poulain.

Aussi à l’aise pour surfer sur le net que sur les vagues de Hawaï

11 ans seulement, déjà quelques beaux podiums et un sourire craquant, Tya est une aubaine pour son sponsor Rip Curl, qui surfe lui aussi sur les tendances du net et s’est empressé de lancer un vlog dédié à sa vie, « Ocean calling » . « Cet hiver, Tya nous invite à travers son nouveau Vlog à partager ses expériences de voyages, ses sessions de surf et sa vie magique de très jeune surfeuse (10 ans, à l’époque du 1er épisode, ndlr) superdouée. » explique Rip Curl. « Pour Tya l'objectif de ces Vlogs (5 par an sont prévus pour commencer) est de partager son quotidien et sa vie atypique, les moments de bonheur comme les moments parfois difficiles, et de montrer le choix de vie « healthy » choisit par sa famille. Considéré comme un projet scolaire, Tya participe au maximum à l’élaboration des vidéos. Elle choisit les histoires, le contenu qu’elle a envie de partager, le déroulement du tournage et participe ainsi à toutes les phases du projet. » Quant aux réseaux sociaux, c’est maman qui s’en charge. Plus prudent. « Je reçois beaucoup de messages de petites filles de mon âge pour me dire que je les inspire et que je leur donne envie de faire du surf », raconte, ravie, Tya.

Tya Zebrowski surf
(@tyazebrowski)

Un entraînement sur mesure

Etudiant à distance, Tya se consacre à l’entraînement avec son père, généralement le matin. Mais pour se préparer à surfer les plus grosses vagues, depuis deux ans elle travaille également l’apnée. « A Hawaï j’ai eu la chance de m’entraîner physiquement avec RK training ( Rafael Kroeff, big wave surfeur, ndlr), il m’a fait beaucoup progresser et m’a donné des clés pour apprendre à rester calme dans les moments critiques. », raconte-t-elle.

Ses rêves de petite fille

Maîtriser l’air reverse (manœuvre aérienne avec rotation complète dans les airs), et puis « aller surfer aux Îles Mentawai, car tous les plus grands y vont pour s’entraîner ! », dit Tya qui compte pourtant déjà un beau tour du monde des meilleurs spots, du Sri Lanka, à l’Inde, en passant par Bali, le Brésil, le Costa Rica, le Mexique, la Californie, Hawaii, l’Australie et Tahiti. Sans parler bien sûr de son rêve de devenir championne du monde de surf ! Un objectif qu’elle ne cache pas. « J'espère devenir autant de fois championne du monde que Carissa Moore et Stephanie Gilmore », explique-t-elle volontiers. Un mental de fer on vous disait !

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