Depuis le 27 juillet, une pluie d’étoiles filantes sublime nos nuits. Le phénomène durera jusqu'à mercredi, l’occasion de profiter aussi de la comète Neowise, visible à l’oeil nu. Clément Plantureux, chargé de mission à l’Association nationale d’astronomie (AFA), livre ses conseils d’expert pour profiter au mieux de ce spectacle.
Cette fin juillet gâte particulièrement les amateurs d’astronomie. La comète Neowise attire déjà les yeux curieux depuis le début du mois, et restera dans notre ligne de mire encore quelques jours. Équipé d’une lunette astronomique ou non, c’est le moment de lever les yeux au ciel : une pluie d’étoiles filantes s’invite dans le paysage nocturne depuis hier, et ce, jusqu'à aujourd'hui, mercredi 29 juillet.
Et pour observer une pluie d’étoiles filantes, rien de plus simple. Aucun matériel n’est requis pour en profiter. « Pour les étoiles filantes, les lunettes ou les jumelles ne servent strictement à rien », explique Clément Plantureux, chargé de mission à l’Association nationale d’astronomie (AFA). « Ces instruments sont plus intéressants pour observer une planète, une nébuleuse ou une galaxie. Mais les étoiles filantes sont des phénomènes beaucoup trop proches pour les utiliser », ajoute-t-il.
« Les étoiles filantes sont de toutes petites poussières qui traînent sur notre orbite dans l’espace, et quand la Terre les croise, elles entrent dans l’atmosphère, et se consument en moins de 2 secondes à environ 100 kilomètres d’altitude au-dessus de nos têtes », développe l’expert.
En revanche, les appareils photos peuvent très bien capturer le phénomène. Pour cela, il faut privilégier un temps de pose de 20 à 30 secondes, sans zoomer dans le ciel, en espérant qu’une poussière se consume dans le cadre au bon moment.
Comment améliorer son observation ?
Première étape : consulter la météo pour chercher la zone la plus dégagée. « Pour ça, pas besoin de se référer à des cartes spécifiques, Météo France fait très bien l’affaire », recommande Clément Plantureux. À noter qu’un temps sec sera préférable à un air humide - une observation en montagne sera donc plus optimale qu’en bord de mer.
Deuxième étape : fuir la lumière à tout prix. « La condition la plus importante pour observer une pluie d’étoiles filantes est d’être le plus loin possible des lumières de la ville. Il faut essayer d’aller en rase campagne, ou en montagne, là où le ciel est vraiment noir, où on ne sera pas dérangé par un lampadaire ou par le halo lumineux dégagé par une agglomération », conseille le membre de l'AFA.
Pour les habitants de grandes agglomérations, la tâche sera un peu plus compliquée - mais pas impossible. « En plein Paris, par exemple, on ne peut pas vraiment voir les étoiles filantes. Quand j’étais jeune, habitant dans la capitale, j’allais en Seine-et-Marne pour les regarder. De manière générale, quand on se trouve dans une grande ville, il vaut mieux conduire pendant une trentaine de minutes, à quelques petites dizaines de kilomètres vers la campagne », affirme-t-il.
L’AFA propose une soirée d’observation gratuite entre passionnés mercredi 29 juillet dans le Haut-Doubs, de 21h30 à 23h, à l’observatoire de La Perdrix à Hauterive-la-Fresse (accès libre).
Pour assister à d’autres événements astronomiques tout au long de l’année près de chez vous, retrouvez la carte interactive et très complète de l'AFA ici.

Article publié le 28 juillet 2020, mis à jour le 29 juillet 2020
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