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Natural Games Hihline
  • Société
  • Culture

Comment les Natural Games sont devenus LE festival outdoor/musique de l’Hexagone

  • 5 juillet 2023
  • 6 minutes

Coralie Havas Coralie Havas Passionnée d'escalade, de montagne et de culture outdoor au sens large, Coralie est journaliste pour Outside. Elle est basée à Uzès quand elle n'est pas sur la route à bord de son van.

C’était la rencontre outdoor à ne pas manquer pour bien commencer l’été ! 14 éditions maintenant que les plus grands riders mondiaux se posent le temps d’un long week-end de quatre jours au cœur de l’Aveyron, en Occitanie, pour les Natural Games, un événement outdoor unique en France combinant compétitions internationales, concerts, shows extrêmes et ateliers d’initiations sur plus d’une dizaine de sports très engagés. Le tout dans un site naturel exceptionnel, à Millau, « la capitale de l’outdoor français », selon Michaël Pradayrol, aka « Mitch », le fondateur de ce festival atypique, interviewé ce week-end lors de l’événement. L’occasion de revenir sur l'histoire de cet événement à nul autre pareil.

Samedi 1er juillet, 19h. Voilà trois jours que la météo joue avec les nerfs des organisateurs des Natural Games, les contraignant à faire évoluer le programme des épreuves quasiment d'heure en heure. Difficile parfois pour le public de s’y retrouver. Mais peu importe pour ces passionnés d’outdoor qui passent aisément des compétitions de kayak freestyle aux démonstrations de jumpline. De tous côtés, des sifflets appréciateurs, des applaudissements. Dans l’assemblée, on jauge le style des riders, rivalisant de technique et d’audace, peu importe la discipline.

Savant mélange de sport et de musique, la principale soirée donne le ton. Au programme : les finales des contests pro d’escalade, de MTB dirt et de jumpline au casting d’exception, entrecoupées des concerts de Petit Biscuit, L’entourloop et Skip the Use pour ne citer qu’eux. Une soirée intense qui s’achèvera à plus de trois heures du matin. Longue journée pour les organisateurs (et les athlètes) la plupart sur le front dès neuf heures le matin.

Difficile pourtant, pour les non-initiés, de croire qu’à moins de deux heures de Montpellier, en Aveyron, se trouve un tel terrain de jeux inépuisable aussi bien pour la randonnée, le parapente, l’escalade, la spéléo, la via-ferrata, le VTT, le trail, le canoë kayak, le canyoning... Le tout cœur d'une des régions les plus sauvages et les plus belles de France, du plateau de l’Aubrac, verdoyant ou enneigé, aux terres pastorales du Larzac en passant par les canyons les plus vertigineux.

Un éclectisme qu’ont mis en valeur les organisateurs des Natural Games, un événement unique en France rassemblant les plus grands riders mondiaux, dont Enak Gavaggio, aka Rancho, 7 fois médaillé aux XGames, et Marion Haerty, quadruple championne du monde de snowboard, tous deux parrains du festival cette année. Mais outre le sport, on retrouve sur ce festival de la musique, de l’art, de la culture et de l’écologie. Et comme annoncé, l’édition 2023, qui s’est déroulée du jeudi 29 juin au dimanche 2 juillet, a été très intense. Entre l’escalade, le VTT slopestyle, la jumpline, le kayak ou encore le stand up paddle.

Natural Games WingsuitNatural Games EscaladeNatural Games Jump LineNatural Games DirtNatural Games concert

Impossible donc ne pas vibrer au rythme de cet événement associant compétitions officielles, shows extrêmes, ateliers d’initiation gratuits, workshops et concerts. Car une fois le soir venu, la tension ne retombe pas. C’est sur scène que ça vibrait au cours de trois soirées, dont deux gratuites, proposant un line up hyper varié et léché pour une avalanche de beats en mode quartier d’été. De quoi satisfaire un grand nombre de passionnés d’outdoor. Difficile en effet de faire plus complet.

À l’initiative de ce rendez-vous outdoor atypique, Michaël Pradayrol, aka « Mitch », un ancien de chez Petzl. Le Millavois d’adoption a bien vite perçu, au début des années 2000, l’engouement nouveau pour les sports outdoor et le formidable potentiel de l’Aveyron dans ce domaine. Ce n’est donc pas un hasard s’il a déposé dès 1998 le concept des Natural Games, devenu aujourd’hui une formidable vitrine pour la région, ses sites naturels et la ville de Millau. Mais il faudra attendre 2008 pour que la première édition de cet événement, inspiré des XGames, ne voit le jour. Pour patienter, il a organisé le Petzl Roc Trip, rendez-vous annuel des meilleurs grimpeurs, qui fait aujourd’hui le tour du monde. On l’aura compris, Mitch a la fibre de l’événementiel. C’est d’ailleurs ce qu’il nous explique dans une interview réalisée ce week-end, lors des Natural Games.

Natural Games KayakNatural Games HighlineNatural Games BASE jumpNatural Games parapente

Interview : Mitch Pradayrol, l’homme derrière les Natural Games

Mitch a fait de sa passion son métier. Grimpeur athlétique, cet entrepreneur cinquantenaire dégage une présence sans pareille. Un charisme qui lui permet de driver 800 bénévoles sur les Natural Games depuis près de 15 ans. Rencontre avec l’un des boss les plus influents de l’outdoor.

Les grimpeurs te connaissent pour être à l’origine du Petzl Roc Trip, un événement incontournable dans le monde de l’escalade. Comment en es-tu venu à fonder les Natural Games ?

Au départ, je me destinais au cinéma, notamment en raison de mes études en histoire de l’art. Mais j’ai quand-même passé un diplôme sportif de multi-activités en pleine nature et ensuite un DE escalade. De là, tout s’est enchaîné. J’ai monté la salle d’escalade de Millau, eu l’idée du Petzl Roc Trip [un rassemblement organisé chaque année visant à fédérer la communauté des grimpeurs, ndlr] que j’ai proposée à la marque. La première édition a été organisé en 2002 sur la falaise du Boffi, près de Millau. Etant originaire de Rodez, à une heure d’ici, le lieu s’est naturellement imposé. Ça s’est super bien passé, même si c’était un peu du bricolage. Ensuite, dès 2003, l’événement a connu un très fort engouement. De très forts grimpeurs sont venus, ça a fait un carton, en particulier le film été produit par la suite. J’ai ensuite lancé les Natural Games en 2008.

J’avais déjà imaginé le concept dès 1998, en remarquant que les XGames se développaient bien aux États-Unis. Je me suis dit qu'il avait quand-même beaucoup de disciplines de pleine nature que l’on pouvait mettre en commun sur un événement. J’ai eu l’idée d’associer tout ça à la musique. […] Je voulais créer une vitrine pour ces sports de niche. À Millau, il y avait déjà plein de petits événements qui restaient chacun dans leur coin, qui avaient vraiment du mal à exister. J’ai alors proposé à tous les copains, à toutes les énergies, de se rassembler.

Entre le Petzl Roc Trip et les Natural Games, on peut dire que tu as la fibre de l’événementiel. Qu’est-ce qui te plaît dans tout ça ?

De pouvoir toucher à beaucoup de choses. Dans l’évènementiel, on fait à la fois du management, de la communication, et j’en passe. On participe également à l’évolution des disciplines sportives, à leur médiatisation. Bref, on ne s’ennuie jamais. J’aime ça. Et puis, il y a toujours une petite part de prise de risques assez grisante, avec des aléas de dernière minute à devoir gérer, comme la météo.

Il y a deux ans, lors de leur 12e édition, les Natural Games ont pris un tournant plus écolo. C’est quelque chose que vous poursuivez aujourd’hui ?

Depuis le début de l’événement, on est assez écoresponsables, notamment dans la gestion des déchets, de l’énergie. D’ailleurs, on signe régulièrement des chartes au sujet de l’environnement. Comme « Dractic On Plastic ». Mais on n’a pas l’intention de s’arrêter-là. Cela fait trois ans que l’on fait un bilan carbone à l’issue de chaque événement, ce qui nous pousse à nous améliorer sans cesse. On a réussi à limiter notre impact. Mais le transport des participants reste encore le gros point noir. On a du mal à inciter au covoiturage, aux transports en commun. Il reste encore plein de choses à imaginer, je l’espère.

À l’issue de cette 14e édition, comment vois-tu évoluer les Natural Games ?

Déjà, les soirées vont passer 100% en payant [contre une soirée payante sur trois jusqu’à présent, ndlr]. Le problème, c’est qu’avec l’augmentation de 30% due à l’inflation, si l’on ne fait pas ça, on arrête. En revanche, il y aura davantage de têtes d’affiches. On compte upgrader le festival, aussi bien les concerts que les finales sportives. Mais on souhaite évidemment garder toute la partie village, exposants, initiations, workshops en gratuit. À partir de 2024, on va également amplifier la Green Zone [un espace mettant en avant des initiatives autour de l’environnement, ndlr]. L’idée, c’est d’enraciner les conférences, de proposer des bonnes projections. D’autres initiatives aussi.

Sinon, j’ai déjà fait une édition hivernale [des Natural Games, ndlr] à Avoriaz en 2018. Mais le Covid était venu casser tout ça. Ca a été une période compliquée mais ça nous a permis de nous poser sur des sujets sur lesquels on n’avait pas pris le temps de réfléchir parce que l’on avait la tête dans le guidon. Alors la suite, c’est de refaire une version hivernale. Et aussi de proposer une version à l’étranger, au Costa Rica notamment. Une ambassadrice lance actuellement des discussions avec les locaux. On pense également à exporter le concept au Japon. Mais en ce qui concerne la France, hormis pour la partie winter, j’ai envie de rester ici. Parce que Millau, c’est la capitale de l’outdoor français.

L’idée aussi est de professionnaliser un peu plus l’équipe à l’année, d’avoir les reins solides. Et surtout de sans cesse gagner en efficacité afin de moins se fatiguer. On réfléchit également à l’intégration d’autres disciplines sportives. Qui n’ont rien à voir avec l’outdoor, comme le hip-hop, les battles de danse par exemple dans le but d’amener un peu de punch artistique sur les soirées.

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