La marque allemande, spécialiste des lampes frontales et lampes torches LED a décidé cette année d’agrandir sa gamme trail-running en proposant un tout nouveau modèle, la Neo 9R. Présentée comme le "choix optimal pour un ultra trail", ce nouveau modèle a été pensé en collaboration avec le triple vainqueur de l’UTMB, Xavier Thevenard. Rien que ça ! Après test, notre avis est mitigé.
Pourquoi investir dans une (bonne) lampe frontale ?
Encore une serions-nous tenté de dire, tant l’offre de lampes frontales est vaste aujourd’hui. À l’heure où la surconsommation nous envahit, il convient de s’interroger sur l’utilité ou non de certains de nos achats. Pour nous, peu importe la saison, une bonne frontale fait partie de nos indispensables car elle nous permet de rester en sécurité sur les sentiers sans craindre de se faire une cheville au premier virage. Comme ce n’est pas toujours facile de choisir la lampe frontale qui fit parfaitement avec vos besoins, voici 5 éléments primordiaux à retenir avant de faire votre choix :
La puissance et la portée d’éclairage : très importante si vous vous lancez sur des terrains techniques, cette dernière s'exprime en lumens et plus elle est élevée, plus la distance d’éclairage est étendue et son faisceau large.
L’autonomie de la batterie : élément primordial, dans lequel plusieurs paramètres entrent en jeu comme les modes d'éclairage utilisés ou encore les distances que vous comptez parcourir avec.
Le poids : si vous souhaitez être parfaitement à l’aise et que votre lampe tienne sur votre tête, privilégiez des lampes dont le poids ne dépasse pas les 200 grammes.
L’étanchéité : L’indice de protection IPX allant de 4 à 8, nous vous conseillons d’ores et déjà d’opter pour une lampe supérieure ou égal à 5. Pour mieux comprendre la signification des indices de protection, rendez-vous ici.



Minimaliste, mais une batterie "mastoc"
Malgré la volonté de la marque de proposer un modèle capable de vous accompagner sur du long, voire du très long, de prime abord, la présence de la batterie Li-ion sur l’arrière du crâne apporte un côté plutôt « mastoc » à cette frontale. Et pourtant, sur la balance, la lampe tombe seulement à 199 grammes (batterie comprise) et n’a donc rien à envier à ses principaux concurrents. Cet aspect massif est d’ailleurs assez étonnant tant la lampe et la sangle de tête paraissent quant à elles minimalistes et légères.
Pour ce qui est du contenu de la boîte, le produit est livré avec un câble de recharge magnétique USB C, un pad en silicone dont l’utilité nous interroge et un strap élastique supplémentaire permettant d’accrocher la frontale au niveau de la poitrine.

120h d'autonomie (en mode light), jusqu'à 1200 lumens (en mode boost)
Pour ce qui est de la prise en main, pas de grosses difficultés, mais nous avons quand même apprécié la présence d'un fascicule qui explique avec l'aide de quelques schémas toutes les possibilités offertes par les différents bandeaux élastiques. On comprend donc à la lecture de ce dernier qu’il existe trois manières de porter cette frontale :
- La première, directement sur la tête mais avec en plus, la présence d'un bandeau de tête spécifique qui longe le dessus du crâne.
- La seconde, plus classique, sur la tête toujours mais sans le bandeau central.
- Enfin, la troisième, au niveau du thorax pour offrir plus de choix grâce à la ceinture de poitrine incluse.
Au niveau du ressenti, les premières sensations sont mitigées, le niveau de confort est certes bon, cependant, il faut absolument veiller à bien serrer les bandeaux sous peine de voir la batterie ballotter sur l'arrière de votre tête et ne pas entortiller ces mêmes bandeaux sous peine d'avoir des potentiels échauffements au niveau des oreilles. Une fois ces détails réglés, vous obtiendrez un niveau de confort amélioré. Enfin, côté éclairage, Ledlenser a vu grand en proposant quatre modes différents : un niveau faible avec une puissance de 20 lumens, un niveau moyen avec 200 lumens, un niveau de pleine puissance à 600 lumens et, enfin, un niveau "boost" à 1200 lumens.

Une luminosité impressionnante mais une répartition du poids décevante
Testée ce printemps, sur une trentaine d’heures, dans les Pyrénées, les massifs autour du lac d’Annecy et l’arrière-pays montpelliérain, la Neo 9R s’est révélée impressionnante de par son autonomie et ses différents modes d’éclairage. La batterie rechargeable permet d'obtenir une autonomie intéressante allant de 5h (à pleine puissance) à 120h (en intensité faible). Cependant, à l’utilisation, on se rend bien compte que les 20 lumens proposés par le niveau 1 ne nous permettent pas d’être complètement à l’aise dans la nuit noire. Nous avons donc dû compter sur le niveau 2 qui, avec ses 200 lumens, nous a permis de voir très confortablement à une distance de 60 mètres pendant un peu moins de 8h. À noter qu'il faut compter un peu moins d'une demie seconde pour passer d'un mode à un autre. Élément important, cette frontale compte aussi un mode boost qui s'active en appuyant deux fois sur le bouton d'allumage. Un mode qui s’avère être assez impressionnante à l'utilisation mais que nous n'avons utilisé qu’en cas extrême, car ce dernier reste très énergivore et chauffe assez rapidement. Le niveau 3 qui précède le mode boost est lui aussi impressionnant tant par sa puissance de 600 lumens capable d'éclairer à 120 mètres que par son autonomie, 5h. Au final, on ne ressent qu'une légère différence avec le mode boost.
Toujours côté visibilité, nous avons également apprécié le feu arrière rouge clignotant et le bandeau réfléchissant qui permettent de rester visibles même de loin. De plus, l'indicateur de niveau de batterie, visible uniquement à l'allumage, permet de gérer facilement son autonomie.
C’est plutôt du côté de la répartition du poids que nous avons été déçu. En effet, malgré un serrage maximum du bandeau élastique, la batterie a continué de bouger très légèrement sur l’arrière du crâne ce qui diminue clairement le niveau de confort. Même si le bandeau de tête aura tendance à corriger ce problème, ce point reste pour le coup assez décevant, surtout pour une frontale que l’on risque de garder quelques heures sur la tête.
Enfin, certifiée IP54, cette lampe saura supporter la poussière, les environnements humides et surtout les projections d’eau. Nous l’avons testé dans des conditions très différentes et rien à dire de ce côté-là.

Peu mieux faire ?
Au final, cette Neo 9R aura su cocher certaines des cases les plus importantes pour une bonne lampe frontale à savoir un poids très correct (199g), une autonomie qui dure et une puissance impressionnante. Une utilité toute relative sachant que n'avons pas utilisé le mode boost très fréquemment et n'avons pas vu une grosse différence avec le mode 3 (600 lumens). De plus, d'autres frontales offrent une meilleure autonomie à puissance équivalente en mode 2 (200 lumens), le plus utilisé. Enfin, elle compte aussi certains points à améliorer tels que le maintien et la répartition du poids.
Ledlenser s’engage à garantir le produit pendant sept ans. Un bon point quant à la durée de vie de la frontale. Il suffit d’enregistrer les références de votre lampe directement sur le site Ledlesner.com. Côté environnemental, malheureusement très peu d’évolutions sont proposées par Ledlenser à l’heure où certaines marques comme Silva commencent déjà à réfléchir à d’autres moyens de fabrication.
Pour terminer, cette frontale est annoncée à 109,00€, un rapport qualité-prix correct par rapport à la concurrence compte tenu de son autonomie, sa puissance et de son côté rechargeable.
Avant d’acheter, pensez à la seconde main. Jetez un œil chez les revendeurs de seconde main, vous trouverez certainement la lampe qui vous convient.
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